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A chacun son cinema

Page de A chacun son cinéma qui reprend certaines actualités liées à nos projets audiovisuels. Infos stages, nouveaux projets, etc.

Photo de A La Courte Echelle
A La Courte Echelle

Centre Alternatif d’Expression Artistique

Photo de Abbaye de la Paix-Notre-Dame
Abbaye de la Paix-Notre-Dame

L’abbaye de la Paix Notre-Dame de Liège est une abbaye bénédictine de Liège fondée en 1627 et située au no 52-54 du boulevard d’Avroy. Les religieuses fondatrices de la congrégation bénédictine de Paix Notre-Dame étaient en provenance de Namur1. L’établissement s’est maintenu au-delà d’une interruption de 45 années consécutive à la Révolution française1. L’abbaye fut construite d’après les plans d’une moniale montoise d’origine, Antoinette Desmoulins, de 1686 à 16901,2.

Extérieur de l’église

La construction de l’église de l’abbaye débute en 1677 et s’achève en 1690 d’après les plans d’Aldegonde Desmoulins3. La façade mélange des colonnes ioniques et corinthiennes4.

Les bâtiments claustraux, conçus par Antoinette Desmoulins, ont été élevés après son décès inopiné, survenu en 16921.

L’orgue le Picard datant de 1737 et le buffet sont classés au patrimoine exceptionnel de la Région wallonne depuis 1983.

Le plan est assez curieux et formé de deux vaisseaux l’un pour la communauté, l’autre accessible au public. Ce dernier est divisé en trois nefs et est couvert de voûtes d’arrêtes sur nervure en étoile. Le premier reçoit la lumière par de hautes baies rectangulaires cintrées surmontées d’oculi. Le clocher se trouve derrière le chœur et est rectangulaire mais surmonté d’un bulbe. La façade est couronnée d’un fronton triangulaire sur laquelle deux ordres sont superposés : l’ionique à l’étage inférieur et le corinthien à l’étage. L’étage supérieur comprend une baie circulaire encadrée d’ailerons surmontés de pots à feu5.

La façade latérale côté monastère est semblable à la façade principale à l’étage inférieur. Une baie surmontée d’un fronton courbe le surmonte6.

Intérieur de l’église

À l’intérieur, une galerie de bois entoure le vaisseau réservé au public à l’étage. La décoration, de style Louis XIII, est l’œuvre d’Arnold de Hontoire, sculpteur. La statuaire baroque est due à Cornélis Vander Veken. Les toiles sont d’Englebert Fisen (La mort de saint Benoît et La mort de sainte Scholastique), N. J. Riga (Christ en croix au-dessus du portail d’entrée, et Godefroid Maes (Assomption du maître-autel)6.

Intérêt

L’église est d’un grand intérêt en raison de sa disposition particulière et de plusieurs de ses aspects :

  • Façade
  • Saint Joseph à l’Enfant et L’ange gardien avec l’Enfant, sculptures de Cornélis Vander Veken
  • Le chef-autel avec statues de Saint Benoit et Sainte Scholastique par Arnold de Hontoire (1690)
  • L’autel secondaire avec La mort de saint Benoit de Nursie, peinture d’Englebert Fisen
  • L’autel secondaire avec La mort de sainte Scholastique, peinture d’Englebert Fisen
  • Mobilier
  • L’orgue par Jean-Baptiste le Picard

Représentation de l’abbaye

Turner, lors d’un séjour dans la ville, dessinera un croquis de l’abbaye depuis le boulevard d’Avroy7.

Notes et références

  1. ↑ Revenir plus haut en :a b c et d Joseph Delmelle, Abbayes et béguinages de Belgique, Rossel Édition, Bruxelles, 1973, p. 82.
  2.  [[#Émile Poumon1972|Émile Poumon 1972]], p. 68-69.
  3.  « Bénédictines de Liège : Historique » [archive], sur http://www.benedictinesliege.com/ [archive] (consulté le 15 avril 2018)
  4.  Robert Ruwet et Albert Cariaux, Liège éternelle : Les traces d’antan dans les rues d’aujourd’hui, Tempus, coll. « Mémoire en images », 2008, 128 p.p. 11
  5.  Emile Poumon 1972p. 68.
  6. ↑ Revenir plus haut en :a et b Emile Poumon 1972p. 69.
  7.  (en-GB) Tate« ‘View at Liège, Looking towards the Dome of St Andrew’s Church’, Joseph Mallord William Turner, 1824 » [archive], sur Tate (consulté le 30 juin 2020)
Photo de Abbaye de Stavelot
Abbaye de Stavelot

L’abbaye de Stavelot était un monastère bénédictin situé à Stavelot, dans la province de Liège, en Région wallonne de Belgique. Fondé en 651, le monastère était associé à celui de Malmedy, c’est-à-dire qu’un même abbé présidait aux destinées des deux abbayes, l’ensemble étant qualifié de « monastère double ».

Au ixe siècle, l’abbaye joua un rôle culturel important en Lotharingie. Mais en 881 et 883, l’abbaye subit successivement deux invasions par les Normands et se retrouva en ruine. Après la périodes des comtes-abbés, en 962, l’abbaye de Stavelot devint impériale et, dès lors, ses abbés portèrent le titre de « Prince de l’Empire ». L’abbaye fut donc le siège d’une principauté ecclésiastique qui régna sur une grande partie de l’Ardenne, jusqu’à Logne.

Du xiie au xve siècle, l’abbaye de Stavelot connaitra un long déclin, puis une période de renouveau entre 1500 et 1650. Cependant, de 1793 à 1804, à la suite de la révolution française, les moines furent expulsés de leur abbaye, laquelle fut saccagée et pillée par les révolutionnaires. L’abbatiale fut vendue et démolie ; c’est la fin de la principauté de Stavelot-Malmedy.

Historique

Fondation et rayonnement culturel (650-850)

L’abbaye est fondée en 651 par saint Remacle, grâce aux libéralités de Sigebert IIIroi d’Austrasie entre 647 et 6501. En effet, dès le viie siècle, les donations royales avaient doté Stavelot d’un domaine que les immunités mérovingiennes et carolingiennes soustrayaient à l’action directe des fonctionnaires. Ce domaine, d’après le diplôme de Childéric II, de 670, s’étendait de la Baraque Michel à la Warche, à la Salm, à l’Amblève et au Roannay2.

Un même abbé préside aux destinées de l’abbaye de Stavelot et de celle de Malmedy1. En 685, est construite la première église abbatiale par l’abbé Goduin, dédiée aux saints Martin, Pierre et Paul. Les reliques de saint Remacle y sont conservées.

Au ixe siècle, l’abbaye joue un rôle culturel important en Lotharingie, notamment grâce à Christian de Stavelot.

Invasions des Normands (850-880)

En décembre 881, l’abbaye subit les invasions des Normands. Les moines s’enfuient avec leurs trésors et leurs reliques. En 883, nouvelle invasion des Normands. L’abbé Odilon fait reconstruire l’abbaye en ruine, laquelle se relèvera en 9381.

Période des comtes-abbés (880-960)

Entre-temps, les catalogues des abbés de Stavelot citent dans les dernières années du ixe siècle, en 891 et en 895, un comteabbé Liutfrid ; il avait possédé un bénéfice royal à Bihain3. Après lui, Régnier Ier fut doté de l’abbaye jusqu’à sa mort en 915 ; il y eut pour successeur Évrard, dans lequel il faut voir probablement le personnage auquel Henri Ier confia, en 925, la pacification de la Lotharingie3Gislebert reprit ensuite la succession de son père et conserva l’abbaye jusque vers 939. Le duc Conrad le Roux obtint ce même bénéfice, mais on sait qu’il fut disgracié en 9534.

Les comtes-abbés de cette première période n’étaient pas nécessairement les chefs immédiats du territoire ; mais lorsqu’ils disparurent, c’est-à-dire au milieu du xe siècle, ce furent en règle générale les comtes qui exercèrent l’avouerie sur les établissements ecclésiastiques de leur circonscription. Les premiers avoués de cette espèce à Stavelot sont des membres de la famille dite de Luxembourg (descendants de Sigefroid de Luxembourg)5.

Période des abbés, princes de l’Empire (960-1150)

Henri III du Saint-Empire se considère comme le chef temporel et spirituel de la chrétienté

Notons qu’en 962, l’abbaye de Stavelot devient impériale et, dès lors, ses abbés portent le titre de Princes de l’Empire1.

  • 1021 : Avènement de l’abbé Poppon. Mort en 1048, il est connu pour avoir sauvé la fondation de Saint-Remacle1. Grand bâtisseur, Poppon fera construire une imposante abbatiale romane de plus de cent mètres de long. Cette nouvelle église fut consacrée le 5 juin 1040 en présence de l’Empereur d’Allemagne Henri III.
  • 1098 : naissance de Wibald de Stavelot à Chevrouheid, petit hameau des environs de Stavelot. Wibald jouera sur la scène internationale un rôle religieux capital pour la région et notamment pour les abbayes de Stavelot-Malmedy. Il y est abbé entre 1130 et 1158, reconnu comme une des grandes figures monastiques de son temps, en tant qu’humaniste, théologien, protecteur des arts et des artistes, conseiller des empereurs1. L’abbaye connut ainsi un grand éclat au xiie siècle1.

Long déclin (1150-1500)

Du xiie au xve siècle, l’abbaye de Stavelot va connaitre un long déclin.

Stavelot et son abbaye (gravure de M.A. Xhrouet.

Renouveau (1500-1650)

  • 1501 : Guillaume de Manderscheidt, abbé entre 1499 et 15461, reconstruit l’église abbatiale vétuste, en style gothique. Il est un abbé remarquable, restaurant matériellement et spirituellement les deux abbayes1. La discipline religieuse est ainsi rétablie. Il fait bâtir en outre le château de Stavelot où les princes de Bavière (1581-1660), puis ceux de Furstenberg se succédèrent1.
  • 1659 : construction du couvent des Capucins.

Vicissitudes et fin (1650-1800)

  • 1689 : le 4 octobre les troupes de Louis XIV ravagent et incendient la ville, il ne restera que l’abbaye, la basse-cour… Plus de 360 maisons sont détruites.
  • 8 août 1690 : le pape Alexandre VIII promulge que, désormais, l’abbaye sera remise à la libre élection des moines1.
  • 1701 : la foudre détruit en partie le clocher de l’église abbatiale.
  • De 1741 à 1753 : construction de la nouvelle abbaye de Stavelot, plus vaste, par l’abbé Joseph de Nollet1.
  • 1750 : construction de la nouvelle église primaire dédiée à Saint Sébastien.
  • 1793 à 1804 : les moines sont expulsés de leur abbaye. Elle est saccagée et pillée par les révolutionnaires. L’abbatiale est vendue et démolie. Fin de la principauté de Stavelot-Malmedy.

Liste des abbés

Rétablissement de la tradition monastique

Patrimoine architectura

Le souvenir de l’abbaye se perpétue, au travers de son architecture, par un ensemble d’édifices dont certains sont en ruines6.

De l’ancienne abbatiale subsiste la base de la tour, datée 1536 au-dessus de la porte d’entrée1. L’abbatial portait son clocher à plus de 100 m de hauteur. On y remarque aussi une voûte en étoile du xvie siècle et une tourelle contenant un escalier en spirale1. Un Musée de la Tannerie y est installé1.

Le porche d’entrée de l’abbaye, daté 1522 et 1677, porte l’écu des Manderscheidt1. Dans la cour d’honneur, on aperçoit, du côté nord, les dépendances datant de 1714 ; à droite, le local du conseil de la principauté (1717) qui contient le musée ; en face, une construction à fronton armorié (1780-1786), l’hôtel de ville1.

Une seconde cour, jadis le préau, est entourée d’anciens bâtiments monastiques du xviiie siècle, où se sont installés l’hospice, l’orphelinat, l’hôpital, ces grands bâtiments présentant des caves voutées. Dans l’aile sud, on trouve une grande salle ayant servi de réfectoire, contenant des stucs remarquables du Liégeois Duckers6. On peut découvrir à cet endroit un grand poêle armorié en fonte, de 17081.

Patrimoine culturel

Timbre représentant le médaillon OPERATIO

Une partie des œuvres sont dispersées entre des musées de New-York, Londres, Berlin, Francfort et Paris.

L’église Saint-Sébastien de Stavelot (paroissiale) abrite cependant en ses murs un riche patrimoine culturel et sacré, dont une partie importante provient de l’ancienne abbaye de Stavelot :

  • la châsse de saint Remacle, datant de 1268 et provenant de l’ancienne abbaye, contient les reliques du saint. Elle se trouve dans le sanctuaire de l’église. Sur les côtés de la châsse, aux deux extrémités se trouvent le Christ, et sa mère Marie. Sur les flancs latéraux, dans des niches, les 12 apôtres avec saint Remacle et saint Lambert. La châsse est longue de 2,07 mètres, large de 0,60 mètre, et haute de 0,94 mètre. Cet objet d’art fait en cuivre doré est un beau spécimen d’art mosan ;
  • la chaire de vérité en chêne sculpté, provient de l’ancienne église abbatiale (xviiie siècle). Les bustes des quatre Pères latins de l’Église y sont représentés : saint Ambroise, saint Jérôme, saint Augustin et saint Grégoire le Grand ;
  • le buste-reliquaire de saint Poppon, célèbre abbé de l’abbaye de Stavelot (1628), dû à l’orfèvre liégeois Goesvin (xviiie siècle)1.

Le retable de la Pentecôte, issu de l’abbaye de Stavelot, est conservé au musée de Cluny à Paris. Réalisé vers la moitié du xiie siècle, c’est l’une des plus belles productions de l’art mosan. Placé à l’arrière de l’autel, il représente la descente de l’Esprit Saint sur les apôtres le jour de la Pentecôte. La structure symbolise également l’Église, dont les apôtres sont les colonnes. Les figures en cuivre, individualisées et dotées de nimbes émaillés, sont travaillées au repoussé et dorées7.

Musées

Bâtiments du xviiie siècle et fondations de l’église abbatiale

L’abbaye actuelle abrite trois musées :

  • Le musée historique de la principauté de Stavelot-Malmedy. De nombreux panneaux explicatifs, des présentations audiovisuelles, objets divers et reconstitutions en trois dimensions illustrent de façon claire les périodes-clés qui ont marqué l’histoire de l’abbaye. On peut y découvrir entre autres deux sarcophages, six portraits d’abbés du xviiie siècle, un antiphonaire, des taques de cheminée, gravures, etc1.
  • Le musée Guillaume Apollinaire.
  • Le musée du circuit de Spa-Francorchamps. Une exposition présente l’histoire du circuit de vitesse de 1896 à nos jours. Des documents inédits, une présentation sans cesse renouvelée de véhicules d’exception retracent la passion de la compétition, des pionniers à nos jours.
Photo de Académie Aiki Shudokan (asbl)
Académie Aiki Shudokan (asbl)
Photo de Académie de Chênée
Académie de Chênée
Photo de Académie de Musique de Saint-Nicolas
Académie de Musique de Saint-Nicolas
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Photo de Académie de Musique Grétry Asbl
Académie de Musique Grétry Asbl

L’académie Grétry est un bâtiment situé boulevard de la Constitution à Liège et construit en 1905 pour servir de maternité de l’hôpital de Bavière. Il abrite depuis 1989 l’académie de musique.

Situation

Le bâtiment est situé dans le quartier d’Outremeuse, face à l’ancien hôpital de Bavière, au no 81 du boulevard de la Constitution. Il occupe aussi une partie des rues Curtius et Dos-Fanchon.

Historique

L’édifice est construit à la demande de la Commission d’Assistance Publique par l’architecte Henrotte en 1905. En avril 2019, l’ASBL Académie Grétry, propriétaire du bâtiment, reçoit un subside de près d’1 million d’euros pour la restauration de l’édifice1.

Classement

En 2008, les façades et toitures d’une partie des bâtiments, les verrières de style Art nouveau, les sols en mosaïque de l’aile à rue et la cave aux clapiers destinés à l’élevage des lapines sont classés comme monument au Patrimoine culturel immobilier de la Wallonie2.

Photo de Académie Royale des Beaux-Arts
Académie Royale des Beaux-Arts

L’Académie royale des beaux-arts de Liège est une institution artistique créée en 1775 sous les auspices du prince-évêque de Liège François-Charles de Velbrück d’après une idée de Nicolas Henri Joseph de Fassin et Léonard Defrance.

Le bâtiment actuel, d’inspiration Renaissance italienne, sis 21 rue des Anglais, date de 1895 et est l’œuvre de l’architecte municipal Joseph Lousberg.

Historique

L’Académie princière

En 1772François-Charles de Velbrück est désigné prince-évêque de Liège.

Jusqu’à sa mort en 1784, il dirige la principauté : considéré comme un « prince éclairé » et intéressé aux problèmes sociaux, fondateur d’écoles, il se veut aussi protecteur des arts. C’est en effet à lui que Liège doit la création de son académie des beaux-arts, qui fête son 240e anniversaire en 2015.

En 1771, Desoer diffuse un « projet d’une association de citoyens » pour établir une école de dessin. Certains artistes le soutiennent financièrement. D’autres apportent leurs conseils. La ville met deux salles de son hôtel de ville à la disposition de l’association ; concrètement, rien ne se réalise.

Dans ses mémoires, le peintre Léonard Defrance nous apprend qu’en 1773, l’artiste Nicolas de Fassin, rentrant de Rome, ouvre chez lui un atelier où les jeunes peuvent s’initier au dessin d’après le modèle vivant. Une certaine activité artistique règne à l’époque, mais, insensiblement, ce feu va s’éteindre…

À la fin du mois de décembre 1774, le prince-évêque, considérant que les pouvoirs publics se doivent de soutenir les initiatives privées précitées, fait paraître un avis : l’organisation d’un concours en vue du recrutement de professeurs.

Le concours est organisé le 2 janvier 1775. Ensuite sera publié le « précis de l’établissement d’une Académie de peinture, de sculpture et de gravure, et d’une école de dessin, relative aux arts mécaniques ». Huit artistes, dont Léonard Defrance, qui remplit aussi les fonctions de secrétaire et de trésorier, sont désignés comme académiciens : le sculpteur Guillaume Évrard en est le doyen, et l’architecte Jacques-Barthélemy Renoz est choisi comme directeur de l’école de dessins mécaniques.

L’académie occupe tout d’abord deux salles de l’hôtel de ville ; celles-ci s’avèrent vite trop exiguës, si bien que l’école s’installe alors dans la vieille cour de l’Official, jusqu’à la révolution en 1791. Les cours de mécanique sont transférés dans l’ancien collège des jésuites wallons (devenu en 1817 l’université de Liège).

Les directeurs se succèdent à l’Académie : Léonard Defrance en 1778, puis le graveur Joseph Dreppe à la mort de François-Charles de Velbrück, qui en 1778 a doté l’Académie d’un règlement, renouvelé par son successeur, le prince-évêque César-Constantin-François de Hoensbroeck. En même temps, des reproductions de statues antiques, des gravures et des dessins de maîtres sont acquis par l’établissement.

