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Interview de Marie Doutrepont | Les hivernales de la danse

Une femme qui a la danse dans le sang…

Dès l’âge de 5-6 ans, Marie Doutrepont a fréquenté l’école de danse de son village. Tout de suite passionnée, elle a continué à se former pour intégrer ensuite une école de danse.

Elle a continué à danser jusqu’à ses 28 ans. Même si ses activités actuelles ne lui permettent plus de la pratiquer “ La danse fait partie de sa vie et le fera toujours ». Néanmoins, pour garder la forme et surtout « pour se prouver qu’elle n’avait pas perdu sa technique », elle a sporadiquement repris des cours.

Après à de nombreux stages à l’étranger, elle aurait pu être engagée à l’âge de 16 ans au Jeune Ballet de France, au Royal Ballet School chez Rudra Béjart et à l’école d’Anvers. Mais elle a préféré rester à Liège pour poursuivre ses études et ainsi obtenir son diplôme de secondaire.

Par après, elle a fait 2 saisons au Ballet de Flandres à Anvers, un an au Ballet du Capitole de Toulouse, 5 ans au Royal Ballet de Londres et au final, elle est revenue 2 saisons au Ballet de Flandres qui avait entretemps changé de direction. Elle a réalisé le rêve de toutes les grandes danseuses, se produire “sur les plus belles scènes du monde” : Londres, Tokyo, Moscou, New-York et Sydney.

En tant que danseuse professionnelle, elle doit maîtriser plusieurs styles de danse car “il y a tellement de styles à explorer, de façons de s’exprimer”. Elle tient à préciser qu’elle n’est pas une danseuse étoile. Pour l’être, il faut que le directeur de la compagnie de danse vous donne ce titre qui est décerné après des années de travail. De plus, être polyvalent, avoir les aptitudes physiques peut faciliter l’accès à ce titre.

Afin de rester dans une ville qui a toujours été chère à son cœur, Marie Doutrepont a choisi de créer Les Hivernales de la Danse à la Caserne Fonck à Liège. Ce grand spectacle, elle le mène, seule, en ayant comme objectif de faire découvrir l’évolution de la danse classique et contemporaine mais sans les stéréotypes.

Pour choisir danseuses et danseurs, en tant que directrice artistique, elle sait très bien ce qu’elle veut. Elle a l’œil averti et est toujours à la recherche de nouveautés au niveau des danseurs, des galas et des compagnies étrangères. Fort exigeante, elle préfère de beaux physiques, des filles longues et féminines. Son idéal serait de trouver 6 ou 7 couples de danseurs de différents styles et personnalités.

Nous sommes impatients de voir ce qu’elle nous réserve cette année au vu des éditions précédentes.

Laurie Stassen