DOSSIER DE PRESSE

 

Comme tombées du ciel, les couleurs in situ et en mouvement à la Gare de Liège-Guillemins

« Comme tombées du ciel, les couleurs in situ et en mouvement »

Une exposition de Daniel Buren, produite par le groupe Uhoda, sous la coordination artistique de Joël Benzakin

15 octobre 2022 – 15 octobre 2023

 

Du 15 octobre 2022 au 15 octobre 2023, à l’initiative du groupe Uhoda, qui a réalisé
ce projet, la gare de Liège-Guillemins est le support d’un grand chantier artistique :
une œuvre monumentale et temporaire de Daniel Buren, l’un des artistes français les
plus reconnus sur la scène internationale.

Conçue en rapport avec l’architecture de Santiago Calatrava, l’œuvre, intitulée
« Comme tombées du ciel, les couleurs in situ et en mouvement », se déploie sur
l’ensemble des verrières de la gare, à travers un jeu de couleurs. Ce projet artistique
monumental sera sans cesse mouvant selon la lumière du jour, les heures et les
saisons.

Avec ce geste, l’artiste métamorphose la gare et invite le public à renouveler son
regard sur cette architecture, sur les possibilités poétiques du quotidien, à la
découverte d’expériences inattendues.

 

Je suis un partisan du décloisonnement de l’art contemporain. Une de mes motivations
premières avec ce projet était de rendre visible au plus grand nombre une œuvre d’un
artiste internationalement reconnu au travers d’un lieu populaire et de mettre en avant
notre ville sur la scène culturelle internationale.
Stéphan Uhoda

LE BUDGET
Une œuvre à 80% financée par le privé

Le budget de réalisation de l’œuvre hors avant-projet avoisinera les 600.000 € ; le
risque financier est entièrement supporté par le groupe Uhoda. Ce dernier noue des
partenariats avec des acteurs privés afin de couvrir l’ensemble du budget de
l’opération.

Le budget alloué par le secteur public via la Fédération Wallonie-Bruxelles, la Ville de
Liège et la Province de de Liège, couvre une faible part du montant total, à savoir
moins de 20%. Le secteur public a soutenu l’étude préparatoire visant à concevoir
l’avant-projet de l’œuvre et à vérifier la faisabilité technique et juridique.

Les premiers partenaires privés majeurs du projet sont le groupe Ardent, la société
Matexi, la société Vranken-Pommery Monopole, le groupe Eiffage, la Loterie
Nationale et Sud Info. Le cabinet d’avocats Mosal, O.C.O Technical, la société Point
Chaud, Altura Access, Liège Airport et Van der Valk Hôtels & Restaurants ont
également rejoint le projet.

 

LES OPERATEURS
Implication de sociétés locales et soutien social

Pour la réalisation de l’œuvre

Des sociétés belges ont été en charge de la réalisation du projet. Le choix de faire
appel à un maximum d’entreprises locales était une priorité de Stéphan Uhoda,
porteur du projet. La société Visual Impact s’est occupée de la découpe des vinyles
de couleur et les sociétés O.C.O Technical et Altura Access ont été en charge du
nettoyage des verrières et de la pose des films colorés.

Pour l’accompagnement

En accord avec les valeurs d’inclusion sociale défendues par le groupe Uhoda, une
collaboration avec le CPAS de Liège a été pensée et mise en œuvre. Pour toute la
durée de l’œuvre, une permanence sera assurée par des personnes sous article 60.
Un plan des « best views » a été réalisé et sera mis à disposition gratuitement. Ce
dernier permettra aux visiteurs d’avoir la meilleure lecture possible du projet.

 

L’INTENTION

 

Face à la qualité architecturale de la réalisation de Santiago Calatrava, il fallait une
proposition artistique d’un niveau équivalent. C’est ainsi qu’est née l’idée d’associer
au travail de Santiago Calatrava celui de Daniel Buren. Deux grandes figures
internationales de la création contemporaine.

 

Ils se sont immédiatement entendus sur l’intérêt qu’un dialogue entre art et
architecture pouvait offrir au public, d’autant plus dans un lieu éminemment
populaire comme une gare. Sans connaître les intentions de Daniel Buren, Santiago
Calatrava lui a donné carte blanche.

 

« Une chose essentielle, c’est de garder en tête qu’il y a plus d’une centaine de milliers
de gens qui traversent cette gare chaque semaine et qui ne sont pas là pour aller voir ni
une œuvre d’art, ni quelque chose de particulier. On ne peut pas en faire l’économie, il
faut leur laisser découvrir quelque chose d’inattendu. »
Daniel Buren

 

Ce qui dans l’architecture de Santiago Calatrava permettait, au travers de ses
imposantes surfaces vitrées, l’omniprésence d’une extériorité, d’une légèreté et d’une
transparence affirmées, devient le support privilégié de l’intervention de Daniel Buren.