L’école centrale française

En 1797Liège, devenue chef-lieu du département français de l’Ourthe, ouvre une École centraleLéonard Defrance y enseigne le dessin : en 1801, le nombre de ces élèves dépasse la centaine, de sorte que François-Joseph Dewandre est nommé adjoint. François Dewandre sera le maître d’Henri Rutxhiel, qui connaîtra une brillante carrière de sculpteur officiel en France, sous l’Empire et la Restauration.

En 1808, les Écoles Centrales de l’Empire se transforment en lycées, et le cours de dessin n’est plus qu’un cours parmi d’autres.

Les Arts languissent de nouveau à Liège. En 1812, la Société d’Émulation, créée elle aussi par François-Charles de Velbrück, se souvient de l’Académie de 1775 et soutient un projet d’école gratuite de dessin, de peinture, de sculpture et d’architecture : l’Athénée des Arts. Le préfet Micoud d’Umons en présidera le conseil d’administration. Philippe-Auguste Hennequin en assurera la direction et les cours de dessin, tandis que Plon y enseignera l’architecture. De son côté, la ville accepte de subventionner l’école. Mais la disparition du régime français remettra à nouveau tout en question.

L’Académie à l’époque du Royaume uni des Pays-Bas

À l’époque du Royaume uni des Pays-Bas, c’est encore la Société d’Émulation qui, dès 1819, s’efforce de rétablir l’enseignement artistique. En 1820, enfin, une école gratuite de dessin, appelée aussi Académie royale de dessin, ouvre ses portes. Installée dans les locaux des ex-jésuites wallons (comme sous Velbrück et les Français), elle accueille une cinquantaine d’élèves. François-Joseph Dewandre, à la fois directeur et professeur est aidé par le sculpteur Lambert Salaie. En 1825, elle s’installe dans l’ancien hospice Saint-Abraham situé en Féronstrée, récupère les collections de plâtres et de dessins des institutions précédentes et compte cent cinquante, puis deux cents élèves à la veille de la révolution belge.

Salaie, décédé en 1833, et Dewandre, en 1835, seront respectueusement remplacés par le sculpteur Decoux et par Lambert Herman.

L’Académie des Beaux-Arts

Formé autour du bourgmestre Louis Jamme, un groupe de personnes désireuses de soutenir les arts, émet diverses propositions, qui, enfin aboutiront : en effet, le 2 janvier 1835, le Conseil de Régence de la Ville décidera de maintenir l’école de dessin. Tout en la réorganisant sous le nom d’Académie des Beaux-arts.

Cinquante ans, jour pour jour, après sa création par Velbrück, l’Académie connaît donc une seconde jeunesse qui, sans interruption, la mènera jusqu’à nos jours.

Un nouveau directeur est nommé la même année : le peintre verviétois Barthélemy Vieillevoye. De même des professeurs pour les cours de dessin, sculpture, de ciselure et d’architecture : Lambert Herman (de l’école gratuite), Gilles-François ClossonLouis-Eugène Simonis et Julien-Étienne Rémont.

Les cours, sous leur nouvelle mouture, sont organisés dès 1837 à l’hospice Saint-Abraham, dont la totalité des bâtiments est occupée en 1842. La même année, d’autres professeurs sont désignés : Auguste Chauvin et Gaucet comme adjoints pour le dessin. Vottem et Renard respectivement pour les cours d’anatomie et d’histoire de l’Art, désormais ouverts. Dès 1843, Distexhe prend en charge le cours de gravure et, l’année suivante, un cours de peinture est donné par le directeur.

Nouveau bâtiment

Pendant les années 1880, plus de 500 élèves sollicitent chaque année leur admission si bien que les locaux de l’hospice Saint-Abraham situé en Féronstrée deviennent vite trop étroits, d’autant plus que le directeur Prosper Drion, sculpteur apprécié, vient de créer un nouveau cours spécial pour demoiselles.

Le bâtiment, mal aéré, mal éclairé, surchauffé par les becs de gaz, insalubre présente de réels danger, ce qui amène en 1890 l’échevin Auguste Kleyer à présenter au conseil communal un projet de construction de nouveaux locaux sur le terrain occupé autrefois par le couvent Sainte-Claire et propriété communale depuis 1887.

Le projet de l’architecte de la Ville, Joseph Lousberg, est mis en œuvre. L’inauguration des locaux a lieu le 14 juillet 1895 en présence du roi Léopold II. Une grande exposition est organisée parallèlement au Cercle des Beaux-arts, où se côtoient professeurs et élèves, anciens et contemporains.

L’Académie et les arts à Liège

L’histoire de la peinture, de la sculpture et de la gravure à Liège ne peut s’inscrire en dehors de celle de l’Académie des Beaux-arts : organiser une exposition de l’art liégeois de Léonard Defrance à nos jours, c’est surtout présenter les œuvres des directeurs, professeurs et anciens élèves qui s’y sont succédé depuis 1773.

C’est aussi montrer qu’en dépit de la vie agitée qu’a connu cet établissement, surtout en ces débuts, les points de vue et la pratique qui y ont été développés sont toujours en relation aux grands mouvements internationaux contemporains : particularisé cependant par l’esprit du lieu.

Léonard Defrance, l’un de premiers enseignants liégeois, devait d’ailleurs donner le ton par un propos qui, tant sur le plan éthique que plastique, nous fait passer en cette fin du xviiie siècle du rococo au néo-classicisme.

Henri-Joseph Rutxhiel appartiendra à ce mouvement. Élève, à ses débuts, de ce qu’on appelait alors l’École centrale du département de l’Ourthe, il sera l’un des sculpteurs célèbres de son temps et recevra de Napoléon le titre de « sculpteur des Enfants de France ».

Mais aussi verra-t-on dans les murs de l’école le pré-romantique Joseph Dreppe puis Louis-Eugène Simonis vu par beaucoup comme étant le meilleur sculpteur belge de l’école romantique. Son Godefroid de Bouillon de la place Royale à Bruxelles est là pour en témoigner. En cette première moitié du xixe siècle, nous citerons encore Gilles-François Closson dont les beaux paysages peints et dessinés en Italie se situent par le style entre ceux d’Ingres et de Corot.

Introducteur du réalisme dans la sculpture belge. Adolphe Fassin est justement apprécié pour son Acquajuolo napolitain. Plus reconnu est cependant ce réaliste épique qu’est Léon Mignon. Son Le Dompteur de taureaux des Terrasses est à Liège aussi célèbre que le Perron. Il est l’œuvre d’un excellent animalier.

Le Dompteur de taureaux sculpté par Léon Mignon

La fin du xixe siècle voit s’élaborer l’art du xxe siècle avec Manet et les impressionnistesLéon Philippet, que James Ensor considère comme l’un des créateurs de la peinture moderne en Belgique, en est le contemporain. Un peu plus tard, Adrien de Witte participera non seulement non seulement au renouveau de la peinture mais rendra ses lettres de noblesses à la gravure liégeoise si brillamment représentée du xvie au xviie siècle par Suaviusde BryVarinNatalisDuvivier et Demarteau notamment.

Au cours du xxe siècleFrançois MaréchalJean DonnayJean DolsGeorges Comhaire et Paul Franck, entre autres, enrichiront considérablement par leur vision personnelle l’histoire de la gravure liégeoise et internationale.

Enseignement actuel

L’Académie royale des beaux-arts de Liège réuni trois types d’enseignement :

  • l’enseignement supérieur : École Supérieure des Arts de la Ville de Liège
  • l’enseignement secondaire : Centre d’enseignement secondaire Léonard Defrance
  • l’enseignement à horaire réduit : Académie Royale des Beaux-Arts de la Ville de Liège

Administrativement, l’enseignement secondaire Léonard Defrance, nom du créateur de l’Académie en 1775, réuni trois implantations : l’Académie secondaire, l’institut de Beauvoir et l’école d’horticulture.

À la sortie de l’enseignement primaire, l’élève est inscrit dans un premier degré commun. Les cours de l’option artistique sont donnés à l’Académie, tandis que les cours généraux ont lieu dans les locaux du boulevard Sainte-Beuve où se retrouvent, dans les classes spécifiques, tous les élèves du premier degré du Centre Léonard Defrance (groupant l’Académie royale des beaux-arts et l’École d’Horticulture).

Les humanités artistiques s’organisent sur les quatre dernières années du cycle secondaire en transition et en qualification.

Dans un écrin chargé d’histoires de chevalets, de tables de dessin, d’archelles de sculpteurs, un bâtiment plus que centenaire accueille les élèves pour qu’ils se préparent, à travers une formation complète au niveau des cours généraux, à donner naissance à l’histoire de l’écriture plastique des années à venir. Quant à la formation artistique de l’Académie, elle permet dans les sillages d’artistes professeurs, d’aspirants artistes élèves du supérieur de développer un œil, une main, un esprit et un cœur !

Fort de la formation des humanités artistiques à l’Académie royale des beaux-arts, l’élève pourra emprunter toutes les passerelles du métier d’artiste, de graphiste publicitaire et de plasticien et en faire un pont à la fois solide et léger, équilibré et équilibrant vers la vie active.

Le certificat d’enseignement artistique secondaire délivré à la fin de la 6e année donne accès à toutes les écoles supérieures d’art, de même qu’aux études supérieures de type court, de type long ou universitaire.

Étudiants de l’Académie royale des beaux-arts de Liège

Photo de Administration communale d’Aubel
Administration communale d’Aubel
Photo de Administration communale d’Aywaille
Administration communale d’Aywaille
Il s’agit strictement d’une page d’information afin de vous fournir des renseignements quant aux événements et manifestations organisés sur votre Commune. Cette page ne sert nullement à polémiquer. Pour de plus amples explications par rapport aux posts, merci de vous adresser directement au Collège communal ou auprès des différents Services communaux.
Bonne visite!
Photo de Administration Communale de Dalhem
Administration Communale de Dalhem
Photo de Administration communale de Thimister-Clermont
Administration communale de Thimister-Clermont
Administration, Cente culturel de Tilleur
Photo de Agence du Tourisme des Cantons de l’Est asbl
Agence du Tourisme des Cantons de l’Est asbl
Photo de Agisca ASBL Aywaille (Association de Gestion des Installations sportives et culturelles de la commune d’Aywaille)
Agisca ASBL Aywaille (Association de Gestion des Installations sportives et culturelles de la commune d’Aywaille)
Agisca ASBL, Association de Gestion des Installations Sportives et Culturelles de la Commune d’Aywaille
Centre Sportif Local Intégré se situant dans la commune d’Aywaille. L’AGISCA est en fait l’Association de gestion des installations sportives et culturelles d’Aywaille.
Photo de Aïkido – Kishinkan
Aïkido – Kishinkan
Photo de Ainsi’ Danse Asbl
Ainsi’ Danse Asbl
Photo de Alcoolique Anonymes Asbl – Centre Alfa
Alcoolique Anonymes Asbl – Centre Alfa
Photo de Alinéas
Alinéas
Photo de ALPEM Titres-Services asbl
ALPEM Titres-Services asbl
Photo de Alteo – Mouvement Social de Personnes Malades
Alteo – Mouvement Social de Personnes Malades
Photo de Amicale Liégeoise des Handicapés Asbl
Amicale Liégeoise des Handicapés Asbl
Photo de Amnesty International Asbl
Amnesty International Asbl
Photo de Animation et Créativité asbl
Animation et Créativité asbl
Photo de Anjouan asbl
Anjouan asbl
Photo de Aquarium-Muséum Universitaire de Liège
Aquarium-Muséum Universitaire de Liège
Situé Quai Édouard Van Beneden, l’Aquarium-Muséum de Liège accueille petits et grands pour vivre une après-midi riche en découvertes
À l’Aquarium, plongez dans les eaux du monde entier et faites connaissance avec plus de 150 espèces animales aquatiques. Au Muséum, près de 20.000 spécimens préservés, naturalisés ou sous forme de squelettes, vous attendent. Une occasion unique de toucher des yeux des animaux remarquables

L’Aquarium-Muséum est un musée de l’université de Liège consacré à la fois au monde aquatique et au patrimoine des sciences naturelles. Fondé le 12 novembre 1962 au sein de l’institut de zoologie de Liège, qui abrite également la Maison de la science, il accueillit en 1991 son millionième visiteur1.

L’Aquarium-Muséum, intégré au pôle muséal « Embarcadère du Savoir »2, est également un outil de recherche et d’enseignement grâce à une reconstitution fidèle des milieux aquatiques. Il est membre de l’Union Européenne des Conservateurs d’Aquarium (EUAC) depuis 1972 et de l’Association européenne des zoos et aquariums (EAZA) depuis 1993.

Aquarium

L’aquarium permet au public de découvrir l’univers aquatique dans l’Institut de zoologie de Liège. Il présente 2 500 poissonsinvertébrés et reptiles, représentant environ 250 espèces dans une quarantaine de bassins L’aquarium se divise en 3 grandes salles

  • La salle « Biodiversité du Monde Aquatique », elle-même subdivisée en quatre sections :
  • La salle « Requins et Récifs coralliens »
  • La salle «  Les « zétranges », espèces particulières des eaux stagnantes des régions tempérées et tropicales.

Un système de circulation permet de recréer les conditions naturelles d’une rivière.

L’Aquarium comprend aussi un petit reptilarium accueillant des tortues, ainsi qu’une salle consacrée aux coraux récoltés par des scientifiques de l’université et autres collaborateurs internationaux lors de l’expédition organisée par elle à la Grande Barrière de Corail d’Australie [archive] en 1967-1968.

L’aquarium a également pour objectif de sensibiliser les visiteurs aux problèmes de l’environnement en montrant l’importance des océans et de leurs habitants ainsi que les conséquences de leurs actes.

Muséum

Le Muséum occupe le deuxième étage de l’Institut de zoologie de l’université de Liège. Il est inauguré le 12 novembre 1962 en même temps que l’aquarium.

Il est divisé en quatre grandes salles et une plus petite sur 1 000 m2 et compte quelque 20 000 spécimens3 :

  • La salle des invertébrés
  • La salle des vertébrés
  • La salle des mammifères
  • La salle de la faune belge
  • L’espace « Les Petits Zozoos », aire de jeux pour enfants en bas âges.

A cet étage, on peut découvrir une section entière consacrée aux mammifères marins, avec, notamment, un squelette de baleine (Balaenoptera physalus, rorqual commun) de 19 m.

TréZOOr

La salle TréZOOr, inaugurée en juin 2017, retrace l’histoire des collections de sciences naturelles de l’université de Liège depuis 1817 et regroupent les « Trésors du Patrimoine zoologique » tels que les objets patrimoniaux remarquables et des espèces animales disparues4,5.

Le 7 juin 2017, l’ensemble de 49 modèles en verre d’animaux invertébrés dite collection Blaschka est classée comme trésor de la Communauté Française6.

Photo de Archéoforum de Liège
Archéoforum de Liège

L’Archéoforum de Liège est un musée archéologique inauguré en 2003. Situé en souterrain au cœur historique de Liège, il est le fruit des différentes campagnes de fouilles entreprises sur le site de l’ancienne Cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Lambert depuis 1907. Propriété de la Région wallonne, il est géré par l’agence wallonne du patrimoine (AWAP).

Description

Sur une surface de 3 725 m2, l’Archéoforum emmène le visiteur à la redécouverte de l’histoire depuis le mésolithique jusqu’à nos jours en passant par toutes les grandes étapes qu’a connu le site. Et principalement les traces de :

Le site, à l’origine un petit plateau surplombant le confluent de la Légia avec la Meuse, témoigne en effet d’une occupation continue de plusieurs milliers d’années. Une présence sur le site est attestée depuis 50 000 à 100 000 ans, avec une occupation permanente depuis 9 000 ans dont témoignent les vestiges exposés1.

L’Archéoforum de Liège est situé place Saint-Lambert, au centre de Liège. Son entrée se trouve face au lieu de l’attentat survenu le 13 décembre 2011.

Photo de Ardenes-Etape
Ardenes-Etape

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Photo de Ardent Swing Festival
Ardent Swing Festival
The Swing Festival in Liege!!!
Lindy Hop, Jazz Roots and… Surprise!!! (every Years)
Photo de Art & fFact
Art & fFact

Cet article recense les principaux immeubles de style Art déco de la ville belge de Liège.

Historique

La ville de Liège compte plus de 200 immeubles construits entre la fin du xixe siècle et le début de la Première Guerre mondiale dans le style en vogue à cette époque : le style Art nouveau.

L’Art déco apparaît en Belgique immédiatement après la Première Guerre mondiale lorsque Victor Horta entame en 1919 la conception du palais des beaux-arts de Bruxelles. Ce style est contemporain du Modernisme. Plusieurs immeubles sont le résultat d’une influence entre ces deux styles. Les villes de Liège et de Charleroi deviennent les communes wallones comptant le plus de constructions du style Art déco.

Description et situation

À Liège, ce style apparaît sous la forme de maisons individuelles mais aussi d’immeubles à appartements ou de salles de spectacles. La commune de Liège possède une quarantaine de ces immeubles répertoriés à l’inventaire du patrimoine culturel immobilier de Wallonie et certains sont classés. La plus importante concentration d’immeubles Art déco se situe dans le quartier des Vennes, en rive droite de l’Ourthe juste avant sa confluence avec la Meuse. Les rues les plus représentatives de l’art déco dans ce quartier sont les rues de Chaudfontaine et de Paris. Parmi les grands immeubles à appartements de ce quartier des Vennes, certains ont été réalisés dans un style moderniste teinté d’éléments Art déco. Sur la rive opposée de l’Ourthe, on peut voir un ensemble homogène de 14 immeubles construits le long du quai du Condroz entre 1930 et 1935. Une petite dizaine de ces immeubles ont été réalisées par l’architecte Gabriel Debouny. Parmi les autres architectes liégeois actifs dans la réalisation de ces immeubles de style Art déco, on peut citer Louis Rahier, Marcel Chabot, A. Lobet, J. Bourguignon, L. Mottart, Ch. Falisse, P. Salée et Urbain Roloux.

Comme partout dans le monde, les constructions de style Art déco cessent avec le début de la Seconde Guerre mondiale.

Liste des immeubles Art déco

Liste non exhaustive des immeubles Art déco ou en comportant certains éléments.

Centre de Liège

Quartier des Vennes

Outremeuse-Boverie

Autres quartiers rive gauche

Autres quartiers rive droite

Autres sections

  • Angleur :
    • Rue Hector Denis no 36
    • Rue Jules Verne no 2
    • Rue Ovide Decroly nos 3, 9, 11, 13, 15, 40, 46, 69, 92, 102, 104, 106, 133, 137
    • Rue Vaudrée no 87
  • Bressoux :
    • Rue de l’Armistice no 20
    • Rue de Porto no 29
    • Rue Raymond Geenen no 132
  • Chênée :
    • Boulevard de l’Ourthe no 41
  • Grivegnée :
    • Rue Belvaux no 157
    • Rue du Bastion no 29
    • Avenue des Coteaux nos 40 et 42
    • Avenue de Péville nos 194 à 202, 205 à 209, 213, 215, 273
Photo de Art n Pepper Maison Galerie
Art n Pepper Maison Galerie

Art’n pepper Galerie partage ses coups de coeur artistiques depuis 2003

Sur les hauteurs de Spa, nous vous recevons en notre maison privée dans une ambiance humaine et chaleureuse. En déambulant aux travers de nos espaces de vie, vous découvrirez, in situ, nos artistes peintres, sculpteurs, photographes et designers.

