COMMUNIQUE DE PRESSE

Pierre Larauza +
Emmanuelle Vincent =
t.r.a.n.s.i.t.s.c.a.p.e

12.09 > 31.10.2021
Vernissage 11.09 – de 14 à 18h

Depuis 2004, Pierre Larauza et Emmanuelle Vincent explorent le mouvement à travers des
formes hybrides contemporaines dans une approche interculturelle. Les créations de
t.r.a.n.s.i.t.s.c.a.p.e, au croisement de plusieurs disciplines artistiques mais organiquement
ancrées dans la scène chorégraphique, se déclinent selon le projet sous la forme d’un spectacle
scénique, d’une performance, d’une installation performative ou de films. Danseur, plasticien,
scénographe, metteur en scène et chorégraphe, les rôles de Pierre et Emmanuelle
s’entremêlent ; la notion de spécialité s’efface pour nourrir leur pluridisciplinarité commune.
Ils nourrissent également leur créativité de leurs expériences sensorielles à l’étranger et sont
particulièrement actifs au Vietnam dans le cadre d’une coopération bilatérale avec l’Université
des Beaux-Arts de Hô Chi Minh-Ville.

Pierre Larauza
Né en 1976 en France, Pierre Larauza vit et travaille à Bruxelles depuis 2004. Sculpteur,
architecte et chorégraphe, il est également chercheur en art (docteur en Art et sciences
de l’art – ULB). Son travail artistique a l’ambition de faire se rencontrer l’art et l’histoire dans
une pratique qu’il qualifie de « sculpture documentaire ».
Pierre Larauza dédie sa vie à l’exploration artistique du mouvement au travers de son travail
de sculpture et des performances et films créés avec la chorégraphe Emmanuelle Vincent
(binôme t.r.a.n.s.i.t.s.c.a.p.e).

Sculpture documentaire
Dans le cadre de son doctorat en Art et sciences de l’art à l’ULB (en codirection avec
l’Académie royale des Beaux-arts de Bruxelles), Pierre Larauza propose une réflexion
théorique sur la « sculpture documentaire ». Cette notion est utilisée par l’artiste
pluridisciplinaire afin de qualifier ses sculptures grandeur nature qui reconstituent des
mouvements historiques ou encore des faits-divers qui l’ont particulièrement marqué (d’un
geste sportif culte à une bavure policière raciste). Chacune de ses sculptures documentaires
décompose fidèlement les mouvements iconiques et fige ainsi dans l’espace-temps un fragment
du réel.
Ces œuvres sont élaborées à partir d’un travail d’investigation, qui inclut la rencontre de personnes
clés, y compris les protagonistes, couplé à l’analyse de documents d’archives de natures hétéroclites.
De ces témoignages et données récoltées, ne figure, dans les sculptures documentaires présentées
au public, que le minimum nécessaire pour comprendre la trajectoire du mouvement physique en
tant que tel. (…) Les informations présentant le contexte où sont nés ces mouvements ne sont pas
inscrites dans la sculpture en tant que telle ; elles appartiennent au paratexte de l’œuvre, à son
savoir latéral : dans le cartel des œuvres et plus encore dans l’ouvrage dédié les accompagnant, tel
le contre-champ documentaire de la sculpture documentaire. L’évolution de ces sculptures au fil des
témoignages et enquêtes menés transforment les œuvres en processus et, inversement, ce processus
en œuvre. Qu’il s’agisse d’un mouvement record, d’une invention « chorégraphique », d’un
mouvement interdit ou d’un mouvement raciste (ou considéré́comme tel), ces mouvements
reproduits comblent une image manquante, celle qui m’a manqué, celle qui vous permet de
comprendre une image avec son propre corps.
Pierre Larauza

Emmanuelle Vincent
Emmanuelle Vincent intervient en didactique de la danse à la faculté des sciences de la
motricité à l’UCL et en art de la performance à l’Université des Beaux-Arts d’Hô-Chi MinhVille.
Aujourd’hui elle poursuit une formation en éthologie pour développer un travail
chorégraphique sur la relation des êtres vivants et renouer avec notre animalité.
Elle a été sélectionnée pour être artiste en résidence à l’UCLouvain en 2022-2023.
Plus récemment, elle s’est aussi lancée dans la création plastique, parallèlement à son travail
de chorégraphie.

L’exposition à La Châtaigneraie
La châtaigneraie accueille, au rez-de-chaussée et au 1er étage, plusieurs sculptures
documentaires de Pierre Larauza :
§ 20 février 1998, Nagano reconstitue grandeur nature le célèbre saut périlleux arrière
de Surya Bonaly lors des Jeux olympiques à Nagano. Exploit qui, depuis, est devenu
pour beaucoup l’icône du combat d’une femme, d’une minorité ou d’une différence.
§ 22 novembre 2014, Cleveland se propose de reconstituer grandeur nature la seconde
fatidique d’un évènement tragique d’une balle tirée par un policier blanc vers un jeune
noir.
§ 20 octobre 1968, Mexico reproduit grandeur nature un fragment de ce saut en hauteur
historique. Le traitement est métaphorique ; le vide franchit par l’athlète prenant la
forme d’un mur en béton de 2,24m de haut.
Quant à Emmanuelle Vincent, elle proposera plusieurs travaux au second étage et dans la
tourelle :
§ Mutante Alphabet, série photographique créée au Vietnam.
§ Une installation vidéo sur la perméabilité du corps.
§ Deux œuvres au croisement du corps confiné et du corps intime.
L’exposition sera également ponctuée par des évocations de leur travail commun au sein de
la compagnie t.r.a.n.s.i.t.s.c.a.p.e.
En collaboration avec le Centre culturel d’Engis où le spectacle « 20 octobre 1968, Mexico » de la
compagnie t.r.a.n.s.i.t.s.c.a.p.e. sera programmé le 29 octobre 2021 à 20h30.

Informations pratiques :

Lieu
Centre wallon d’art contemporain – La Châtaigneraie
Chaussée de Ramioul, 19
Flémalle

Contact
Marie-Hélène Joiret, Directrice
marie-helene@cwac.be
T 04 275 33 30 – M 04 76 32 46 14

Sites internet
www.cwac.be

Dates
Du samedi 11 septembre au dimanche 31 octobre 2021.
Après-midi d’ouverture le samedi 11 septembre 2021, de 14h à 18h
Réservation : chataigneraie@cwac.be

Horaires
De 14h à 18h, du vendredi au dimanche ou sur rendez-vous
Fermé lundi, mardi, jeudi et jours fériés
> Tarif
Entrée libre
> La Châtaigneraie ce sont aussi des stages et des ateliers.
Plus d’infos sur www.cwac.be
> Contact presse
CaracasCOM – www.caracascom.com
info@caracascom.com
T 02 560 21 22 – M 04 95 22 07 92

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