 

En venant dessiner, à l’aide de filtres colorés transparents, des grands rectangles sur
la moitié de ces espaces vitrés, l’intervention de Daniel Buren révèle à la fois les volumes de cette architecture, lui donne une présence visuelle plus sensible et vient
décorer l’édifice de blocs colorés dont les projections chromatiques vont aussi se
répandre dans tous les espaces de la gare au gré des mouvements de la lumière
naturelle.

 

C’est ainsi que le public pourra observer et s’imprégner des variations colorées d’une
œuvre qui vient offrir un autre regard sur un bâtiment, à bien des égards, déjà
remarquable.

 

« C’est avec le soleil et le ciel que ces rectangles entièrement colorés prendront vie lors
de leurs projections sur les quais, les gens, les trains, les objets, les escaliers… En
projection, enfin seule, la couleur va se balader, libre. »
Daniel Buren

 

LA PROPOSITION ARTISTIQUE

 

« Comme tombées du ciel, les couleurs in situ et en mouvement » s’appuie sur la
voûte principale et les deux casquettes latérales de la gare. Daniel Buren est parti
d’une analyse très précise de l’existant, en insistant seulement sur les données du
lieu à partir d’un jeu très minimal, et en propose une transformation.

 

Il aime voir son travail comme un « emprunt du paysage », tiré de l’expression
japonaise « Shakkei ». Pour un laps de temps défini, le travail de l’artiste et celui de
l’architecte forment un tout. Empruntant ce sur quoi et avec quoi l’œuvre existe.

 

L’œuvre recouvre en partie le toit de la gare de filtres auto-adhésifs colorés et
transparents. Au total, sept couleurs ont été sélectionnées pour recouvrir 10.000 m2
de la toiture de l’édifice.

 

Cinq couleurs (rose, vert, bleu, blanc et orange) ont été disposées en damier sur la
verrière et deux autres (jaune et rouge) sur les deux casquettes latérales, leur forme
faisant échos aux célèbres lambris de l’artiste – récurrents dans son travail depuis
les années 1960.

 

À l’exception du rouge et jaune des casquettes, que l’artiste a voulu référer en clin
d’œil au drapeau de la Province de Liège, le choix et l’articulation des couleurs ne
découlent pas d’une demande spécifique ou d’une préférence esthétique de l’artiste.
Elle est tributaire de la palette de couleurs disponible pour le matériel utilisé et d’un
principe récurent dans son travail à savoir, positionner les couleurs de gauche à
droite selon l’ordre alphabétique de celles-ci dans la langue du pays où son travail a
lieu.

 

« Du début à la fin d’une grande succession de blocs colorés, des lignes parallèles sont
laissées vides pour laisser apparaître la couleur du ciel et ajouter aux couleurs de ce
travail toutes les couleurs naturelles. »
Daniel Buren

 

La disposition des couleurs en damier permet aux visiteurs de contempler de
manière concomitante l’évolution du ciel et celle des projections de couleurs. Leurs
permettant de découvrir et comprendre le rapport entre la lumière et la projection
colorée. Une immersion totale dans la couleur (sans laisser de carreau vide), perdrait
selon l’artiste, le sens de son travail.

 

L’horizontalité de la structure rend la projection colorée d’autant plus visible. Au
contraire des vitraux dans les églises qui, du fait de leur verticalité, n’engendrent que
des projections minimes sur le sol.

 

En résulte un jeu de contrastes forts à la fois mobile grâce aux projections et reflets
toujours changeants, et stable par l’effet des auto-adhésifs sur le toit.

 

« Les jours de soleil, on verra des taches de couleur sur le sol, très loin de soi et très
proche de soi, selon où on se trouve dans la gare. Et ça devrait faire lever la tête de
ceux qui s’aperçoivent qu’il y a de la couleur sous leurs pieds. À ce moment-là, ils
verront ce qui a été fait. En deux temps. »
Daniel Buren

 

Volontairement étalée sur une année, l’œuvre sera sans cesse mouvante, rythmée
par les quatre saisons. Transformant ainsi de manière radicale le bâtiment et
permettant un renouvèlement du regard sur l’architecture tout en impulsant une
nouvelle approche.

 

LES DEFIS TECHNIQUES

 

Après une étude menée sur la possibilité technique de cette œuvre, la pose a été
entamée le 1er août et a duré plus de deux mois.