Séduite par la «matière» au sens large du terme, cette dernière est devenue le fil conducteur en ce qui concerne nos choix artistiques que nous défendons depuis 15 ans.

Notre Jardin

Amoureux de la nature, nous ouvrons notre jardin à l’art contemporain tout au long de l’année.

Sculptures extérieures sont à découvrir au bord de notre étangs de baignade, suspendues aux arbres ou mises en scène dans les massifs de fleurs et autres espaces verts.

Diverses installations comme les hôtels d’insecte, murs secs, potagers en hauteurs, étangs de baignade sont également de belles sources d’idées pour vos aménagements futurs.

Nous ouvrons le jardin et parc de sculptures au mois d’aout, tous les dimanches et le 15 août.  Egalement tout le reste de l’année, en semaine ou week-end sur rendez-vous.

Photo de Art studio Galery
Art studio Galery

La Art Studio Gallery propose un regard jeune et audacieux sur la création artistique contemporaine belge et internationale.

La Art Studio gallery est un espace d’exposition de talents d’ici et d’ailleurs en matière d’arts plastiques, visuels et de l’espace.

Située au cœur de Liège, à deux pas de l’Académie des Beaux-Arts, du Musée de la Vie Wallonne et de la gare de Liège-Saint-Lambert, la Art Studio gallery propose un regard jeune et audacieux sur la création artistique contemporaine belge et internationale. Cet espace, abrité dans une accueillante maison du XVIIIe siècle, a pour raison d’être l’exposition et la promotion d’œuvres d’art actuelles.

La programmation de la galerie, représentative de tous les courants artistiques actuels, permet au public de découvrir de jeunes artistes et des artistes confirmés belges et internationaux.

Photo de Arts’n dance asbl
Arts’n dance asbl
Photo de Assistance à l’Enfance Asbl
Assistance à l’Enfance Asbl
Photo de Association Européenne de Sophrologie Asbl
Association Européenne de Sophrologie Asbl
Photo de Association Gymnique de la Province de Liege
Association Gymnique de la Province de Liege
Photo de Atelier Graffiti asbl
Atelier Graffiti asbl
Photo de Attac-Liège
Attac-Liège
Photo de Aum Tribal Aum asbl (Danse Orientale)
Aum Tribal Aum asbl (Danse Orientale)
Photo de Aviq Administration Centrale
Aviq Administration Centrale
Photo de Avouerie d’Anthisnes – Musée de la Bière et du Pékèt
Avouerie d’Anthisnes – Musée de la Bière et du Pékèt

Musée de la bière et du péket, caves à bières très spéciales, locations de salles, boutique du terroir et bien d’autres choses encore…

Photo de Balade à Liège aux Cotaux de la Citadelle
Balade à Liège aux Cotaux de la Citadelle
Photo de Balade des Chemins Oubliés: Du côté du Fort de Flémalle
Balade des Chemins Oubliés: Du côté du Fort de Flémalle
Cette balade est complète !
Cette balade nous reliera à nos souvenirs du passé, ceux des soldats des deux guerres et ceux des mineurs qui vinrent en nombre d’Italie pour descendre dans les mines du bassin liégeois. Le domaine du Fort nous offre une vue panoramique sur la vallée de la Meuse puisqu’il fait partie des 12 forts fortifiés qui barraient la route vers Liège. C’est une balade très nature car les terrils sont devenus au fil du temps un paradis pour toutes sortes d’oiseaux et d’insectes et les chemins campagnards que nous emprunterons nous offriront leur lot de jolies perspectives. Si le soleil est de la partie, peut-être pourrons-nous au passage nous attarder à marauder quelques mûres toutes juteuses qui fleurissent sur les bords des chemins.
Départ : 9h30 sur le parking de la place du village à Flémalle à côté de l’Eglise Saint Mathias
Durée : +- 3h. Parcours de 10 km – niveau de difficulté : moyenne
P.A.F. : 3 €
Guide : Brigitte Piérart
Condition de participation : obligation de se munir d’un masque. Celui-ci devra être porté aux endroits ne permettant pas de respecter la distanciation sociale d’1m50.
Information à l’Office du Tourisme – tourisme@flemalle.be – 04 233 67 87. Réservation obligatoire via le bouton « réserver » de notre page Facebook, via la billetterie en ligne http://www.flemalle.be ou directement à notre office.
Photo de BAM Festival
BAM Festival
Photo de Basilique Saint-Martin
Basilique Saint-Martin

La basilique Saint-Martin est un édifice religieux catholique sis sur le Publémont, à Liège, en Belgique. Un édifice roman du xe siècle, déjà connu comme collégiale Saint-Martin1, est remplacé par une nouvelle église de style gothique au xvie siècle. Elle est l’une des sept anciennes collégiales liégeoises.

Dans la première église fut célébrée pour la première fois, en 1246, la Fête-Dieu. Étant donnée l’importance historique de cet événement, encore aujourd’hui commémoré annuellement, la collégiale fut élevée au rang de basilique mineure en 1886.

Histoire

La légende

Éracle, qui jouissait d’un grand crédit à la cour d’Othon Ier, accompagna cet empereur en Italie quand il alla s’y faire couronner par le pape Jean XII. C’est pendant ce voyage que l’évêque de Liège ressentit les premières atteintes d’un mal qui devait bientôt lui causer d’affreuses douleurs. Son corps se couvrit peu à peu d’ulcères qui le rongeaient, et les médecins avaient perdu tout espoir de salut. Lorsqu’Éracle apprit les cures nombreuses qui s’opéraient à Tours sur le tombeau de Saint Martin, il résolut de s’y rendre en pèlerinage. Il y était déjà depuis sept jours, employant les larmes, les jeûnes, les veilles et les prières pour obtenir sa guérison, lorsque, tout à coup, pendant son sommeil, saint Brice et saint Martin lui apparurent revêtus de leurs habits pontificaux. Ce dernier s’approcha d’Éracle, le toucha de son bâton pastoral et lui dit :

« Mon frère de Liége, Notre Seigneur Jésus-Christ vous guérit et vous rend la santé par un effet de sa miséricorde infinie. Levez-vous donc et manifestez à nos frères les chanoines la toute-puissance divine; ordonnez-leur d’en remercier le Très-Haut, de chanter ses louanges avec le peuple pieux, et de vous recevoir à perpétuité au nombre de leurs confrères. Pour vous, célébrez demain l’office divin, afin que ceux qui vous ont vu près de succomber sous le poids de vos maux raniment leur confiance dans le secours de leur patron »

— Jean BertholetHistoire de l’institution de la Fête-Dieu2.

La vision disparut, et l’évêque malade s’éveilla plein de santé, au grand étonnement des siens. Les chanoines de l’église de Tours accoururent aussitôt, examinèrent la plaie, et n’y trouvèrent qu’une cicatrice encore un peu rouge. Au bruit de ce miracle, les acclamations les plus vives retentirent dans toute la ville. Le lendemain, Éracle dit la messe dans l’église puis reprit la route de Liège.

Quelque temps après, dit l’évêque dans la narration qu’il a lui-même laissée de cet événement , ne perdant point le souvenir du bienfait signalé que j’avais reçu de Dieu par l’intercession de saint Martin, je fis construire à son honneur, dans la ville de Liége, une église en un lieu nommé Publemont (en 962) ; j’en fis la dédicace, je la dotai très-richement de mes propres biens, et j’y établis trente chanoines, des chapelains et des desservants pour y célébrer l’office divin suivant le rit et l’usage de l’Église.3

Les origines

Le 2 juin 965Éracleévêque de Liège, délivre l’acte de fondation sur le Publémont d’un édifice destiné à devenir la nouvelle cathédrale de Liège, consacrée à la Vierge-Marie et à saint Lambert4. Mais Notger, son successeur, décide de dédier le sanctuaire à saint Martin et lui confère le statut de collégiale5.

Gravure de la collégiale Saint-Martin vers 1735 par Remacle Le Loup

En 1312, dans la nuit du 3 au 4 août le peuple, soutenu par le chapitre de la cathédrale, met le feu à la collégiale Saint-Martin dans laquelle s’étaient réfugiés plusieurs dizaines de nobles qui périrent dans l’incendie. L’événement est connu sous le nom de la måle Saint-Martin.

Collégiale Saint-Martin (Milieu du xixe siècle)
Aquarelle de J. Fussell

Aujourd’hui, il ne reste rien de l’église romane primitive qui fut remplacée au xvie siècle par l’édifice gothique actuel dont les travaux de construction s’étalèrent de 1506 à 1542, sous le règne du prince-évêque Érard de La Marck, d’après les plans de Paul de Ryckel.

La Fête-Dieu

C’est à Saint-Martin que fut instituée la Fête-Dieu, et célébrée liturgiquement pour la première fois en 1246, à la suite des démarches effectuées par Julienne de Cornillon et la recluse Ève de Saint-Martin. Au cours des siècles, le culte eucharistique prit à la collégiale une importance considérable, manifesté surtout par l’établissement de la confrérie du Saint-Sacrement, renforcée à partir de 1765 par la confrérie de l’Adoration perpétuelle et par l’aménagement d’une chapelle exclusivement réservée au culte eucharistique, la chapelle du Saint-Sacrement.

Sorte de Saint des Saints, cette chapelle bénéficia de l’attention généreuse des membres du chapitre collégial et fit l’admiration des visiteurs de Liège6. La chapelle était ornée de peintures des grands artistes Jean Del Cour et Englebert Fisen. Elles sont dispersées à la révolution7.

Le jeudi 11 juin 1846, Fête-Dieu, une cantate de Felix Mendelssohn fut chantée dans cette basilique, afin de célébrer le 600e anniversaire de cette fête, en rendant hommage à l’institution. Cette œuvre Lauda Sion avait été commandée dans cette optique.

Les basiliques de Liège

La collégiale Saint-Martin a rang de basilique et plus précisément de basilique mineure, non pas comme le veut une légende urbaine comme seconde église de Liège de rang après la cathédrale, mais parce qu’elle est lieu de pèlerinage de la Fête-Dieu depuis 1246, titre qui lui a été conféré par le bref du pape Léon XIII le 9 mai 1886.

Patrimoine

On admirera notamment dans cet édifice le calvaire du début du xvie siècle, le mausolée d’Éracle, Notre-Dame de Saint-Séverin, belle statue de bois polychrome du xvie siècle, la chapelle du Saint-Sacrement, ornée de médaillons de Jean Del Cour, la châsse de la bienheureuse Ève, des souvenirs de la Fête-Dieu, et, dans la crypte, le gisant en marbre noir de Theux représentant le prévôt de Saint-Martin, Conrad de Gavre (1602).

Après de nombreux aléas, l’église actuelle date du xvie siècle et abrite, en son chœur, cinq verrières de la Renaissance.

Restaurée en 1840 et en 1871, elle est basilique depuis 1886.

Index des artistes

Vue du chœur de la basilique Saint-Martin

Liste chronologique des artistes ayant travaillé à l’église Saint-Martin, ou dont une œuvre se trouve dans l’église.

Événements

En juin 1846, pour les 600 ans de la Fête-Dieu, la Basilique vit la première mondiale du Lauda Sion de Felix Mendelssohn, motet commandé par l’évêque de Liège et créé en présence du compositeur qui mourra l’année suivante.

Les funérailles de Julie et Mélissa, les deux victimes les plus connues de Marc Dutroux dans l’affaire du même nom, ont été célébrées à Saint-Martin le 22 août 19969.

Photo de Bateau « Le pays de Liège »
Bateau « Le pays de Liège »

Pays de Liège (bateau)

Le Pays de Liège est un bateau à passagers (ou bateau-promenade) qui propose des croisières de quelques heures à une journée, sur la Meuse et sur le canal Albert en province de Liège.

Embarquez pour une croisière au fil de l’eau

Le bateau « Le Pays de Liège », 208 places assises réparties sur 2 ponts couverts avec en plus un pont promenade, vous dévoile les charmes de la Meuse. En journée ou en soirée, avec ou sans repas, laissez-vous embarquer au fil de l’eau pour un moment de détente original…

Croisière sur la Meuse à destination de Maastricht, Huy, la Montagne Saint-Pierre, … Croisières gourmandes en soirée avec animation musicale.
Avec ses 208 places assises réparties sur 2 ponts couverts et un pont promenade, le bateau « Le Pays de Liège » vous emmènera à la découverte des charmes de la vallée mosane au travers de croisières d’une demi-journée ou d’une journée à destination de Maastricht, Huy, la Montagne Saint-Pierre.
Il est possible aussi de combiner une croisière avec la visite de Blegny-Mine et des principaux sites touristiques liégeois.
Des croisières gourmandes sont organisées en soirée tout au long de l’année.
Le bateau peut également être loué par des entreprises ou des particuliers.

 

Photo de Baugnez 44 Historical Center
Baugnez 44 Historical Center
Photo de Belgian Forest Days
Belgian Forest Days
Photo de Bibliothèque & Musée de la Gourmandise
Bibliothèque & Musée de la Gourmandise

La Bibliothèque de la gourmandise est la plus importante bibliothèque de gastronomie de Belgique, avec plus de 17000 livres de cuisine et plusieurs milliers d’autres documents ; c’est une des plus grandes d’Europe sur ce thème avec ses ouvrages concernant l’alimentation, les arts de la table et le tabac, principalement en Europe et particulièrement en Belgique : bibliographies, histoire, recettes de tous les temps, économie domestique, chimie alimentaire, publicités, iconographie, littérature, musique, etc.

Pour assurer la pérennité de ce fonds qui constitue un outil essentiel pour les chercheurs, notre asbl a choisi de le transférer à l’asbl Centre de gastronomie Historique qui lance un nouveau projet : la création d’un Pôle de Recherche en Histoire de l’Alimentation : le PRHAlim

Un crowdfunding est lancé pour réunir les fonds nécessaires à la reprise de la collection et à sa réinstallation en région bruxelloise.  Votre participation, si minime soit-elle, est la très bienvenue sur

La bibliothèque contient également des ouvrages concernant les arts anciens, la poste et la danse.  Un fonds est consacré aux archives locales et à la littérature dialectale :

Bibliothèque

Salle de lecture en 2003.

Elle représente la plus importante collection de livres de gastronomie de Belgique et l’une des vingt plus grandes d’Europe2.

Les livres, majoritairement anciens, traitent de l’alimentation, des arts de la table et du tabac, principalement en Europe et particulièrement en Belgique. Ils sont classés par thèmes : bibliographies (dont celle de Georges Vicaire), histoire, biographies, réceptaires (livres de recettes), cuisine religieuse, cuisine des enfants, diététiquevégétarismevégétalisme, économie domestique, sociologie, chimie alimentaire, publicités, iconographie, littérature, musique, etc.

La bibliothèque compte plus de 20 000 volumes auxquels s’ajoutent plusieurs milliers de documents (menus, étiquettes, revues, etc.). L’encodage informatique des livres est en cours.

La bibliothèque possède également d’autres fonds :

  • histoire de l’art et archéologie (quelque 2 500 livres) ;
  • danse et chorégraphie (2 000 livres) ;
  • archives locales et dialectales ;
  • histoire de la Poste et de l’écriture (fonds créé en 2004 avec le Musée Postes restantes situé dans le même bâtiment).

Les ouvrages sont consultables sur demande écrite et rendez-vous, étant donné le bénévolat des bibliothécaires.

Musée

Une salle du musée.

Deux bouteilles à vin de Meuse, dites voleuses3xviiie siècle, au musée.

Objets authentiques de gastronomie, matériel du feu du xve au xixe siècle, tableaux originaux (dont Le Christ chez Marthe et Marie de Joos Goemare, vers 1600), meubles, objets de maitrise et de curiosité relatifs à l’histoire de la cuisine et de l’alimentation sont disposés dans des salles du xviie siècle couvertes de voutes d’arêtes4.

Les visites sont toujours guidées : les visiteurs sont accompagnés d’un guide qui explique, de façon attrayante et humoristique, l’histoire de la cuisine en tenant compte de ses interlocuteurs. Les enfants, les personnes âgées, les personnes à mobilité réduite, les malvoyants, les handicapés mentaux légers y trouvent donc un accueil adapté. Les efforts de l’ASBL en matière d’accessibilité ont été récompensés le 26 janvier 2010 par le prix Cap48 de l’entreprise citoyenne 2009.

Expositions

Bibliothèque et musée organisent également des expositions temporaires in situ, participent à d’importantes manifestations culturelles (comme « Made in Belgium » à Bruxelles), et collaborent avec d’autres musées ou institutions de recherche.

Activités annexes

Depuis 2002, l’association sans but lucratif organise des balades guidées pour la découverte d’un patrimoine gastronomique particulier : les plantes sauvages comestibles. Sont organisées également des rencontres découvertes sur divers thèmes gastronomiques5.

D’autre part, la taverne des musées propose des mets réalisés en fonction de recettes issues de la bibliothèque, mettant ainsi à la portée du public une cuisine historique et régionale6.

Sites d’activité

Bibliothèque et musée sont installés dans la ferme castrale de Hermalle-sous-Huy (dans l’entité administrative de Engis), ancienne ferme du château contigu. Les bâtiments, qui datent des xviie et xixe siècles, peuvent faire l’objet d’une visite guidée pour des groupes de visiteurs.

Le site web offre, outre agenda et informations touristiques, des articles de fond sur des sujets particuliers de gastronomie7.

Photo de Bibliothèque Alpha – Salle académique de l’Ulg
Bibliothèque Alpha – Salle académique de l’Ulg
Photo de Bibliothèque Arsène Soreil
Bibliothèque Arsène Soreil

Réseau des bibliothèques communales d’Ans

 

Photo de Bibliothèque communale section de Hermalle
Bibliothèque communale section de Hermalle

La Bibliothèque communale vous accueille dans un cadre clair et chaleureux. Elle vous propose un choix agréable et diversifié de livres pour enfants, adolescents et adultes : romans, BD, ouvrages techniques ou de vulgarisation… mais également les journaux (La Meuse et Le Soir).

Afin de toujours mieux vous satisfaire et rencontrer vos demandes, elle se renouvelle et accroît ses collections : ainsi chaque année +/- 700 nouveaux bouquins sont mis à votre disposition.
Elle participe également au prêt-interbibliothèques (elle emprunte à d’autres bibliothèques des ouvrages qu’elle ne possède pas afin de les prêter à ses lecteurs) et pratique les réservations.

Elle accueille également les classes des écoles de l’entité engissoise et réalise pour celles-ci des animations.

La bibliothèque est ouverte à tous sans distinction, habitants du territoire communal comme de l’extérieur.
Pour une cotisation de 6 euros/an (dont sont exemptés les mineurs d’âge, étudiants, chômeurs et minimexés), un maximum de 10 livres à la fois vous est prêté pour 1 mois.

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Bibliothèque d’Alleur

La Bibliothèque vous invite à partager ses trésors des livres pour vous détendre, vous cultiver ou vous informer…

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Bibliothèque d’Engis
Bibliothèque de Boncelles

Entièrement rénovée en mai 2012, la bibliothèque est située dans l’ancien hôtel de ville de Boncelles, à l’étage.

