COMMUNIQUE DE PRESSE

Exposition

Philippe Herbet – Albert Dadas

Exposition Pierre Larauza

13.11 > 19.12.2021
+ 07 > 16.01.2022
Vernissage le 12 novembre 2021 à 18h30

Diplômé de L’ESA Saint-Luc, Liège en 1991, Philippe Herbet (1964) occupe la grande majorité
de son temps entre la photographie, l’écriture, le dessin et les voyages, particulièrement vers
l’Est et l’Orient.

Depuis de nombreuses années, La Châtaigneraie suit de près le travail de ce photographe
liégeois. Au sein d’expositions collectives ou personnelles, nombreux de ses projets ont été
exposés au Centre wallon d’art contemporain. Des Filles de Tourgueniev, à Joan Etorri, en passant
par Rhizome oriental, les photographies de Philippe Herbet ont marqué La Châtaigneraie de
leurs empreintes.

Depuis 2015, cet infatigable voyageur s’est lancé dans un projet d’errance à travers l’Europe,
sur les traces du personnage romantique d’Albert Dadas (1860 -1907), modeste employé du
gaz à Bordeaux atteint de dromomanie, la maladie du voyageur compulsif.
Au fil de ses pérégrinations, Philippe Herbet nous a régulièrement tenu au courant de
l’évolution de son travail et de la relation singulière qu’il entretien avec ce dandy du 19ème
siècle.

Après un arrêt à Bruxelles chez « Contretype », ainsi que l’édition d’une publication, voici
qu’aujourd’hui la dernière aventure de Philippe Herbet trouve un aboutissement dans
l’exposition présentée aux cimaises de La Châtaigneraie.

Les quelques lignes suivantes évoquent assez clairement la relation très particulière que
Philippe Herbet entretien avec Albert Dadas et les similitudes parfois troublantes qui existent
entre les deux hommes.

« La France et l’Europe de la fin du XIXe siècle sont obsédées par la question du vagabondage, par
les sans-papiers qui errent d’une ville à l’autre. La fugue devient un trouble médical avec un diagnostic
précis. Albert Dadas est l’une des premières personnes atteintes d’automatisme ambulatoire, aussi
nommée dromomanie. Son médecin, le docteur Philippe Tissier va poser le diagnostic de sa folie dans
sa thèse intitulée « les aliénés voyageurs ».
Albert Dadas, un modeste employé du gaz à Bordeaux, va faire des fugues qui dureront de plusieurs
jours à plusieurs années, en perdant à la fois ses papiers et son identité, mais jamais sa pulsion de
partir, de marcher, de découvrir. Certains prétendront qu’il est un simulateur.
Je me suis attaché à ce personnage, nous avons des points communs, un traumatisme crânien, une
mémoire défaillante, de grands maux de tête, nous pleurons vite, des poussées mélancoliques, le goût
du voyage et des grands espaces, l’errance à tout prix, l’attirance pour le nord-est, le sens de la
propreté vestimentaire, un rapport spécifique à Liège, le besoin irrésistible d’aller dans une ville dont
le nom nous plaît, etc.
Aussi, j’ai éprouvé très vite la nécessité de réaliser un double projet lié à sa grande fugue de
1880/1882. Elle le mènera de Valenciennes à Moscou en passant par Liège, Cologne, Kassel, Linz,
Vienne, Prague, Berlin, Varsovie, Minsk. À Moscou, il est soupçonné d’être un anarchiste et est
emprisonné avant d’être expulsé de Russie avec d’autres prisonniers. Il se déplace ensuite à Istanbul
avant de voyager à Vienne, Munich, Strasbourg pour arriver en Suisse. Épuisé, il se rend à Bâle où il
se constitue prisonnier auprès du consulat de France. À Lille, il sera condamné à trois ans de travaux
publics pour désertion avec effets et armes. « Je suis parti parce que mes camarades me faisaient
trop de misères », avait-il déclaré lors de son interrogatoire (combien de fois n’ai-je pas eu cette idée
les dimanches soir lors de mes années au collège et, ensuite, lors de mon service militaire et encore
plus tard lorsque j’ai eu un travail régulier pendant onze années). J’ajoute que j’aime l’idée de refaire
le parcours d’un homme modeste.
Dans ce projet qui suit l’itinéraire de la grande fugue de 1880/1882, je m’identifie à Albert Dadas. Je
suis son fantôme et il est le mien, je suis dans le cadre, à la fois son acteur et le mien. Grâce à des
temps de pause longs, de 30 secondes à plusieurs minutes, je capte des moments où la durée s’inscrit
sur les pixels du capteur. À travers des mises en scène, nous nous incarnons donc, lui et moi, dans un
hors temps universel. Des autoportraits, mais pas au sens strict, ce n’est à la fois ni moi ni lui. Ce sont
nos apparitions ou nos disparitions. »
Philippe HERBET

Edition d’une publication :
Philippe Herbet, Albert Dadas, Edition du Caïd, Contretype et l’Image sans nom, 2021

Plus d’infos sur Philippe Herbet : https://herbet.me
Informations pratiques :
> Lieu
Centre wallon d’art contemporain – La Châtaigneraie
Chaussée de Ramioul, 19
Flémalle

> Contact
Marie-Hélène Joiret, Directrice – marie-helene@cwac.be
M 04 76 32 46 14
Justine Mathonet, Collaboratrice scientifique – justine@cwac.be
T 04 275 33 30 – M 04 98 45 62 20
> Sites internet
www.cwac.be

Dates
13.11 > 19.12.2021
+ 07 > 16.01.2022
!!! Exposition fermée le samedi 11 et dimanche 12 décembre 2021 !!!

> Horaires
De 14h à 18h, du vendredi au dimanche ou sur rendez-vous
Fermé lundi, mardi, jeudi et jours fériés

Tarif
Entrée libre

> La Châtaigneraie c’est aussi des stages et des ateliers.

Plus d’infos sur www.cwac.be
> Contact presse
CaracasCOM – www.caracascom.com
info@caracascom.com
T 02 560 21 22 – M 04 95 22 07 92

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