 

Un des grands défis techniques du projet était l’accessibilité à la toiture de la gare.
En effet, seules des équipes spécialisées de cordistes pouvaient y accéder afin de
poser les films de vinyle de 7 couleurs sur la structure (5 couleurs pour la verrière et
2 pour les casquettes). Chaque vitre accueille un film qui adhère à la surface du
verre.

 

L’ampleur de la surface est aussi un élément déterminant, à savoir plus de 10.000m2
de transparents de couleur, répartis sur les verrières et les deux « casquettes »
latérales, chacune très verticale.

 

LE LIEU

 

La gare internationale Liège-Guillemins, véritable cathédrale de lumière, conçue par
l’architecte espagnol Santiago Calatrava a été inaugurée en septembre 2009.

 

La création de la gare est la pierre angulaire de la renaissance liégeoise en termes de
mobilité.

 

Avec sa toiture voûtée alliant verre et métal, cette gare est considérée comme une
prouesse architecturale.

 

C’est aussi l’une des gares les plus fréquentées de Wallonie. Thalys, ICE et les trains
InterCity permettent de rejoindre très facilement l’Allemagne, la France, les Pays-Bas
et le Luxembourg.

 

« J’ai directement été subjugué. De loin, par cette enveloppe énorme qui donne presque
l’impression d’envelopper tout le centre de la Ville. Et ensuite, de près, en m’approchant
de plus en plus, par la beauté de l’édifice. De toutes les gares que je connaisse, c’est
une de celles qui – faite récemment – reprend la tradition du début du chemin de fer à
savoir des gares somptueuses, comme la gare d’Anvers ou les grandes gares
parisiennes. Le lieu est tout à fait étonnant et unique. »
Daniel Buren

 

INAUGURATION FESTIVE LE 15 OCTOBRE

 

Le samedi 15 octobre, de 10h à 17h, toute personne qui le souhaite est
chaleureusement invitée à prendre part à l’inauguration de l’œuvre temporaire de
Daniel Buren à la gare Liège-Guillemins, « Comme tombées du ciel, les couleurs in
situ et en mouvement ».

 

Au programme de la journée :
– Animations gratuites
– Visites guidées
– Spectacles d’art de rue
– Concerts live et micro ouvert
– Animations et grimages pour les enfants
– Food trucks et bars (payants)
À 16h30 aura lieu un acte inaugural en présence de l’artiste qui sera retransmis sur
écran géant.

 

Pour les visites guidées, les préinscriptions sont ouvertes via :
https://www.artfact.ulg.ac.be/visite-guidee-gare-guillemins-liege-buren.php
Le départ des visites se fera depuis le pied des escaliers sur l’esplanade de la gare
Liège-Guillemins. Le centre info se trouvera à l’entrée du grand café de la gare.

 

LE PAVILLON DES COULEURS – LES ACTIVITÉS LIÉES

 

Tout au long de l’année, des activités connexes et événementielles, organisées dans
le cadre de cette exposition, prendront place dans la gare, notamment dans un
pavillon transparent de 400m2 installé sur l’une des plateformes supérieures de la
gare, le Pavillon des couleurs.

 

LES ANIMATIONS AUTOUR DE L’EXPOSITION

 

1 – Cycle de conférences à l’Université de Liège

 

Un cycle de conférences gratuites initié par l’Université de Liège et conçu par Julie
Bawin est également prévu au cours de l’année.

 

2 – Visites guidées par l’asbl Art&Fact

 

Pour le grand public, des visites commentées de l’exposition seront proposées par
l’asbl liégeoise Art&Fact. https://www.artfact.ulg.ac.be/visite-guidee-gare-guilleminsliege-buren.php

 

UN PARTENARIAT ETROIT AVEC LA SCNB

 

La SNCB, Société nationale des Chemins de fer belges, est partenaire et facilitateur
du projet. Hôte de l’œuvre, elle collabore étroitement avec le groupe Uhoda pour
mener à bien le projet.

 

Les gares de la SNCB ont cette particularité de drainer des flux importants de
voyageurs. Intégrées dans leur environnement urbain, elles sont autant des pôles de
mobilité que des lieux de partage où la culture a toute sa place. En tant que lieux de
passage, accueillant chaque jour des voyageurs de tout horizon, les gares se
convertissent aujourd’hui en lieux de vie, d’échanges et de cohésion sociale,
accueillant des performances artistiques très variées.