Des milliers de volumes et de revues sont en libre accès.

Animations réalisées à la bibliothèque : visites de classes avec les écoles avoisinantes.

 

Photo de Bibliothèque de Xhendremael
Bibliothèque de Xhendremael
Photo de Bibliothèque Paul Biron
Bibliothèque Paul Biron
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Bibliothèque Ulyse Capitaine
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Bibloupe – Bibliothèques d’Oupeye
Le Réseau d’Oupeye est constitué de 7 bibliothèques.
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Photo de Biennale de l’Image Possible
Biennale de l’Image Possible
Photo de Bio en Liège au jardin Botanique
Bio en Liège au jardin Botanique
Organisé par la Régionale Est de Nature & Progrès, ce rendez-vous liégeois de l’alimentation bio et de l’écologie pratique, a lieu chaque année le dernier dimanche du mois de juin.

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Ce rendez-vous ayant lieu le dernier dimanche de juin réunit une 70aine d’exposants issus de différents domaines : agriculture, alimentation, artisanat, écoconstruction, bien-être, associatif environnemental et autres.
Des animations sont aussi proposées tout du long de la journée.
Des activités pour les petits, une restauration et un bar bio sont là pour vous rendre la journée très agréable.
Photo de Blegny Energy asbl
Blegny Energy asbl
Photo de Blegny-Mine
Blegny-Mine

Blegny-Mine est le nom d’un ancien charbonnage situé à Trembleur au nord-est de la ville de Liège, en Belgique (Région wallonne). Ce charbonnage appartenant anciennement à la Société anonyme des Charbonnages d’Argenteau.

Sa concession se situait à l’est de Liège et en aval de la ville dans la vallée de la Meuse sous les territoires des anciennes communes d’Argenteau, Cheratte, FeneurSaint-RemyTrembleurMortier et Dalhem, rassemblées dorénavant sur ViséBlegny et Dalhem1,2.

La concession se trouvait au nord de celle de la Société anonyme des Charbonnages du Hasard.

Ce charbonnage fut le dernier du bassin liégeois à fermer ses portes. Ses activités commerciales et industrielles cessèrent en 1980 pour laisser place à un espace touristique et culturel.

À sa fermeture, le site minier comprenait deux puits, le puits Marie (234 m. de profondeur) et le puits No 1 (760 m. de profondeur), afin d’assurer la mise à fruit du gisement, la circulation des hommes et de la production, sans oublier la ventilation des galeries qui se répartissaient sur 7 étages (le dernier se situant à 530 m de profondeur). À partir de ces galeries, l’exploitation se faisait par la méthode de la « taille chassante » qui consiste à avancer parallèlement à la ligne de la plus grande pente de la veine de charbon. Ces veines pouvaient être exploitées jusqu’à une épaisseur minimum de 30 cm.

Une visite de la mine est aujourd’hui possible. Des guides anciens mineurs ou des guides professionnels vous mènent à travers une exploration des galeries à -30 et -60 mètres. La descente et la remontée sont opérées par l’ascenseur toujours en fonction du puits no 1. La visite se conclut par la découverte des installations de recette et de triage des charbons.

Le site de Blegny-Mine héberge également le CLADIC (Centre Liégeois d’Archives et de Documentation de l’Industrie Charbonnière), regroupant de la documentation et de nombreux fonds d’archives des charbonnages de la région.

Le site est accessible en transports en commun, depuis l’arrêt Route de Mortier à Trembleur, desservi quotidiennement par le bus 67 Liège – Visé.

L’endroit était associé à un train touristique, Li Trimbleu, dont l’exploitation a cessé après un accident mortel en 1991. A noter que le mot wallon «Trimbleu» ne signifie nullement «train bleu» comme l’imaginent certains touristes. «Trimbleu» est le mot wallon désignant le village de Trembleur.

Le site est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2012 lors de la 36e session du Comité du patrimoine mondial avec trois autres charbonnages de Wallonie comme sites miniers majeurs de Wallonie3. Il s’agit de l’unique site inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO situé en province de Liège.

Des débuts jusqu’à la fin du xixe siècle

La tour du puits no 1.

Wagonnets à l’intérieur du triage-lavoir.

Une des galeries visitable de la mine, avec une ancienne motrice diesel. On reconnait notamment cette motrice et ses wagons dans le film Marina de Stijn Coninx, pour lequel la mine a notamment servi de décors

Dans la région de Mortier et de Trembleur, les premières traces d’exploitation de houille remonteraient au xvie siècle4, sous l’impulsion des moines de l’Abbaye du Val-Dieu5, bien que le charbon de terre y soit connu depuis bien avant6,7.

l’ancien puits Marie.

En effet, les terrains houillers du Pays de Herve, et de Blegny en particulier, ont la particularité de se trouver à très faible profondeur, voire en affleurement pour certaines veines.

Au début du xviie siècle déjà, l’exploitation houillère au ban de Trembleur semble florissante8 à connaître le nombre d’actes passés à l’époque mentionnant la présence de houille, dans le cas de dédommagements ou de contrats d’exploitation : on trouve ainsi la trace d’exploitations de houille au lieu-dit Goméfosse9, entre Cortils et Trembleur, à la limite du bois de Trembleur9, ou à La Waide10. De plus, plusieurs familles entrent en relations d’affaire avec l’abbé de Val Dieu afin d’exploiter des veines de houille sur les terres de l’abbaye11. Ses moines exploitent d’ailleurs au lieu-dit Leval, sur Saint Remy, dès 166012,13.

Le monastère s’associe aussi plusieurs fois avec des membres de la famille Defrongteaux14.

C’est cependant la famille Corbesier, et plus particulièrement son patriarche Gaspar, qui va développer l’activité houillère de la région et ce, dès la fin du xviiie siècle.

Elle exploite depuis deux générations des houillères sur le territoire des communes d’Argenteau, Mortier, Saint-Remy et Trembleur. Cette famille possède également des parts dans plusieurs autres sociétés charbonnières telles que celles de Bonne-Foi-Homvent-Hareng, Cheratte, Housse, Wandre ou Xhendelesse.

À sa mort en 1809, Gaspar laisse cinq enfants15 : quatre fils et une fille. Trois d’entre eux, Jean, Philippe et Urbain, reprennent une partie de l’héritage paternel dans les houillères de la région et poursuivent l’extraction. Ils introduisent même deux demandes en maintenue et en extension de concessions en 1810 et 1818. Les aléas des successions de régimes retardent l’octroi de celles-ci, nommées « Argenteau » et « Trembleur », qui ne seront finalement accordées qu’en 184816.

À l’époque, les Corbesier possèdent plusieurs puits de mines, notamment le puits des Trois Frères, sur la commune de Trembleur, le puits Urbain, sans oublier celui de Bouhouille, ces deux derniers étant situés sur Saint-Remy. L’exploitation parait s’y dérouler de manière aléatoire : les puits sont tantôt en activité, tantôt abandonnés, avant d’être à nouveau aménagés et rouverts à l’extraction.

L’exploitation erratique est ainsi mise en exergue par le Corps des mines qui relève aussi des difficultés internes à l’entreprise « Corbesier Frères ». Trop éloignée des voies de communication, affrontant des conditions de gisement difficiles et une abondance des eaux d’infiltration, usant de méthodes d’exploitation discutables, exploitant par un nombre de sièges trop important ce qui nécessite l’emploi d’un personnel trop nombreux, la question de la survie de la société est soulignée par l’ingénieur des mines Auguste Ransy : « nous pensons d’ailleurs que nous sommes bien loin de l’époque où il deviendra nécessaire d’asseoir un grand siège d’exploitation dans la région méridionale non seulement sur Bouhouille mais aussi sur Trembleur. En effet, la localité que nous considérons est dépourvue de grandes voies de communication et ne renferme pas assez de consommateurs pour acheter le charbon qu’il serait nécessaire de tirer au jour pour assurer un bénéfice à l’exploitant. La houillère des Trois frères qui, sous ces rapports, est dans de meilleures conditions, ne parvient même pas à écouler la faible extraction qu’elle produit. Le magasin considérable de houille qui encombre aujourd’hui et depuis longtemps cet établissement en est la preuve17. »

Cette conclusion pessimiste ne dissuade nullement les frères Corbesier d’entamer le creusement de ce qui deviendra le puits Marie dès le premier semestre 184918. Le puits est maçonné et les bâtiments abritant le puits et les machines sont terminés en décembre de la même année. Le 24 juillet 185019, ils reçoivent l’autorisation d’installer deux machines à vapeur de 30 et 16 CV avec trois chaudières destinées à l’épuisement des eaux et à l’extraction. La profondeur du puits est portée à 88 mètres et on y monte une première belle-fleur.

Mais dix ans plus tard, le siège Marie n’est toujours pas en activité. En 1863, d’ailleurs, le puits est encore en avaleresse. Cela peut, du moins en partie, s’expliquer par les disparitions successives de Philippe et Jean Corbesier, en 1853 et 1854, et par les difficultés à rassembler les capitaux nécessaires à la continuité des travaux qui en auraient résulté.

Ce n’est qu’en août 1864 que l’ingénieur Deschamps mentionne finalement l’avancement de deux tailles, à partir du puits Marie, dans la couche Grande Fontaine à -170 mètres. Le puits atteint sa profondeur maximale, 236 mètres, et l’entreprise pense même construire un chemin de fer à la surface pour relier l’axe Liège-Maastricht.

Malheureusement, la mort d’Urbain Corbesier qui survient en 1867 reporte le projet. Gaspard Corbesiera prend le contrôle de l’exploitation et tente de relancer l’entreprise familiale. Pourtant, les activités ralentissent avant d’être finalement interrompues. En 1872, la houillère Marie est à l’abandon avant d’être mise en réserve l’année suivante. L’épuisement des eaux s’effectue par un autre puits, probablement le puits de Saint Remy (ou puits Hayoulle), ouvert plus tard, car les pompes du puits Marie sont inactives.

La relance s’engage finalement le 23 février 188220, date à laquelle se constitue la Société anonyme des charbonnages d’Argenteau-Trembleur. Bien que l’actionnariat se diversifie, il reste en grande partie dans le giron de la famille Corbesier. Gaspard Corbesier, qui est également bourgmestre d’Argenteau, devient président du Conseil d’administration.

Gaspard Corbesier se dit très confiant dans l’entreprise lorsqu’il conclut son rapport à l’assemblée générale ordinaire du 3 juillet 1882 : « nous marchons donc dans les conditions les plus rassurantes. Tout nous donne l’assurance que l’exercice prochain clôturera à notre entière satisfaction21. »

Comme pour confirmer ces propos, on agrandit une nouvelle fois le puits Marie en 1883, afin de pouvoir y installer deux chaudières neuves, un culbuteur ainsi qu’une machine d’extraction de 50 CV et une belle-fleur en provenance du charbonnage de Cheratte, où les travaux ont cessé depuis 1878.

L’année 1883 est aussi marquée par la réunion des deux concessions sous le nom d’Argenteau-Trembleur et par l’établissement de voies ferrées.

Malheureusement, la situation semble plus difficile que jamais : « l’exploitation y est tout à fait insignifiante22 » lit-on dans un rapport de l’ingénieur Van Scherpenzeel-Thim. La société ne se porte pas bien, même s’il est vrai qu’elle réalise des travaux d’aménagement très importants. En 1885, la démission du directeur, Dieudonné Dupont, entraîne la désignation de Gaspard Corbesier comme administrateur-délégué.

Quelques mois plus tard, le puits Marie est abandonné et, le 10 août 1887, la Société anonyme des charbonnages d’Argenteau-Trembleur est mise en liquidation.

Malgré un dernier sursaut en 1891 au cours duquel un ancien administrateur, Charles de Ponthière, rachète l’entreprise et tente vainement de remettre en route une activité viable, toute exploitation cesse à cause des eaux aux alentours de 1896 jusqu’au lendemain de la première guerre mondiale.

Au xxe siècle

À l’issue de la Grande Guerre, l’exploitation houillère est arrêtée depuis près de vingt ans dans la région de Trembleur lorsque Charles de Ponthière, ancien administrateur de la S.A. des charbonnages d’Argenteau-Trembleur et propriétaire du charbonnage ainsi que de sa concession, s’associe avec Alexandre Ausselet, un entrepreneur carolorégien déjà propriétaire de deux autres charbonnages à Tamines et à Villers-le-Bouillet.

Le 27 octobre 1919, ces deux associés, rejoints par un groupe d’industriels « courageux et énergiques, portés par l’enthousiasme de la reconstruction des dommages de la guerre23» et « attirés par la qualité extraordinaire de l’anthracite qu’on trouve dans cette concession24  », fondent, à Bruxelles, la Société anonyme des Charbonnages d’Argenteau.

La relance de l’exploitation

Dès 1920, l’entreprise réalise d’importants travaux de premier établissement. Ces travaux comprennent entre autres la réfection du puits Marie, la création de nouveaux étages d’exploitation, la construction d’accrochages, d’écuries et de salles de machines, l’achat de terrains, la construction de bâtiments, l’achat de machines et de moteurs, l’établissement d’installations électriques, sans oublier la réalisation de sondages et de recherches dans la concession ainsi que le creusement du puits No 1.

De 1920 à 1940

Le puits No 1

Le puits No 1 est foncé à l’aube des années 1920 jusqu’à la profondeur de cent septante mètres. Le creusement est réalisé à l’aide de mines et d’explosifs et la paroi intérieure est revêtue d’une maçonnerie en briques. Après une interruption en 1923, le fonçage reprend l’année suivante mais il faut attendre 1929 pour atteindre le niveau de deux cent trente-quatre mètres.

À la fin du mois de décembre 1925, une importante crue frappe la région liégeoise provoquant l’inondation de la vallée mais également l’ennoyage du charbonnage d’Argenteau par suite de la coupure d’alimentation électrique en provenance de la centrale de Bressoux, propriété de la Société intercommunale belge d’électricité. Cet incident a d’importantes conséquences sur la production de l’année 1926 qui enregistre une chute de près de 10 000 tonnes par rapport à 1925 ! L’année suivante, la société connaît de nouveaux déboires de production : c’est une « grande grève25 » de deux mois qui en est à l’origine.

Le puits No 1 est équipé d’une machine d’extraction électrique, toujours en cours de montage en 1927 : « les travaux sont abandonnés depuis de nombreux mois. Les dispositifs de freinage ne sont pas encore installés26. » La garniture du puits se poursuit cependant : on l’équipe de garde-corps, d’un guidonnage, d’une passerelle et d’un escalier autour de la recette.

Étonnamment, la crise de 1929 ne ralentit pas la production. Ce succès est redevable à la qualité exceptionnelle du charbon produit par les veines dites des 7 poignées et des 15 poignées.

Malheureusement, l’entreprise perd la trace de ces deux veines peu de temps après, ce qui provoque une nouvelle diminution des résultats d’extraction. Comme la prospection n’offre aucune réserve nouvelle, un premier projet de fermeture voit le jour vers 1934-193725 .

Cependant, c’est sans compter le « flair du jeune ingénieur Jacques Ausselet23 », fils d’Alexandre Ausselet, et le hasard (« ne dit-on pas que son intuition fut confirmée par un pendule23»), conjugués aux recherches plus conventionnelles et aux études du gisement qui permettent finalement de retrouver des veines qui assureront l’exploitation jusqu’en 1980.

La paire

Les aménagements en surface ne se limitent pas au Puits No 1. Le terrain entourant l’orifice du bure fait lui aussi l’objet de lourds travaux. Entre 1922 et 1923, l’entreprise se lance dans une politique d’acquisition de parcelles en vue de l’installation de la nouvelle paire, de son nivellement et de l’agrandissement progressif du terril.

Les propriétaires du charbonnage décident d’utiliser « la terre et l’argile des morts terrains pour fabriquer des briques et construire tous les bâtiments23 ». Pour ce faire, ils obtiennent diverses autorisations d’établissement de briqueteries temporaires entre 1920 et 1923. De ces constructions, il subsiste encore le magasin, la forge (tous deux transformés en hall d’accueil et en vestiaires) et une partie des anciens bureaux, rachetés dès la fermeture par un particulier.

Le puits Marie

Le puits Marie est en travaux jusqu’en 1923. On y place entre autres les compresseurs en ligne Lebeau et François, que l’on peut toujours voir aujourd’hui. En attendant la mise en service du puits No 1, il est toujours utilisé comme puits d’entrée d’air et sert à la translation du personnel ainsi qu’à l’évacuation des produits grâce à une nouvelle machine d’extraction à vapeur fabriquée par les Établissements Beer de Jemeppe-sur-Meuse et installée en 1924. Le bâtiment subit plusieurs modifications consistant en des agrandissements successifs.

De 1940 à 1980

Le 10 mai 1940, l’extraction est brutalement arrêtée par la destruction de la tour d’extraction du puits No 1 par l’Armée Belge et le pilonnage des installations de surface lors des échanges d’artillerie entre Allemands et Belges. Seul le puits Marie en sort épargné.

« Nous sommes le seul charbonnage de Belgique où une telle destruction a été opérée par l’Armée. Nous n’en connaissons pas les raisons27. » L’armée belge craint que la tour d’extraction, située à trois kilomètres à vol d’oiseau du fort de Barchon, ne serve de point d’observation pour les Allemands. Elle procède alors à la destruction de la tour du charbonnage, « en faisant sauter de grosses charges d’explosifs placées contre les montants en béton de la tour28», et du clocher de l’église Sainte-Gertrude de Blegny.

La puissance des explosions au charbonnage est telle qu’elle touche irrémédiablement la plupart des installations de surface : triage, lavoir, lampisterie, ateliers, magasins, bains-douches, sous-station électrique, bureau, etc.

Faute d’alimentation électrique, les installations d’exhaure cessent de fonctionner et laissent les eaux envahir les chantiers souterrains, jusqu’au niveau de 170 mètres.

Après la destruction des infrastructures, le travail reprend durant les mois de juillet et août par le déblayage de la surface et l’enrayement de l’inondation des puits et des galeries.

La reconstruction proprement dite débute en juin 1942 par l’érection d’une nouvelle tour d’extraction et ce, malgré l’absence d’autorisation des Allemands et les nombreuses difficultés pour se procurer le matériel nécessaire.

Durant la réfection du puits No 1, on installe sur le puits d’aérage du puits Marie, un treuil d’extraction électrique qui permet de faire descendre deux cages au niveau 170 mètres. Cette installation sert à la translation des pompiers et à l’exécution de travaux de recarrage et d’entretien.

Cependant, l’extraction reste nulle. Les dirigeants choisissent la voie de la résistance économique. « S’ils avaient tout fait pour sauver l’outil, ils mirent autant d’ardeur à ne pas exploiter pour le compte de l’ennemi29  ! » C’est parce qu’il est finalement menacé de déportation que Jacques Ausselet se résigne à relancer la production en 1944, en la limitant toutefois entre 25 et 30 tonnes par jour, soit dix fois moins qu’avant-guerre. Une installation de triage manuel, toujours visible aujourd’hui, est placée sur la paire, dans l’attente de l’établissement d’un nouveau triage-lavoir.

Entretemps, Jean Ausselet, son frère, procède à l’engagement de personnel en nombre supérieur à celui nécessité par la production afin d’éviter les départs d’ouvriers vers les usines et fermes du Reich.

Après la seconde guerre mondiale, la grande reconstruction étant terminée, le charbonnage décide l’approfondissement du puits. Le 27 juillet 1956, le niveau bas de l’avaleresse atteint 459 mètres et, le 15 janvier 1960, le creusement atteint la cote maximale de 760 mètres. On exploite ainsi par les niveaux de 85, 170, 234, 300, 350, 430 et 530 mètres.

Le triage-lavoir et la recette

Parallèlement à l’érection de la nouvelle tour d’extraction, la reconstruction du triage débute en 1942. Les piliers en béton de la recette et du triage sont coulés entre septembre 1943 et mai 1944. L’étage de la recette est aménagé fin 1945.

Le nouveau triage-lavoir est opérationnel dès décembre 1946. Celui-ci est agrandi en 1948 et en 1955-1956, par la société Evence-Coppée de Bruxelles. Il fonctionne d’abord à l’argile, puis à l’eau lourde (eau + magnétite) à partir de 1956.

En 1972, l’étude d’un nouveau lavoir à poussier est entreprise et sa construction est réalisée en 1973 par l’entreprise Donnay de Blegny. En 1975, le lavoir est opérationnel.

Les terrils

Le premier terril, dit vieux terril ou ancien terril, est constitué après 1920. Christine Wirtgen précise qu’il est « né en 192530  » et « a été chargé jusque 1940 environ. Brûlé, il est recouvert d’une végétation partiellement naturelle, partiellement plantée par l’exploitant30 ».

Un abri pour le treuil de la mise à terril est construit en 1928. Une première mise à terril est placée en 1929 et des terrains sont achetés en vue de l’extension du terril en 1934.

Une nouvelle mise à terril est construite en 1943, équipée de skips. Elle permet la constitution du deuxième terril, alimenté jusqu’aux derniers jours de l’exploitation.

« Le nouveau terril déborde sur l’ancien. Sa forme tronquée est due à l’échéance de la fermeture qui plana sur le charbonnage à partir de 1975 et qui l’empêcha de se développer normalement. Effectivement, la machine de la mise à terril ne pouvait pas tirer les wagonnets sur une pente plus forte. Comme il n’était pas possible d’amortir une nouvelle installation en 5-6 ans, la direction choisit d’étaler le terril29

L’entrée

Le portique d’entrée remonte à 1954. Il est construit en moellons et en béton. Dessinés par l’architecte Cerfontaine, les plans prévoient initialement le placement de la guérite à droite du portique.

Dans les années 1970 (?), l’arc de béton coiffant la grille principale est coupé en raison de l’évolution de la taille des camions : il leur devenait en effet impossible de pouvoir passer sous le portique.

La laverie

Un arrêté royal du 3 mars 1975 impose aux industries extractives la généralisation de la fourniture de vêtements de travail pour chaque ouvrier. Pour s’y conformer, le charbonnage d’Argenteau envisage la construction d’un bâtiment « pour le stockage des vêtements de travail que nous devons distribuer à partir du 1er janvier 197631. »

Le charbonnage fait appel à l’entreprise Herman Palmans à Dalhem pour l’érection de la nouvelle bâtisse, parée à l’extérieur de dalles SIPOREX.

Reconversion

Dans les années 1960, le Ministère des affaires économiques mène des recherches de reconversion pour les sites industriels – y compris charbonniers – et pour le reclassement du personnel. Des brochures à destination d’investisseurs potentiels sont éditées et mettent en valeur les avantages que des sites désaffectés « offrent pour l’implantation d’industries nouvelles32 ». Malheureusement pour le charbonnage de Trembleur, son site n’est pas retenu dans l’édition qui sort de presse en 1970.

La loi sur l’expansion économique du 30 décembre 1970b donne une nouvelle chance au charbonnage de s’inscrire dans une démarche de reconversion, d’autant plus que les autorités semblent disposées à accorder « un préjugé favorable aux régions charbonnières33 ». Sans plus de succès.

Au niveau de la production, l’année 1970 représente un record pour la houillère de Trembleur. Cette performance arrive à point, au moment où les responsables politiques s’apprêtent à programmer de nouvelles fermetures. Grâce à sa production de 1970, le 13 février 1975, le Comité ministériel de coordination économique et sociale décide d’arrêter toute subvention au charbonnage à la date du 31 mars 1980. Il est ainsi le dernier siège du bassin de Liège à fermer ses portes.

Entretemps, des pistes de reconversion sont étudiées : exploitation du terril, utilisation du triage-lavoir, reconversion touristique. Jacques Ausselet s’adresse à l’ingénieur Modeste Petitjean de l’Administration des Mines afin qu’il étudie les solutions envisagées. L’étude conclut à des perspectives peu encourageantes. Jacques Ausselet se tourne alors vers Jean Defer, directeur des travaux, qui a déjà défendu l’idée d’une reconversion touristique. Et, de fait, depuis 1973, le charbonnage accueille un embryon d’activité touristique, connu sous le nom du Trimbleu, qui s’appuie sur l’exploitation de l’ancienne ligne vicinale Trembleur-Warsage. Jacques Ausselet charge Jean Defer de finaliser une reprise par la Province de Liège, sur base de la proposition formulée en 1976 par son Gouverneur de l’époque, Gilbert Mottard, de conserver un signe de l’attachement de la région à la houillerie.

Ce projet est avalisé par le Conseil provincial et la Députation permanente de la Province de Liège le 13 mars 1980 et ne s’arrête pas à la conservation du site charbonnier mais vise également à l’exploitation touristique des travaux souterrains.

Les premières visites se font aux étages « historiques » de 170 et 234 mètres. Mais l’affluence des eaux due à l’arrêt du pompage des charbonnages avoisinants et à la croissance des précipitations depuis 1977 pèse sur la santé financière du projet.

Le projet est revu dès 1981 et un nouveau circuit voit le jour deux années plus tard après quelques mois de fermeture de la mine au public. Il permet les visites aux étages de 30 et 60 mètres en empruntant toujours le puits No 1. Un nouveau puits d’aérage est aménagé derrière les anciens bureaux, entraînant la fermeture irrémédiable et le remblayage du Puits-Marie. Depuis les années 1990, le domaine touristique de Blegny-Mine s’est sans cesse amélioré et développé dans son offre touristique. En 2020, on peut citer: plusieurs visites guidées et quotidiennes de la mine, un vaste parking de 200 places, une boutique de souvenirs et cadeaux, un restaurant ouvert tous les jours, une terrasse en été, une grande plaine de jeux pour enfants, un tortillard pour promener les touristes à la découverte de la région, et un circuit de promenade pour piétons, cavaliers et cyclistes (parcours de l’ancien train touristique).

Photo de Blues-Sphere Bar
Blues-Sphere Bar
Photo de Bombai Festival
Bombai Festival
MANAGEMENT: Suspiria Producciones @artistasuspiria
Photo de Bowling 69 Waremme
Bowling 69 Waremme
Nous vous accueillons dans un espace de 1000 m² avec plus de 150 places assises , 60 emplacements de parking, 14 pistes de bowling, 3 billards, 4 kickers.

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Le Bowling 69 de Waremme
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Il est également possible d organiser une réunion privé avec micro sonorisé et écran géant .Vous pouvez, si vous le désirez, disposer de l ensemble du Bowling le Lundi et jeudi de 08h à 15h et le Mardi toute la journée.
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N’hésitez pas à prendre contact avec nous pour tous renseignements.
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Bowling Carré d’As
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Bowling Huy

Brasserie Restaurant Bowling de Huy

Photo de Bowls and Balls
Bowls and Balls
Photo de Bruncher sur le Val Mosan
Bruncher sur le Val Mosan

Le « Val Mosan », bateau touristique de Huy (province de Liège), propose des croisières culturelles, navettes, croisières gourmandes,…

Photo de Bucolique Ferrières Festival
Bucolique Ferrières Festival

Pour toute demande ou information, merci de vous adresser à info@bucolique.be.

Photo de Bueren en Fleurs
Bueren en Fleurs

La montagne Bueren se fleurit durant quelques jours : faites la découverte magique du cœur historique de la Cité Ardente. Une biennale à ne pas manquer à Liège !

Nouvelle édition durant laquelle la Montagne de Bueren sera littéralement « envahie » par des milliers de fleurs. Tous les deux ans, les marches se voient parées d’une splendide et spectaculaire fresque florale.

Des escaliers chargés d’Histoire

Construit en 1875, l’escalier monumental de Bueren relie, pour rappel, le centre historique de Liège à sa citadelle et évoque la  » bataille des 600 Franchimontois  » qui, guidés par Vincent de Bueren, défendirent Liège contre Charles le Téméraire.
Les escaliers de Bueren, à Liège, ont été élus « escaliers les plus extrêmes du monde » par le magazine américain en ligne Huffington Post en septembre 2013, devant les célèbres temples d’Angkor , au Cambodge !

Bueren en fleurs…et en chiffres

Pas moins de 22.300 plantes annuelles (5.500 de plus que lors de la 1ère édition) réparties en 7.400 contenants seront nécessaires à la réalisation du tableau floral.

80 agents mobilisés durant les 2 jours de mise en place (6/6 et 7/6 de 8h30 à 16h).

Photo de Buronzu Gallery
Buronzu Gallery
Photo de C’est pas d’la Carotte
C’est pas d’la Carotte
Festival musical et participatif, concerts, spectacles, jam, scène ouverte, murs d’expression, ect. (tout libres de droits)
RDV le 4 et 5 septembre 2020.
Les origines du festival
C’est pas d’la Carotte c’est l’idée complètement folle de deux amies qui se sont lancées dans une aventure tout à fait par hasard :
Au départ, il y a eu Adeline et Dorine, deux copines de longue date qui souhaitaient organiser une soirée de départ pour d’autres amis qui changeaient de vie. Plutôt que d’opter pour la traditionnelle salle de fêtes avec DJ et open bar, nos deux rêveuses ont imaginé une fête dans les champs. Mais l’imagination débordante des deux organisatrices en herbe a très vite transformé cela en un véritable événement à part entière.
C’est donc en 2012 qu’a eu lieu près de Chimay cette première grosse soirée entre amis ! Au programme des réjouissances : une semaine de montage, des infrastructures entièrement faites à la main, une dizaine de groupes sur scène suivis d’une grande jam-session le soir, un camping, un bar,… Bref, un weekend de folie qui annonçait le début d’une grande aventure !
Dépassées par le succès de cette première expérience, et sous l’insistance de leur entourage, Adeline et Dorine n’ont pas d’autre choix que d’envisager une seconde édition à leur festival ! Pour partir sur de meilleures bases, elles choisissent de créer une ASBL et de s’entourer d’une équipe solide afin de professionnaliser le projet (bien que nous soyons tous bénévoles au sein de l’ASBL).
Depuis lors, la formule n’a cessé d’évoluer : le festival compte désormais une scène ouverte, un mur d’expression, des lieux de repos/rencontre, un village d’artisans,… Au total, ce sont plus de 1000 festivaliers et plus de 50 groupes et compagnies d’art de rue, ont foulé la prairie sur ces quatre dernières éditions.
Tout ce que nous programmons est libres de droits.
Le projet de l’ASBL
Le but principal de l’ASBL est de faire vivre la musique et les arts de rue, en donnant la chance à de jeunes et moins jeunes artistes de venir se produire sur une vraie scène de festival, devant un public toujours en quête de nouvelles découvertes musicales. De plus, nous maintenons une politique de prix bas, afin de rendre l’événement accessible à tous.
Tous les ans, nous avons donc eu la chance de proposer une programmation variée allant du rock au reggae en passant par le jazz festif ou encore le ska, mais aussi des fanfares, des compteurs d’histoires, des jongleurs etc… Des murs d’expressions offrent aux festivaliers la possibilité de participer à la décoration des lieux, et la scène ouverte permet à quiconque de venir s’exprimer. Et le soir, après les concerts, la grande scène se libère pour une grande jam session ouverte à tous !
Notre équipe jeune et passionnée, dans le cadre d’une organisation responsable et citoyenne, attache également une grande importance à la dimension durable de l’événement : en plus de construire nous-même une grande partie des infrastructures et du décor à l’aide de matériaux de récupération, nous mettons en place des toilettes sèches et un système de gobelets réutilisables.
Après quatre années de présence sur la commune de Chimay, notre beau festival connaît son premier grand chamboulement, puisque nous déménageons dans la commune de Huy !
Bref, au fil des années, C’est pas d’la Carotte a su conserver son esprit d’origine : un rendez-vous incontournable pour les adeptes de fêtes champêtres, de découvertes musicales, de rencontres fortuites, le tout dans un cadre bucolique et chaleureux !
Alors, on se retrouve en septembre?
Photo de Café-Théâtre La Bouch’rit Liège
Café-Théâtre La Bouch’rit Liège

Historique:

« La Bouch’rit » est un des cafés-théâtres liégeois. Il a été créé en 2001 par l’association de 3 personnes dont le directeur Christophe Locicero. En 15 ans d’existence, la popularité n’a pas diminué. Situé dans la rue commerçante Saint-Gilles, il est à la vue de nombreux passants et tire ainsi avantage de son emplacement.

Inspiré du concept français, c’est un petit théâtre où il est possible de boire un verre ou de manger un repas. Le prix du spectacle étant distinct de celui du repas, il n’est donc pas obligatoire de consommer.

Composée de 100 places réparties en 4 petites rangées proches, la salle procure un cadre assez restreint qui les oblige à s’adapter. C’est pourquoi les moyens techniques et le nombre d’acteurs sur scène sont très limités.

Photo de Carnaval de Malmedy – Cwarmê
Carnaval de Malmedy – Cwarmê

Cwarmê

Le Cwarmê est un carnaval qui se déroule dans la ville de Malmedy (Belgique). Il dure quatre jours et est classé au patrimoine immatériel de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Il commence le vendredi à minuit et dure jusqu’au mardi gras à minuit. Le point d’orgue du Cwarmê a lieu le dimanche après-midi lors du grand cortège carnavalesque. En 2018, la 560e édition a lieu du 10 au 13 février.

Malgré son appartenance aux Cantons de l’Est, territoires cédés par l’Allemagne à la Belgique au sortir de la Première Guerre mondiale, le Cwarmê est un carnaval latin typiquement wallon1.

Histoire et origines

La plus ancienne trace du carnaval de Malmedy date de 14592 dans un document où l’on évoque le Quarmæ, dans lequel on reconnaît le mot Cwarmê. Mais on peut penser qu’il ait été fêté bien plus tôt.
Le Cwarmê désigne à Malmedy la période de carnaval qui dure quatre jours. Ces quatre jours portent le nom wallon de Grandès haguètes par opposition aux P’titès haguètes (aussi appelés les quatre jeudis gras) qui précèdent le carnaval.

En 1695, alors que Malmedy est dirigée par des princes-abbés, on recense la première trace écrite de l’interdiction d’un carnaval. Assimilé à des rites païens, les autorités de la ville craignaient que cette célébration ne provoque rébellion et désordre. D’autres interdictions émanèrent au xviiie et au xixe siècle, mais les Malmédiennes passèrent outre cette censure. Au xxe siècle, au dénombre trois périodes d’annulation : durant les deux guerres et en 1962 lors d’une épidémie de variole. Cependant, malgré ces nombreux obstacles, les Malmédiens ont réussi à sauvegarder cette tradition qui se perpétue encore aujourd’hui1.

Le nom du carnaval de Malmedy tirerait son origine du mot latin quadragesima, simplifié en quaresima, ce qui signifie quarante – quarante pour le nombre de jours qui séparent le mercredi des Cendres du jour de Pâques. Quaresima évolua pour donner le mot Carême en français et le mot Cwarmê en wallon de la région.

Dans de nombreux endroits de la planète on fête le Mardi gras, appelé ainsi pour la grande quantité de nourriture absorbée avant les privations du carême. Il est le jour qui permet de définir la fête du carnaval. À Malmedy, il s’agit du dernier jour du carnaval. C’est donc ainsi que la fête de Pâques détermine aussi le jour du Cwarmê de Malmedy.

Mais ici les festivités s’étalent sur bien plus de temps que dans la plupart des autres carnavals. Le Cwarmê demande des mois de préparation : la confection des costumes, l’écriture des rôles, la préparation des chars, etc.

Parler populaire

Durant le Cwarmê, le wallon est la langue populaire couramment parlée. Durant ces quatre jours de fête, tout se dit et se chante en wallon malmédien (qui se différencie du wallon liégeois, namurois, etc.). C’est ainsi que la cérémonie d’ouverture qui voit le Bourgmestre (maire de la ville) remettre symboliquement les clés de la cité au « Trouv’lê » (représentant des masqués) se fait en langue wallonne. Plusieurs masques traditionnels s’adressent aussi aux spectateurs dans ce langage populaire. Les malmédiens sont très attachés à cet usage du wallon durant le Cwarmê1,3.

Sociétés et fanfares

Comme beaucoup de villes à l’époque, Malmedy a connu de nombreux groupements de jeunes qui rassemblaient, à l’époque, les jeunes hommes non mariés de la localité. On retrouve encore ces groupes dans les villages aux alentours. Ces associations étaient nommées « bânes » (bandes en français) et organisaient les festivités durant l’année, dont le Cwarmê. La plus ancienne « bâne » connue en 1836 s’appelait « Les Fidèles Disciples de Momus ». En 1847, apparaît « La Société Bourgeoise ». C’est à ce moment que naquirent les sociétés musicales qui existent encore à l’heure actuelle. Leur rôle dans la survivance du Cwarmê fut primordial. Sans leur implication le Cwarmê de Malmedy ne nous serait pas parvenu avec tant de fidélité. Ce sont ces mêmes sociétés qui ont remis au goût du jour certains costumes et rites qui avaient disparu au fil du temps.

La Royale L’Écho de la Warche

Fondée en 1846 par Alphonse Graff, La Royale L’Écho de la Warche est une fanfare active dans différents types d’évènements : concerts, animations musicales et cortèges carnavalesques. En 1921, elle reçoit le titre de Royale sur décision du Roi Albert Ier pour son 75e anniversaire. En 1940 elle est dissoute par les occupants nazis et se reforme dès la fin de la guerre en 1945. Elle compte en 2015 une soixantaine de membres actifs formés à l’Académie de Musique de la Ville de Malmedy4.

La Royale Union Wallonne

Créée en 1847, La Royale Union Wallonne est le plus ancien chœur d’hommes de la communauté française de Belgique. Leur répertoire comporte des chansons classiques multilingues et liturgiques, mais aussi des musiques plus populaires, sans oublier les chansons du folklore wallon5.

Le lundi du Carnaval la Royale Union Wallonne, appelée L’Union simplement par les Malmédiens, met en scène de petites pièces satiriques, les rôles, pour se moquer gentiment des citoyens Malmédiens ayant rencontré une ou l’autre mésaventure durant l’année écoulée. Ces rôles du lundi ont fait germer de nombreux chants wallons carnavalesques très connus6.