 

La gare de Liège-Guillemins est le théâtre fréquent de nombreuses manifestations
culturelles et sportives. La gare et son esplanade accueillent des concerts ou des
expositions de façon récurrente et en deviennent des lieux d’intérêts, ce qui profite
tant aux voyageurs de la SNCB qui sont accueillis dans une gare vivante qu’au
quartier.
La gare de Liège-Guillemins est un carrefour ferroviaire important, national et
international. Il s’agit d’une gare fort fréquentée en Belgique, avec plus 100.000
voyageurs par semaine. L’œuvre va offrir une expérience particulière à ces voyageurs
mais aussi à tous ceux qui transitent par la gare de Liège-Guillemins, en admirant
avec poésie la réflexion de la lumière dans la gare au travers de la fenêtre du train.

 

A PROPOS DE DANIEL BUREN

 

Né en 1938 à Boulogne-Billancourt, Daniel Buren développe, dès le début des années
60, une peinture radicale qui joue à la fois sur l’économie des moyens mis en œuvre
et sur les rapports entre le fond et la forme. En 1965, alors qu’il peint des tableaux qui
mêlent formes arrondies et bandes de tailles et de couleurs diverses, il choisit
d’utiliser un tissu industriel à bandes verticales alternées, blanches et colorées,
chacune d’une largeur de 8,7cm. Dans ses travaux, il mène une réflexion sur la
peinture, sur ses modes de présentation et, plus largement, sur l’environnement
physique et social dans lequel l’artiste intervient.

 

Ses œuvres interrogent systématiquement le lieu qui les accueille et pour lequel elles
sont conçues, ce qui lui permet d’inventer le terme travail in situ, qui caractérise
depuis la majeure partie de ses interventions.

 

Daniel Buren est connu par de nombreuses œuvres et notamment pour avoir réalisé «
Les Deux Plateaux » dans la Cour d’honneur du Palais Royal à Paris en 1985-86.

 

Ses interventions in situ jouent sur les points de vue, les espaces, les couleurs, la
lumière, le mouvement, l’environnement, la découpe ou la projection, assumant leur
pouvoir décoratif en transformant radicalement les lieux.

 

Depuis plus de 45 ans, Daniel Buren utilise des parois transparentes (vitrines,
verrières, façades,…) dont il change l’apparence et la couleur. Ces travaux
s’incorporent à l’architecture pour en faire l’un des supports privilégié d’œuvres in situ
et le plus souvent éphémères qui varient au gré du déplacement de la lumière
naturelle.

 

Ainsi par exemple, à La Biennale de Venise en 1976, en recouvrant les verrières de
toutes les salles du Pavillon International, à la Fondation Louis Vuitton avec «
L’observatoire de la lumière » en 2016, au Palais des Congrès de Riad en 2020 et
jusqu’à « Pavoiser » dans le Jardin d’Hiver du Palais de l’Elysée en 2021…

 

Avec plus de trois mille expositions, il fait partie des artistes les plus actifs et
reconnus de la scène internationale, et son œuvre a été accueillie par les plus
grandes institutions et dans les sites les plus divers dans le monde entier. En 1965 il
remporte le Prix de la Biennale de Paris, et en 1986 le Lion d’or pour le pavillon
français de la Biennale de Venise.

 

En 2007, Daniel Buren a reçu le Praemium Impériale pour la Peinture, remis par
l’empereur du Japon, distinction considérée comme le prix Nobel pour les Arts
Visuels.

 

A Liège, Daniel Buren est présent dans l’espace public depuis 1980 avec ses
« Lambris », un travail in situ réalisé, à l’invitation de l’architecte Charles Vandenhove,
au CHU du Sart Tilman.

 

A PROPOS DU GROUPE UHODA

 

Stéphan Uhoda est un entrepreneur liégeois très attaché à sa ville. Il est à la tête du
groupe Uhoda depuis 1983.

 

Actif dans le domaine des services, en Belgique et à l’étranger, le groupe Uhoda est
soucieux de contribuer à la vie sociale et culturelle de Liège.

 

Le groupe Uhoda a également développé une collection d’art actuel faisant la part
belle aux jeunes artistes tout en réunissant de grands noms de l’art contemporain,
belges et internationaux.

 

Le projet à la gare Liège-Guillemins s’inscrit dans la volonté plus large du groupe de
partager la collection et de décloisonner l’art contemporain. Avec cette œuvre, il
entend faire profiter le plus grand nombre d’une œuvre d’un artiste
internationalement reconnu, au travers d’un lieu éminemment populaire qu’est une
gare.

 

INFORMATIONS PRATIQUES 

Daniel Buren
Comme tombées du ciel, les couleurs
in situ et en mouvement
Du 15 octobre 2022 au 15 octobre
2022

Inauguration accessible au public
sans inscription : samedi 15 octobre
à 16h

Infos & réservations
www.colorexperience.b                      

 

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