La Royale Malmédienne

Le chant est la principale activité de la Royale Malmédienne, chœur d’hommes créé en 1866. Cependant, le folklore malmédien occupe une grande place chez ces chanteurs. Comme les autres sociétés, elle collabore activement avec les services de la ville de Malmedy pour l’organisation du Cwarmê et pour le prolongement d’autres traditions. Depuis la fin du xixe siècle, le rôle du « Troûv’lê », personnage symbolisant le pouvoir durant le Cwarmê provient de la Royale Malmédienne, les « Djoup’sènes » sont également exclusivement réservées aux membres de la Malmédienne. C’est aussi la seconde société à organiser les rôles le lundi du Carnaval7.

La Royale Harmonie La Fraternité

Créée en 1874 par Ceslas Schneider, la Royale Harmonie La Fraternité est très active dans le folklore malmédien. Elle se compose d’environ soixante musiciens et effectue de nombreux déplacements. Son répertoire va des musiques de films aux grands airs classiques en passant par les comédies musicales8.

Lu Mesnie dol Haguète du Mâm’dî

Mise en place en 1966, la Mesnie est un groupe folklorique composé essentiellement de « Haguètes ». Elle est admise en tant que société au sein du cortège depuis 2001, et participe dès le samedi à l’ouverture du Cwarmê.

Lors du jour principal, le dimanche du Cwarmê, les « Haguètes » se rassemblent à 13 heures sur la place principale de Malmedy pour effectuer la « Danse de la Haguète ». La Mesnie effectue aussi plusieurs déplacements à l’étranger pour représenter les différents costumes traditionnels du Cwarmê9.

Répertoire musical

L’originalité du carnaval de Malmedy ne se situe pas uniquement au niveau visuel, ni des coutumes et de la gestuelle des participants. Un aspect absolument particulier de cette festivité est sa musique. Lors de la création des sociétés musicales actuelles, des marches furent composées. Elles s’intégraient aux thématiques sélectionnées chaque année. De nos jours, c’est toujours le cas. Les musiques du carnaval de Malmedy respecte la mesure du 6/8, rythmique à deux temps qui permet aux masques traditionnels de battre la mesure avec les ustensiles qui accompagnent les costumes.

Une production énorme de chansons issues des rôles du lundi du carnaval ont laissés des chansons tantôt comiques, tantôt tendres. Depuis les années 1950, de nombreux enregistrements ont été réalisés par les sociétés ou des particuliers. Il s’agit évidemment d’un répertoire musical exclusivement wallon qui a supplanté tous les autres dans le cœur des Malmédiens. Durant le Cwarmê ces chansons sont diffusées en rue, dans les cafés et chez l’habitant. Lors du bouquet final du dimanche, toutes les sociétés participantes interprètent les airs les plus connus afin de conduire l’immense farandole des masques traditionnels10.

Plusieurs chansons sont devenues des classiques au Cwarmê : Tching-Boum! (Robert Counson, 1960), Lu tchant do mâssî toûr (Robert Counson, 1960), Les mâm’diyins (Robert Counson, 1961), Hop’ on vêre ! (Sylvain Michel, 1962)11.

Déroulement

Les « P’titès haguètes » ou quatre jeudis gras se déroulent les quatre jeudis précédant le Cwarmê. Les « Grandès haguètes » se déroulent durant les quatre jours précédant le mardi gras compris.

L’acception ancienne du terme « haguète » désignait autrefois tous les masqués. Les jours de « grandès haguètes » sont des journées avec plus de faste12.

Les quatre jeudis gras

C’était, jusque dans les années 1960, l’occasion pour les jeunes hommes mais surtout les jeunes femmes de se déguiser et faire le tour des bars de la ville pour taquiner les clients jusqu’à ce qu’ils offrent une tournée. Cette tradition est tombée en désuétude, mais elle connaît un regain d’intérêt depuis le milieu des années 1990.

Les enfants sont de nos jours mis à l’honneur le premier et le quatrième jeudis gras, les deuxième et troisième jeudis sont réservés aux plus âgés.

Vendredi

Afin de se préparer aux jours suivants, la majorité des Malmédiens se retrouvent dans les différents cafés de Malmedy pour commencer ensemble le Cwarmê. En fin de soirée, la foule s’agglutine au fond du café du Scotch Inn, situé au centre de Malmedy, pour assister à la répétition générale de la « Marche do Trouv’lê » et des autres chansons folkloriques jouées par la fanfare L’Écho de la Warche13.

Samedi

Dès midi, les « Grosses Polices », policiers bedonnants inspirés de l’époque française, circulent dans les rues de la ville avec leur canon pour annoncer l’ouverture des festivités.

À 15 heures, la population, les officiels et toutes les sociétés folkloriques se rassemblent à la salle de la Fraternité pour la «passation des pouvoirs » du Bourgmestre (maire de la ville) au « Trouv’lê » (représentant des masqués). Il s’agit de l’ouverture officielle du Cwarmê et celle-ci est majoritairement proclamée en wallon. Le Bourgmestre remet symboliquement les clés de la ville au « Trouv’lê » pour les 4 jours du carnaval.

Après la réception, sur le coup de 16 heures, une douzaine de « Sotês », la « Grosse Police » et deux « Djoup’sènes » accompagnent le « Trouv’lê » et la fanfare de la Royale Malmédienne pour prendre la tête du cortège. Il s’agit du premier cortège du Carnaval. Les 4 autres sociétés musicales et folkloriques, La Royale Fanfare L’Echo de la Warche, La Royale Harmonie la Fraternité, la Royale Union Wallonne et la Mesnie dol Haguète, défilent elles aussi.

Le samedi, chaque société a un thème spécifique qui change d’année en année. Masquées, les Jeunesses des villages avoisinants se joignent au cortège avec un char décoré pour l’occasion.

Dimanche

Longs-Nés, Longuès-Brèsses et Boldjî le dimanche du Carnaval.

Longs-Nés, Longuès-Brèsses et Boldjîs le dimanche du Carnaval.

Le grand cortège carnavalesque du dimanche est le plus beau et le plus populaire. C’est durant cette journée que l’on peut apercevoir l’ensemble des masques traditionnels du Cwarmê.

Malmédien ou non, le carnaval est ouvert à tous. Chacun peut se costumer et faire partie du cortège. Celui-ci démarre vers 14 heures après la « Danse de la Haguète » et se termine par le Bouquet musical final à 18 heures sur la place Albert Ier.

Dans la seconde moitié du xixe siècle, la tradition orale raconte que des travestis crasseux déambulaient dans les rues le dimanche matin. Ils faisaient du bruit au moyen d’instruments divers (exemple: vieilles casseroles). La malpropreté volontaire des participants fit qualifier ces sorties de « mâssîs-toûrs » (sales tours). Ces manifestations furent rapidement interdites par les autorités. Vers 1889, on remplaça ces « mâssîs-toûrs » par les tours de ville des différentes sociétés de masqués. De nos jours, on parle encore de « mâssîs-toûrs » mais ils n’ont évidemment plus rien de sale14.

Le dimanche se compose donc d’un grand cortège composé des sociétés, des Jeunesses locales et de leurs suites de masqués. Chaque année plus de 2500 participants défilent le dimanche dans les rues de la cité malmédienne. Immédiatement après ce défilé débutent les «bânes-corantes» (bandes courantes). Le cortège se dissout et chacun continue à se balader, toujours masqué, dans les rues de Malmedy jusqu’au rassemblement final. Ces « bânes corantes » de fin de journée, constituent un joyeux désordre généralisé. C’est l’originalité toute particulière du carnaval de rues malmédien, bien distinct en cela de la simple parade.

La plupart des participants arborent les célèbres masques traditionnels du Cwarmê qui sont au nombre de quinze. Le Cwarmê est un carnaval interactif, les masqués n’hésitent pas à faire participer le public et s’insinuer dans la foule pour trouver une personnes avec qui s’amuser.

Depuis quelques années le parcours du cortège a été modifié, mais il respecte habituellement le tracé suivant : Place de Rome, Chemin-Rue, rue de la Tannerie, rue Abbé Péters, rue Neuve, rue Derrière la Vaulx, rue du Commerce, place Albert 1er, Châtelet, rue Devant l’Étang, rue Jean-Hubert Cavens, Place de Rome (dislocation pour les «bânes-corantes»).

Lundi

La Royale Malmédienne et la Royale Union Wallonne interprètent sur de petites scènes ambulantes des pièces de théâtre s’inspirant de faits divers amusants qui se sont déroulés durant l’année à Malmedy. Diverses chansons sont créées pour l’occasion et viennent rythmer ces spectacles de rue. Ces représentations se déroulent entièrement en wallon.

Mardi gras

Brûlage de la Haguète, fin du Cwarmê.

C’est le dernier jour des festivités du Cwarmê. À partir de 14 heures chaque société sort de manière individuelle afin de parcourir une dernière fois les rues de Malmedy.

Les membres de l’Union wallonne sont déguisés en bourgeois du début du xxe siècle et célèbrent un mariage fictif de la même époque.

La Royale Malmédienne est composée de centaines de personnes déguisées en Ardennais et Ardennaises telles qu’ils étaient vêtus à l’époque. Sarrau, foulard rouge et casquette noire pour les hommes. Blouse fleurie, jupe plissée et chapeau de paille pour les femmes. On constate depuis plusieurs années que le travestissement masculin est aussi porté par les femmes, plus pratique pour courir et sauter à travers les rues. Ce cortège d’Ardennais constitue le plus grand groupe du mardi.

La Mesnie dol Haguète forme un groupe appelé « Grossès Tièsses » (les grosses têtes). Chaque membre se déguise en un personnage de leur choix et se munit d’une énorme tête faite en papier mâché confectionnée durant l’année.

Enfin, la fanfare L’Écho de la Warche et l’Harmonie de La Fraternité défilent dans les rues suivies de leurs membres vêtus des costume à thème annuels.

À 19 heures, toutes les sociétés et la population se réunissent place Albert 1er, au centre de Malmedy, pour célébrer la clôture du Cwarmê. Un énorme bûcher est monté au centre de la place afin de procéder « Brûlage de la haguète ». À l’époque, un os était jeté dans le brasier pour marquer la fin des festivités, mais aussi la mort de l’hiver. Cette célébration avait lieu le mercredi des cendres, le lendemain du mardi gras. Elle fut supprimée par le clergé en 1892, puis rétablie en 1954 le soir du mardi gras. Aujourd’hui, c’est une « Haguète » de paille qui trône fièrement au sommet du tas de bois1. Ce dernier est incendié par le président de chaque société folklorique. Le « Trouv’lê » jette sa pelle en bois dans le feu, symbolisant la fin de son règne de 4 jours sur la ville de Malmedy. Un poème très émouvant nommé « Arvèye Haguète » (au revoir Haguète) est lu en wallon pendant que le bûcher s’embrase. Ensuite, chaque société suivie de leur cortège de masqués défilent les uns après les autres autour des flammes, dansant joyeusement sur les airs folkloriques joués par les différentes fanfares.

Personnages du Cwarmê

Le Cwarmê compte quinze costumes traditionnels qui sont, pour la plupart, uniquement visibles le dimanche du Carnaval. Ces costumes sont nommés masques, bien qu’ils recouvrent l’entièreté, et non uniquement le visage15.

Les différents personnages traditionnels du carnaval de Malmedy entretiennent une relation très proche avec le public qui est souvent mis à contribution.

Les désignations des masques ci-dessous proviennent du wallon malmédien, parler populaire local, d’où la présence du terme « Lu » devant chaque nom. Cet article défini, masculin et féminin, correspond aux articles « Le » et « La » en français.

Trouv’lê et Grosse Police en début de cortège le dimanche du Carnaval.

Lu Grosse Police

Autrefois, sous la Période française, le tambour de la Garde proclamait l’ouverture du Cwarmê et les règlements de police en vigueur. Ce n’est qu’en 1920 que l’on verra apparaître un personnage appelé par dérision « Grosse Police » annonçant les festivités au moyen d’une cloche à main, le « clabot ». C’est cette cloche qui était utilisée par le crieur public communal à l’époque.

La « Grosse Police » est coiffée d’un bicorne noir orné d’une cocarde aux couleurs de la ville. Elle est vêtue d’un sarrau bleu, d’un pantalon blanc et porte un sabre en bandoulière. Depuis les années 1950, elle est accompagnée de plusieurs de ses consœurs et se met à parcourir les rues de Malmedy dès le samedi matin. Elles s’arrêtant çà et là pour annoncer l’arrivée du Cwarmê à coups de canon fictif.

Lu Trouv’lê

Le « Trouv’lê » est le personnage qui symbolise le pouvoir durant les quatre jours du Cwarmê. À l’origine, les festivités étaient organisées par les cercles de jeunesse. Afin d’éviter les débordements, ils veillaient eux-mêmes au maintien de l’ordre. C’est le « capitaine de jeunesse » qui prenait en charge cette responsabilité. Sa pelle (la « panûle » en wallon malmédien), similaire à une pelle à grain de brasseur, lui conférait symboliquement l’autorité.

Toujours vêtu de rouge vif, symbole du feu, et coiffé d’un haut-de-forme, chapeau de cérémonie par excellence, il reçoit, le samedi après-midi, la « panûle » des mains du Bourgmestre de la ville lors d’une cérémonie d’ouverture instituée depuis 1950.

Son costume s’apparente beaucoup à celui de la Haguète, à quelques détails près, comme le haut-de-forme orné d’une écharpe frangée et d’un brin de verdure, symbole de l’arrivée du printemps.

Le « Trouv’lê » parcourt les rues de la ville au son de la « Marche do Trouv’lê » composée en 1874 par Olivier Lebierre (1851-1914). Il est escorté par d’autres travestis : les « Grosses Polices » et les « Djoup’sènes ». Ces trois masques traditionnels sont exclusivement revêtus par la « Royale Malmédienne », première société à sortir le samedi après-midi.

Lu Djoup’sène

C’est un des masques les plus anciens du Cwarmê. Jusqu’à la fin du xixe siècle, elle sortait le soir, souvent en petites bandes, et allait chaparder les victuailles dans les maisons. La soirée se terminait alors par un festin entre amis. Les excès provoqués par ces actions ont fait réagir les autorités de l’époque qui ont purement et simplement interdit ce masque.

Depuis les années 1920, les organisateurs du Cwarmê ont fait réapparaître deux individus portant ce déguisement, en mémoire de ce très ancien masque. Elles doivent depuis escorter le « Trouv’lê » pendant son tour de ville inaugural. Toutefois, on leur a symboliquement entravé les bras sous le vêtement afin de les empêcher de marauder.

« Djoup’sène » est un personnage féminin qui signifie « Égyptienne », mais on la rattache plus à la bohémienne ou la gitane . Elle est vêtue d’un énorme drap blanc qui la recouvre entièrement et porte un masque au nez crochu.

Lu Haguète

La « Haguète » est le personnage le plus emblématique du Carnaval de Malmedy. Reconnaissable à son grand chapeau coiffé de plumes d’autruches multicolores, elle saisit gentiment le spectateur à la cheville avec un instrument en bois nommé « hape-tchâr » (attrape-chair), sorte de herse en bois articulée et extensible se terminant par des pinces1. Elle invite alors le spectateur à mettre un genou à terre pour « demander pardon », en wallon bien évidemment. La citation : « Pardon, Haguète, à l’ cawe do ramon, dju nu l’ f’rès jamês pus ! » (Pardon, Haguète, à la queue du balai, je ne le ferai jamais plus !). Au xixe siècle et jusqu’au début du xxe siècle, la « Haguète » était armée d’un balai (« ramon » en wallon) et non de son « hape-tchâr » actuel. Elle poursuivait alors un personnage féminin malpropre appelé  « Marie-Françoise » ou « Marèye-Droûsse » qui la narguait en hurlant : « Êyou ! Haguète, dju n’a nin pawe du vos ! »  (Êyou! Haguète, je n’ai pas peur de vous !). Cette « Marèye-Droûsse » a aujourd’hui totalement disparu du Cwarmê et la « Haguète » s’en prend depuis aux spectateurs amusés.

Historique

« Haguète » ayant pris au piège un journaliste avec son « hape-tchâr ». Celui-ci devra lui « demander pardon ».

L’origine de la « Haguète » a suscité beaucoup de recherches et amené les hypothèses les plus diverses. Faute de documents, il est difficile de la situer avant le milieu du xixe siècle, mais d’après la ville de Malmedy [archive] ce masque serait beaucoup plus ancien16.

Dans la dernière étude parue sur le sujet, Léon Marquet reprend une à une les diffirentes théories de son origine17.

Hypothèses
Costume

La botaniste Marie-Anne Libert en parle dans ses écrits historiques, en 1857[réf. souhaitée], comme étant un ancien masque. « Personne ne doute que les xhaguettes ne représentent les Crétins, Cagots ou Gahets, et nous pensons, écrit-elle, d’après quelques auteurs qu’il faut voir en ceux-ci les descendants de quelques-unes de ces hordes de barbares du Nord qui ravagèrent l’Europe au moyen âge. »

En 1899, Henri Bagard rapporte dans un article la tradition populaire de la Haguète18. Il s’agirait d’un masque représentant les lazaristes prenant soin des pestiférés ; on reconnaît dans le costume le masque dont ils couvraient la tête entière pour empêcher la contagion, dans le hape-tchâr l’outil qui leur servait à entraîner les morts sans les toucher ou à apporter de la nourriture aux malades. On voit ici que la croyance populaire confond peste et lèpre et fait un amalgame entre différents ordres religieux hospitaliers et de charités – ces choses arrivent fréquemment dans l’élaboration de légendes et les traditions sont remplis de ces méprises.

Quinze en plus tard, Bragard publie une étude19 où il donne une explication différente, plus argumentée, mettant en exergue le caractère « nettement martial » de la haguète : le bicorne français empanaché de plumes d’autruches, la cagoule, l’aigle bicéphale du Saint-Empire Romain de la nation germanique au dos de la veste sont à ce titre les attributs les plus représentatifs et seraient dès lors le souvenir de troupes allemandes étant passées dans la région.

Nom

Quant à l’étymologie du mot haguète, deux grandes tendances se sont dégagées.

La première fut émise pour la première fois fin du 19e siècle par Quirin Esser20 qui lie le terme le moyen haut allemand hacke (sorcière). Bragard le suit en 1924 « Haguette et Hexe sont issus d’une même racine hag signifiant sorcière qui a donné à l’ancien haut allemand hagazuza, contracté en hazuza »21. Plus tard, c’est Jean Haust qui les rejoint en faisant venir le nom de l’ « ancien haut allemand hagzissa de hag (bois) et d’un second terme signifiant démon femelle. »22

Cela ferait de la haguète une sorcière.

L’autre hypothèse est romane. On a rapproché haguète du français haquenée (petite jument) et qui désigne en wallon, par métaphore, une personne chétive et par la suite une jeune fille prétentieuse ou personne maladroite23,24. Le terme est attesté pour évoquer des hommes ou des enfants, il peut aussi avoir le sens de « gamin » et à Malmedy de « jeune fille à l’accoutrement singulier », en privilégiant le simple sens de « jeune ».

Marquet, à la fin de son long article, propose de voir dans l’expression grantès haguètes de « jour des haguètes », c’est à dire le jour où « triomphe la Jeunesse », et un glissement se serait produit pour désigner par haguète toute personne déguisée – le même glissement de sens s’est produit à Sart-lez-Spa avec les Robins (au départ, un robin est un sot, un niais) qui ont fini par nommer certains crâs djoûrs.

Les Haguètes seraient donc sobrement issues d’organisations de la Jeunesse, autrefois principaux animateurs des fêtes populaires. Dès lors, le brûlage de la haguète du mardi gras correspond à « la fin du règne des haguètes »25.

Société

Depuis 1966, il existe une société locale appelée « Mesnie do l’ Haguète du Mâm’dî » dont les membres (des deux sexes) se costument en « Haguète » le dimanche du carnaval et sortent parfois de la ville pour des représentations dans des manifestations folkloriques à l’extérieur.

En dehors de la Mesnie, de nombreuses personnes possèdent un déguisement de « Haguète » qu’elles ressortent chaque année. La ville de Malmedy [archive] en recense jusqu’à 150 durant le grand cortège du dimanche16.

Concernant le « hape-tchâr », il est à noter que si la coutume se plaît à rappeler qu’il servait à tendre la nourriture aux lépreux, il est bien plus vraisemblable qu’il soit lié à son usage domestique, c’est-à-dire celui de dépendre les salaisons du dessus des cheminées, d’où son nom d’« attrape-chair » !

Lu Long-Né

Il est présent au sein du cortège dès la fin du xixe siècle. Sa figure est recouverte d’un masque au nez proéminent, d’un long bonnet de meunier rouge et blanc et d’une pipe blanche. Il porte le traditionnel sarrau ardennais de couleur bleue, un pantalon blanc ainsi qu’un foulard rouge et blanc. Ils se rassemblent par groupe de 5 à 8 personnes et choisissent leur « victime » dans le public qu’ils imitent jusqu’à ce que cette dernière se résigne à offrir la tournée à la bande. Étant donné la quantité de boissons diverses que les « Longs-Nés » doivent absorber dans la journée, un règlement de bonne conduite a été mis en place par le Royal Syndicat d’initiative de Malmedy26. De plus, un arrêté communal impose aux participants désirant interpréter ce rôle d’avoir au minimum dix-huit ans, âge légal en Belgique pour la consommation de spiritueux27.

Ce règlement prend tout son sens quand on sait que plus de huit-cents Longs-Nés arpentaient les rues de la ville lors de l’édition 201528.

Lu Longuès-Brèsses

Le « Longuès-Brèsses » (le longs-bras en français) est déjà mentionné en 1874, époque à laquelle la « Marche do Trouv’lê » est composée. Il représente la figure du clown, coiffé d’un minuscule haut-de-forme orné d’une plume de paon. Les manches de son costume et sa queue-de-pie colorée sont démesurément allongées. Occasionnellement, il porte une cagoule blanche bariolée de différentes couleurs.

Les « Longuès-Brèsses » s’amusent à ébouriffer les cheveux des spectateurs ou à chaparder le couvre-chef d’une personne pour le replacer sur la tête d’un autre spectateur.

Lu Long-Ramon

« Long-Ramon » signifie long-balai en français. Ce masque traditionnel est le plus récent puisqu’il apparaît seulement dans les années 1920. Dérivé du « Longuès-Brèsses » (longs-bras), sans les extensions des bras, il est aussi coiffé d’un minuscule chapeau orné d’une plume de paon. Il porte une veste en queue-de-pie, un nœud papillon coloré et un pantalon blanc. Son outil, le « ramon » (balai en français), est une longue perche en bois terminée par un bouquet de genets. Ce long balai de plus de 5 mètres lui permet de décoiffer les spectateurs situés à l’arrière de la foule et d’atteindre les fenêtres des maisons pour y surprendre les habitants. Situés aux endroits plus espacés du cortège, ils marchent de manière nonchalante et tourne subitement sur lui-même, obligeant la foule à se baisser pour éviter son balai long de plusieurs mètres.

Lu Sâvadje

Il représente l’indien d’Amérique tel que les Malmédiens se le représentaient au xixe siècle. Ce costume est composé d’un vêtement de couleur chair, d’une jupe ourlée de cygne blanc, d’un boléro, de colliers et bracelets divers. Il porte parfois un loup à bavette et un diadème orné de plumes. Il est muni d’un arc doré et d’une flèche qu’il tire de son carquois. Ses jambes sont tressées de rubans colorés allant de la cheville au genou. Au fil des ans son masque est devenu de plus en plus élégant avec un costume aux couleurs chatoyantes. Sa fonction consiste à kidnapper une spectatrice par la main et à la faire courir à travers le cortège pour ensuite la ramener à son point de départ.

Lu Sâvadje-Cayèt

Il représente un homme issu d’une tribu africaine tel qu’il était décrit par les explorateurs revenus d’Afrique. À travers ces récits exagérés, les Malmédiens du xixe siècle ont imaginé ce costume qui n’a cessé de s’embellir au fil des décennies. Son visage est entièrement maquillé de noir. Il porte une perruque sombre et un diadème argenté ou doré orné de plumes colorées. Son buste revêt une cotte recouverte de plaquettes de bois, souvent peintes aux couleurs de Malmedy (noir, jaune et vert), qui s’entrechoquent au moindre mouvement. Ces plaquettes de bois sont nommées « cayèts » en wallon et désignent les petits éclats de bois résultant de la coupe des bûcherons, qui étaient utilisés jadis utilisés pour la confection du costume. Il est muni d’une massue en mousse et frappe gentiment les têtes des spectateurs avec des gestes exagérés. Ce costume de bois peut parfois peser jusqu’à 8 kilos.

D’après le spécialiste Jean Sebille, la couleur de peau noire du « Sâvadje-Cayèt » peut, à l’origine, aussi bien signifier un homme africain, un indien ou encore tout autre personnage considéré comme exotique à l’époque1.

Lu Boldjî

Le « Boldjî » est un personnage ventripotent vêtu d’un tablier et d’une toque blanche. Il représente de manière caricaturale le boulanger local. Sur son habit de travail et son couvre-chef sont cousus des « britzèls », terme wallon pour désigner la célèbre brioche originaire d’Allemagne du Sud. Son rôle est de s’approcher discrètement des spectatrices et d’utiliser sa pelle en bois pour leur effleurer les fesses tout en faisant un commentaire wallon à propos de la cuisson du « pain ».

Lu Cwapî

Le « Cwapî » est un autre personnage représentant un métier populaire : le cordonnier. Il a des cheveux roux hirsutes et est vêtu d’un tablier bleu dans lequel se trouve toute la panoplie du cordonnier. Ils se déplacent par groupes de deux ou trois. Ils sont munis d’un tabouret et d’une série de vieilles chaussures dépareillées. Ils sélectionnent une « victime » féminine, la font s’asseoir pour mesurer ses pieds, lui font retirer ses chaussures et lui proposent une de leurs nouvelles paires très « tendance ».

Lu Vèheû[

Il s’agirait du personnage le plus ancien du Cwarmê, on retrouve sa trace aux alentours du XVIIe siècle. Son costume de velours est composé d’un gilet, d’un pantalon, de bas blancs, d’une bandoulière à grelots et d’un bonnet polonais à fond carré. Il a fait l’objet de discussions parmi les spécialistes du folklore. Certains pensent y retrouver des similitudes avec le costume du cocher1. Aujourd’hui, ce masque est muni d’un fouet au bout duquel est fixé une vessie de porc séchée et gonflée. Son rôle consiste à sautiller gaiement à travers la foule ou le cortège et à aller frapper gentiment les spectateurs sur la tête.

Tchèssî le vèheû

Son origine est liée à une ancienne coutume villageoise attestée dans différents endroits d’Ardenne, au cours de laquelle la jeunesse locale faisait la « chasse au putoi » (tchèssî le vèheû)29,30.

On habillait un homme, le vèheû (putois en wallon) avec des guenilles, des accoutrements carnavalesques, des attributs animaux (poils, queues) selon le lieu ; il portait parfois des grelots, souvent une hotte. Un troupe de jeunes gens le suivait ou le menait à travers les rues du village et le faisait entrer dans les habitations où il quémandait des victuailles (œufs, lard, jambon, farine, tarte) que le groupe préparait (on parle de groumote) et mangeait ensemble après le cortège.

Cette festivité se déroulait lors du mardi gras à Ster et à Malmedy, dans les autres lieux, le plus souvent à l’occasion de la fête paroissiale.

Léon Marquet – les paragraphes qui suivent résument son étude en deux articles cités plus haut – rapproche cette pratique des quêtes d’Épiphanie que l’on trouvait encore à la fin du XIXe siècle en Wallonie : des enfants venaient hèyî ou hèlî, c’est-à-dire, quêter aux portes. Le terme (var. : heihleheylehaylle etc.) a d’ailleurs été utilisé dans certains villages du Condroz pour désigner la fête de l’Épiphanie.

Dans les pays germaniques et les Balkans, au même temps du calendrier, des cortèges d’enfants ou de jeunes, vêtus de peaux, visages noircis, passaient dans les villages en faisant du tapage. Ceci évoque l’expulsion de l’hiver ou des mauvais esprits, la période entre la Noël et l’Épiphanie étant considérée comme néfaste et la fête des Rois marquant le début d’un nouveau cycle, voire d’une nouvelle année.

Des traditions liant ce rituel à des animaux comme la martre, le renard ou le loup, sont connus dans ces régions. C’étaient des animaux agissant de nuit, ravageant les basses-cours essentiellement lors de l’hiver, saison plus pauvre en proies sauvage. Les enfants promenaient des cadavres de ces animaux (cloués sur une planche ou empaillés) et menaçaient les habitants de lâcher la bête s’ils se montraient pingres dans leurs dons. Ces quêtes étaient censées représenter les ravages de ces carnassiers.

Ces processions n’avaient pas toujours lieu à l’Épiphanie, mais étaient toujours liées à des fêtes de passage entre l’hiver et le beau temps (carnaval, Pentecôte).

Lu Sotê

Sotê.

Le « Sotê » est la figure du nain que l’on retrouve dans les légendes locales. il s’agit du nuton malmédien. Il habitait dans les grottes de Bévercé à quelques kilomètres de Malmedy. Ces nains rendaient des services à la population en échange de vivres.

Afin de ressembler à un nain sans rétrécir pour autant changer la taille du masqué, un visage en carton peint a été placé à hauteur des cuisses. Le dessus du corps est entièrement recouvert d’un énorme haut-de-forme. Étant donné que le masqué a les bras coincés sous le chapeau, il se muni de bras artificiels terminés par des mains gantées de blanc (similaires au « Longuès-Brèsses » ).

Il évolue en début de cortège en sautillant et en taquinant les spectateurs au moyen de ses longs bras. Il reste cependant muet. Il porte également un habit à basques et un pantalon multicolore. Son masque d’environ 50 centimètres de largeur porte une longue barbe crêpue et effilochée.

Il s’agit d’un très ancien travestissement qui apparaît dans des écrits du milieu du xviiie siècle. Il avait pratiquement disparu du Cwarmê en 1920, mais quelques traditionalistes l’ont remis au goût du jour dès les années 1970 et, actuellement, une joyeuse bande de « Sotês » anime le carnaval dès le samedi aux côtés du « Trouv’lê » et de la « Grosse Police »

Lu Hârlikin

Il représente l’Arlequin de la « Commedia dell’Arte » italienne. Il aurait été  incorporé dans le Cwarmê au xixe siècle, avec Pierrot, Paillasse et Colombine. Aujourd’hui, ne subsiste plus qu’Arlequin et Pierrot.

Le costume de « Hârlikin » est resté très semblable à celui d’origine : veste et pantalon en losanges colorés, grelots aux poignets et aux chevilles, colorette blanche et un loup noir sur les yeux. On lui a cependant apporté quelques détails. Son chapeau de feutre de type bicorne porte à une extrémité une queue de renard avec laquelle « Hârlikin » chatouille le visage des spectateurs. À l’origine, les « Hârlikins » apparaissaient souvent par paires et se battaient en duel avec leur petit sabre en bois aux couleurs de Malmedy. Aujourd’hui, on retrouve ce spectacle le dimanche du carnaval à 13 heures. On peut les voir faire des pirouettes sur la place Albert Ier de Malmedy, juste après la Danse de la « Haguète ».

Lu Pièrot

Les Pièrots sur leur char.

Le « Pièrot » (Pierrot) du Cwarmê malmédien est l’autre personnage issu de la « Commedia dell’Arte ». Il est toujours vêtu d’un costume blanc garni de gros boutons noirs, il porte un chapeau en pointe également décoré de boutons noirs.

Il distribue des oranges sanguines et des noix qu’il porte, les unes dans une corbeille d’osier, les autres dans un sac en bandoulière. Jadis, lorsque le « Pièrot » était à court de provisions il se laissait tomber de tout son long sur la chaussée et on le traînait alors jusqu’au char-ravitaillement en chantant : « Pôve Pièrot, qui n’a pus dès djèyes ! » (Pauvre Pierrot qui n’a plus de noix !).

Ce masque étant relativement coûteux, vu l’achat du stock d’oranges nécessaires à la journée du dimanche, les « Pièrots » se regroupent par douzaine et constituent au cours de l’année une cagnotte pour effectuer des achats groupés.

Le travestissement de « Payasse » (Paillasse) a totalement disparu du carnaval depuis les années 1930.

Les petits rôles

Le carnaval de Malmedy ne s’arrête pas à ces déguisements traditionnels. Qui ne sont d’ailleurs pas exclusivement réservés aux Malmédiens, exceptés pour les costumes du « Trouv’lê », de la « Grosse Police », des « Djoup’sènes », des « Sotês » et des « Pièrots » qui sont réservées à certaines sociétés carnavalesques. Il faudra cependant respecter à la lettre la composition et le rôle du costume traditionnel. Chacun peut aussi participer au cortège du Cwarmê habillé et grimé à sa guise. On appelle ces déguisements les petits rôles. Il ne faut surtout pas oublier que le Cwarmê est un carnaval vivant, non figé dans la tradition.

Gastronomie

Les gaufres de jeudi gras

Les quatre jeudis (gras) qui précèdent le Cwarmê, il est de coutume de déguster des gaufres à la crème chantilly.

La salade russe

La Salade russe.

Pendant le Cwarmê, la salade russe de Malmedy régale les participants. C’est une salade froide composée notamment de harengs marinés, de betterave rouge, de noix, de pommes de terre, etc.

À la fin du xixe siècle, les meilleurs restaurants malmédiens servaient des repas luxueux composés d’huîtres, de caviar, ou encore de foie gras. Mais la classe populaire ne pouvait se permettre de tels mets financièrement. C’est pourquoi les gens du peuple concoctèrent un plat plus abordable : la salade russe. Durant les jours « gras » précédant le carême, période pendant laquelle les vivres diminuaient vite, on salait et on fumait les viandes. Les rares poissons qui arrivaient étaient des harengs dans leur saumure. Les légumes étaient ceux qui se conservaient facilement en cave : pommes de terre, betteraves rouges, oignons, céleris-raves, cornichons au vinaigre, pommes, et même noix. On décida de mélanger ces ingrédients pour en faire une drôle de « salade », tellement insolite qu’on la qualifia de « russe », comme si elle venait de très loin! Aujourd’hui, chaque ménagère y apporte sa petite touche personnelle. La particularité de ce plat est de remettre l’estomac et l’esprit d’aplomb après que la bière et le pèkèt (genièvre) aient coulé à flots31,32.

Atelier du carnaval (musée)

Entrée du Malmundarium.

Situé dans l’ancien Monastère, le Malmundarium comporte plusieurs ateliers muséaux : l’atelier du cuir, l’atelier du papier et l’atelier du carnaval.

Dans son atelier du carnaval une collection complète de masques et de costumes traditionnels sont présentés sur des mannequins. Des maquettes de chars, des documents d’archives, des affiches et des montages audio-visuels sont aussi présents. Des visites guidées sont proposées aux visiteurs désireux de connaître les anecdotes croustillantes du guide participant au Cwarmê.

C’est une véritable immersion au cœur du folklore malmédien qui vous est proposée. Dès son entrée, le visiteur est plongé dans l’ambiance carnavalesque. Des bornes interactive permettent de découvrir le Cwarmê sous toutes ses facettes33.

Ce musée est ouvert du mardi au dimanche de 10 heures à 17 heures (basse saison) ou 18 heures (haute saison) ainsi que le lundi pendant les vacances scolaires. Il se trouve dans le centre de Malmedy à côté de la Cathédrale.

Galerie photos

Photo de Carnaval des Blancs-Moussis – Laetare
Carnaval des Blancs-Moussis – Laetare

Laetare de Stavelot

La lætare de Stavelot est une fête traditionnelle se déroulant dans la ville belge de Stavelot en province de Liège pendant la fête du Laetare, le quatrième dimanche du carême. Cette fête, une des plus populaires de Wallonie, est aussi connue pour ses acteurs principaux : les Blancs Moussis1.

Les Blancs Moussis

Stavelot est restée pendant plusieurs siècles la capitale de la principauté de Stavelot-Malmedy. Elle était dirigée par un prince-abbé.

Ce dernier aurait interdit à ses religieux de se mêler aux réjouissances populaires. Les Stavelotains qui appréciaient la présence des religieux à leur fête, renâclèrent à cette interdiction et décidèrent de la tourner en dérision à leur façon. Ils participèrent d’abord à une fête déguisés eux-mêmes en moines jusqu’à ce que tombât une nouvelle interdiction. Alors, faisant appel à leur imagination, ils créèrent en 1502 un costume blanc avec capuchon, évoquant plus discrètement l’habit monacal. Cet habit fut finalement autorisé par le prince-abbé. Les Stavelotains ajoutèrent à ce déguisement un étrange masque, impersonnel, avec un très long nez rouge et pointu : les Blancs Moussis (en français : les habillés en blanc) étaient nés.

Groupe emblématique de la lætare de Stavelot et un des symboles du folklore wallon, les Blancs Moussis existent donc depuis plus de cinq siècles. Mais ils n’eurent pas toujours la vie facile. Durant la période française, leurs sorties furent interdites pour n’en être que plus actives après 1820.

En 1947, ils s’érigèrent en confrérie vénérable avec chevalerie d’honneur aux costumes rutilants et leur nombre ne cessa d’augmenter. Ils sont devenus les ambassadeurs dynamiques du folklore belge et leur présence en invités d’honneur aux carnavals de Düsseldorf, Cologne, Compiègne, Saint-Quentin… a contribué au renom de la ville de Stavelot.

Pendant le défilé folklorique, les Blancs Moussis lancent des confettis, dansent, donnent des coups de vessie de porc gonflée, amusent le public, sautillent, grognent, intriguent, imitent les spectateurs. Lors du rondeau final sur la place Saint-Remacle, les Blancs Moussis entraînent les spectateurs dans de folles farandoles autour du perron des libertés stavelotaines. Ensuite, ils profitent de la dispersion du cortège pour placarder sur les murs des maisons et les vitrines des commerces, des affiches avec des jeux de mots raillant parfois certains Stavelotains et Stavelotaines victimes d’une anecdote ou d’un incident dans les mois précédents.

Autres groupes folkloriques et harmonies

Char VLF – Laetare Stavelot 2013

  • Les Artisans
  • Les Boga’s
  • Les Clownettes
  • Les Clowns cyclistes
  • Les Djoyeûs Cooytais (les joyeux de Coo)
  • Les Djoyeûs Pign’teûs (les joyeux buveurs)
  • L’Émulation
  • Les Grosses Tiesses (les grosses têtes)
  • La Jeunesse stavelotaine
  • Les Joyeux Lurons
  • Les Lollipops
  • Les Luitons
  • Les Mum’s
  • L’Orphée
  • La Ribambelle
  • Le Réveil ardennais
  • Les Ribouldingues
  • Les Saint-Louis
  • Les Tchèts d’Nute (les chats de nuit)
  • Les Vétérans
  • Vive La Fête
  • Les Z’iFonés
  • Les Zygomars
  • Vive la fête

Chaque année, trois prix sont attribués au meilleur groupe folklorique sur base de l’animation, des déguisements et de la décoration du char. En 2013, le classement général est revenu au groupe Vive La Fête.

La fête

La lætare de Stavelot avec plus de 2200 figurants et une moyenne de 35 000 spectateurs est une fête très populaire. L’édition du demi-millénaire en 2002 a même attiré un public de 47 000 personnes. Cet événement est l’œuvre collective de toute une cité. Chaque édition voit la présence dans le cortège de quelques groupes folkloriques venus de l’étranger.

Cette fête doit aussi sa réputation à ses canons à confettis qui propulsent dans la foule plus de 5 tonnes de ces petits papiers multicolores.

En 2017, la 515e édition a lieu le week-end du 26 mars.

Parcours

Le départ du cortège a lieu en haut de la ville à l’avenue du Doyard. Le cortège descend ensuite la rue Neuve, emprunte la rue du Vinâve avant de passer une première fois sur la place Saint-Remacle. Ensuite, le cortège de lætare poursuit par la rue Haute, la rue devant les Capucines et l’avenue des Démineurs jusqu’au rond-point. La descente vers la ville basse est entamée par l’avenue Ferdinand Nicolay et la rue du Châtelet jusqu’à la place Wibald. Arrivé au bas de la ville, le cortège entame sa remontée finale en passant par la rue des Tanneries, la rue du Haut Rivage et la rue Vinâve pour arriver à la place Saint-Remacle où le rondeau final commence.

Programme

Le programme des festivités se décline sur trois jours :

  • Le samedi :
  • Le dimanche :
    • Dès 14h : grand cortège folklorique se terminant par le rondeau des Blancs Moussis sur la place Saint-Remacle.
    • Podiums de fanfares, harmonies et bandas à l’Abbaye.
    • Vers 21h : feu d’artifice.
    • Nuit blanche des Blancs Moussis.
  • Le lundi :
    • Dès 15h : sortie des sociétés folkloriques et musicales.

 

Photo de Cathédrale Saint-Paul
Cathédrale Saint-Paul

Cathédrale Saint-Paul de Liège

La cathédrale Saint-Paul de Liège fait partie du patrimoine religieux de Liège. Fondée au xe siècle, elle est reconstruite du xiiie au xve siècle et restaurée au milieu du xixe siècle. Elle devient cathédrale au xixe siècle en raison de la destruction de la cathédrale Saint-Lambert en 1795. Une nouvelle restauration est entamée durant les années 2010.

Historique

La légende

L’intérieur, chef d’œuvre du gothique mosan, est tout en lignes pures et d’une grande légèreté. L’élégante sobriété de la pierre bleue de Meuse est rehaussée au niveau des arcs par le tuffeau jaune d’or de Maastricht et le calcaire jaune de Lorraine. Les voutains sont peints de somptueux rinceaux du xvie siècle. L’église apparaît ainsi comme une « enluminure de pierre »1.

Dans la nef, vue vers le chœur.

L’évêque Éracle venait de jeter les fondements de l’église Saint-Martin, lorsqu’il conçut le projet d’en élever en même temps une autre, dédiée à saint Paul. Seulement il était fort embarrassé de savoir le lieu le plus convenable à ses desseins, lorsque l’apôtre vint heureusement à son aide.

C’était pendant une belle nuit du mois de juillet; il avait fait une chaleur étouffante, et l’évêque, plongé dans un profond sommeil, se reposait des fatigues de la journée, lorsque, tout à coup, il eut une vision — on sait qu’Éracle en eut plus d’une en sa vie —, saint Paul se dressa devant lui, et, le regardant d’un air bienveillant : « Demain, lui dit-il, demain, mon fils, tu reconnaîtras facilement la place où je désire voir bâtir une église en mon honneur… ». Puis il disparut !

En effet, assure la tradition, le lendemain une neige épaisse couvrait la terre ; un espace de terrain d’une certaine étendue, et situé dans l’Isle, délimité par le bras de la Meuse appelé Sauvenière, en était seul exempt. Au milieu de la place désignée par saint Paul s’élevait une chapelle dédiée au pape Calixte Ier et qui datait des premiers temps de la Cité de Liège ; l’évêque traça aussitôt l’enceinte du nouveau sanctuaire, et y enferma la chapelle2.

Origine et érections

Chapelle Saint-Germain

En 967, l’évêque Éracle construisit cette église sur l’emplacement de l’église Saint-Germain bâtie en 833 par l’évêque Pirard à l’endroit où se trouvait une chapelle primitivement dédiée à saint Germain et fondée en 785 par Radulphe des Prez3. La basilique n’était élevée que jusqu’aux fenêtres lorsque Éracle mourut.

Éracle4,5 institua un collège de vingt chanoines auxquels Notger, qui acheva le bâtiment commencé par son prédécesseur, en ajouta dix autres.

Chapelle Saint-Calixte

Le hameau formé sur l’île s’était rapidement agrandi, à tel point qu’on dut construire une seconde chapelle à peu de distance de la première6: elle fut dédiée à Calixte Ier, pape et martyr. Les chroniqueurs attribuent sa fondation à Pirard 36e évêque de Liège et ajoutent qu’il y établit douze Bénédictins, seul ordre existant alors dans le pays de Liège7,8.

Collégiale Saint-Paul

Ce fut à son retour de Cologne, où il avait assisté aux obsèques de Brunon, archevêque de cette ville et vicaire de l’empire, qu’Éracle conçut le projet de construire une église en l’honneur de saint Paul9.

Premières dotations

Très peu d’informations subsistent quant aux biens dont Éracle dota le collège de vingt chanoines qu’il avait créé10. Il paraît cependant que l’évêque donne les dîmes de l’église de Lixhe (canton de Glons): ce qui est certain, c’est que la collation de cette église, qui fut érigée en paroisse vers l’an 1200, appartint au chapitre de Saint-Paul jusqu’à sa suppression par les Français, le 27 novembre 1797.

Notger consacra solennellement cette église le 7 mai 972 : deux autels y furent dédiés à Saint-Germain et à Saint-Calixte, en souvenir du culte rendu auparavant à ces deux saints, dans les chapelles qui leur avaient été vouées. Notger ayant pris la forteresse de Chèvremont, le 21 avril 980, la détruisit de fond en comble et démolit les églises qui s’y trouvaient. L’une d’entre elles, dédiée à saint Capraise, possédait un collège de dix prêtres ; l’évêque les réunit aux vingt chanoines de Saint-Paul et porta ainsi leur nombre à trente. Tous les biens, les rentes et les dîmes de Saint-Capraise furent transférés à la nouvelle collégiale, à laquelle Notger donna la cloche appelée Dardar, provenant également de Chèvremontnote 1.

Une comtesse de Hougarde, nommé Alpaïde, voulut leur venir en aide et donne au chapitre les dîmes de toutes ses propriétés situées à Jodoigne et à Tourines.Godefroidcomte de Louvain, donne au chapitre les dîmes de la ville de Weert du temps du doyen Odon.

Le comte Frédelon, cède l’église de Hamal dont l’anniversaire avait lieu le 27 août.

Bervesende, une veuve, donna l’église de Jodoigne ; son anniversaire se célébrait le 30 août.

Premiers prévôts et doyens connus

Godescalc[modifier | modifier le code]

La première mention authentique d’un Doyen et d’un Prévôt de Saint-Paul se rencontre dans une pièce de l’an 1083, extraite du cartulaire de cette Collégiale11. Il y est question de dommages causés dans l’alleu de Nandrin, propriété du chapitre, par Giselbert, comte de Clermont, et son complice Frédelon. L’évêque Henri de Verdun embrassa la défense des droits de l’Église ; et afin de les sauvegarder à l’avenir, l’avouerie de l’alleu de Nandrin fut confiée à un seigneur appelé Conon. Cette cérémonie eut lieu dans le temple même, le jour de la fête de Saint-Paul12.

Une pièce de l’année suivante atteste l’existence d’un cloître à cette époque et que les confrères de Saint-Paul portaient le nom de chanoines13.

En 1086, Godescalc institua plusieurs bénéfices (Eleemosynœ ou Prebetidulœ). Ils furent longtemps connus sous le titre de prébendes de Wouteringhen ou Wohange. Cette année encore, il fonda l’autel des saints Jean-Baptiste et Nicolas et de sainte Marie-Madeleine. C’est le plus ancien établissement d’un bénéfice simple qui nous soit parvenunote 2.

En 1101, le doyen Godescalc fut élevé à la dignité d’archidiacre de Liège, et décéda peu de temps après.

Waselin[modifier | modifier le code]

La collégiale voit, en 1106, s’adjoindre à ses propriétés une partie du territoire de Fragnée, acquis et partagé par Obert entre les églises du clergé secondaire14. Pour fonder son anniversaire, le 24 mars 1113, Wazelin fit donation à Saint-Paul de sa demeure avec toutes ses dépendances note 3.

Ce dernier loua les dîmes de l’église de Wendeshem moyennant une rente de 5 marcs de bon argent payable à Liègenote 4.

Nouvelles donations

Godefroidcomte de Louvain, en 1135, céda généreusement au chapitre de la collégiale les dîmes de la ville de Weert et de son territoire inculte ou cultivénote 5.

En 1182, le doyen Henri fait don de l’église paroissiale de Laminne au chapitre qui en conservera la collation jusqu’à sa suppression par la convention nationale le 20 mars 1797. Il lègue ensuite à la collégiale la terre d’Hodimont15

Ebalus devient doyen en 1185: la même année, une lettre parle de la cession de l’église de Hermalle-sous-Huy, faite à l’abbaye de Flônenote 6. Il donne à la collégiale l’église de Lavoir, consacrée à saint Hubert, dont le chapitre de Saint-Paul garda la collation jusqu’en 1797note 7.

Le pape Célestin III, par un diplôme (s) donné à Rome, le 14 avril 1188, confirme à l’église de Liége toutes ses possessions16.

Le doyen Jonas donne à la collégiale l’église de Saint-Georges et celle de Verlaine dédiée à saint Remy dès 1198.

Fondation du Val-Benoit et du Val des écoliers

Othon Des Prez, élu doyen va fonder, en 1220, sur la rive gauche de la Meuse, à une demi-lieue de la ville, le couvent du Sart, qui, cinq ans plus tard, perdra ce nom pour prendre celui du Val-Benoît, lorsque le cardinal-légat Conrad, évêque de Porto, en consacra l’église, le jour de la Pentecôte17.Il érigea ensuite à Liège le prieuré du Val-Notre-Dame, dans un endroit appelé alors Gravière, (aujourd’hui La Gravioule) et à Saint-Martin-en-Ile, il élève et dote, de ses propres deniers, un autel en l’honneur de saint Thomas de Cantorbérynote 8.

Nouvelle collégiale

Entravée probablement par la pénurie de fonds, l’érection du nouveau bâtiment ne progressait qu’avec lenteur. La tour paraît avoir été finie la première ; en 1275 le doyen Guillaume de Fraynoir y fait suspendre deux grosses cloches données par lui : l’une, en l’honneur du saint Patron de l’église, reçut le nom de Paula, l’autre celui de Concordia, nom de la mère de cet apôtre. Coulées au mois de juin 127518, elles annonçaient les offices célébrés par le doyen. La seconde de ces cloches, Concordia, sonnait toujours au xixe siècle ; elle sonne le ré des orgues et portait une inscription en lettres gothiques.

Consécration

Gravure de la collégiale Saint-Paul dans les années 1730 (par Remacle Le Loup).

Tout nous porte à croire que la reconstruction de la collégiale était fort avancée en 1289 ; en effet, le 11 avril, eurent lieu à la fois la consécration de l’église et la bénédiction des autels ; solennités célébrées par les deux suffragants de Liège, Edmont, évêque de Courlande en Livonie, et le frère Bonaventure, de l’ordre de Citeaux, évêque de Céanote 9.

Inondations, incendies et tremblement de terre

Inondations

Les charbonnages entourant Liège depuis le haut Moyen Âge, malgré l’interdiction de creuser sous la ville qui ne fut pas toujours respectée, creusant en aval et en amont ont eu pour conséquence de faire de Liège une cuvette et plus tard une digue. Malgré les remparts, les inondations se succédèrent de siècle en siècle.

Le 4 janvier 1374, la Meuse grossit tellement que le quartier de l’île fut envahi par les eaux et la collégiale Saint-Paul entièrement inondée au point qu’on ne pouvait y pénétrer qu’en bateau.

Le 28 janvier 1408, une inondation détériora aussi les livres et les bijoux dans la crypte, une partie des chartes, les livres, les ornements de la collégiale conservés dans la trésorerie, pour éviter de semblables désastres le sol de la nouvelle librairie est exhaussé et l’on y entre depuis par quelques marches.

Une forte inondation eut lieu en 1464. La neige était tombée en abondance durant plusieurs jours avant la fête de saint Capraise, les pluies qui suivirent amenèrent une telle crue que le lendemain de la fête de sainte Élisabeth, les flots gonflés de la Meuse menaçaient d’envahir la collégiale. Les chanoines n’eurent que le temps de faire boucher la porte à l’aide d’une sorte de digue et durent acheter un bateau pour aller aux matines. Ils usèrent du même moyen pour assister aux heures jusqu’au 23 novembre date à partir de laquelle ils purent se rendre à pied sec aux offices.

Le 7 février 1571 par suite d’une inondation l’eau s’éleva à une hauteur de 6,40 mètre. Le souvenir de ce débordement est conservé par le chronogramme suivant gravé sur le pilier droit du fond de la collégiale à côté du jubé. Le trait indiquant la hauteur de l’eau est à 0,84 cm du niveau actuel du pavé.

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Le 15 janvier 1643, l’inondation qui emporta le Pont des Arches couvrit le quartier de l’Île et causa d’immenses dégâts. Les eaux de la Meuse s’élevèrent dans l’église Saint-Paul à 1,35 mètre au-dessus du pavé actuel Le souvenir de cet événement est rappelé par le chronogramme suivant gravé sur le pilier qui soutient la tour à droite du jubé.

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Une plaque métallique datée de 1926 se trouve à droite de l’entrée de la cathédrale signalant la hauteur de l’eau lors de la dernière inondation. Depuis l’installation du démergement récupérant l’eau des araines et des égouts en aval et en amont, plus aucune inondation ne s’est produite.

Incendies[modifier | modifier le code]

Pendant la nuit du 6 avril 1456, un incendie éclata dans la chambre où couchait le recteur des écoles. Il fut heureusement sans conséquences.

Tremblement de terre

Le 24 décembre 1755 vers 4 heures de l’après dîner, on ressentit à Liège des secousses de tremblement de terre qui se répétèrent un quart d’heure avant minuit puis quelques minutes plus tardnote 10. Le tremblement de terre de 1983 a fait bouger les pinacles, certains ont dû être attachés19.

Nouvelles acquisitions

En 1460, le chapitre acquit certains immeubles de l’abbaye du Val-Saint-Lambert situés dans les villages de Ramet et d’Yvoz moyennant 100 muids d’épeautre à fournir annuellement. En outre il s’engageait à servir une rente à l’église de Saint-Servais de Maastricht en acquittement d’un droit de relief.

Fin des travaux et peintures de Lambert Lombart

Cathédrale Saint-Paul de Liège, Autel de la chapelle absidiale et son retable.

Jean Del Cour : statue en tilleul de Saint-Jean Baptiste, datée de 1682, provenant de l’église Saint-Jean Baptiste en Féronstrée

Lambert Lombart[modifier | modifier le code]

En 1528 et 1529, on exécuta plusieurs travaux entre autres des peintures qui d’après un manuscrit sont l’ouvrage de Lambert Lombard et de ses élèves.

Verrière

En 1530 par la munificence de Léon d’Oultres la collégiale s’enrichit de la grande verrière éclairant au midi le bras gauche du transept. Cette fenêtre échappa aux ravages de la révolution française. Celle qui lui faisait face fut au contraire complètement détruite en 179420,21.

Fenêtres

En 1557 et 1558, de grands travaux furent encore exécutés sur l’église. Ainsi on trouve la première date sur la fenêtre centrale du côté Sud et sur la voûte en face de la grande nef; elle indique probablement l’époque de la construction ou de la réparation des fenêtres de ce côté. La seconde est sur la fenêtre correspondante du côté Nordnote 11.

Portail ouest

La construction du portail ouest sous la tour est attribuée au doyen Thomas Stouten (1556 à 1564): le fronton de ce portail est décoré des armes de Corneille de Berg qui succéda à Erard de La Marck mort le 16 février 1538 et de Robert qui régna de 1557 à 1564.

Imprimerie

Le nom du doyen Jean Stouten (1566-1604) se rattache à l’introduction de l’imprimerie à Liége. Le premier livre édité dans la Cité est le Breviarium in usum venerabilis ecclesiœ collegiatœ Sti Pauli Leodiensis sorti des presses de Gautier Morberius, premier imprimeur liégeoisnote 12.

L’église actuelle commencée en 1289, reconstruite en 1528 et achevée en 1557.

Le Christ de Del Cour

Après la destruction de la dardanelle élevée sur le Pont des Arches en 1790, le Christ qui se trouvait au-dessus de cette tour depuis 1663, œuvre de Jean Del Cour y fut transféré. Il surmonte depuis 1861 la porte d’entrée intérieure.

Révolution française

Après la bataille de Jemmapes, les Français poursuivirent l’armée impériale et entrèrent à Liège. La collégiale Saint-Paul est choisi pour servir d’écurie et d’abattoir et est donc presque complètement dévastée. Le chapitre de Saint-Paul subit le sort réservé aux autres édifices du culte par les vandales révolutionnaires : après avoir pillé le bâtiment, enlevé tous les métaux, détruit les principales verrières dont le plomb servit à fondre des balles, vendu à l’encan le mobilier, ils y installèrent une boucherie à leur usage ; les cloîtres étaient changés en étables22

Le calme rétabli par le triomphe des Impériaux ne fut pas de longue durée. Le 17 juillet 1794, les armées de la convention rentrent à Liège et la principauté fut annexée à la France. Le 10 décembre suivant, le Directoire exécutif décréta un emprunt de 600 millions pour faire face aux frais de la guerrenote 13.

De la Collégiale à la Cathédrale

Cathédrale Saint-Paul de Liège, la voûte de la nef, avec ses arcs en pierre jaune et ses voutains enduits et peints de rinceaux

Elle était à l’origine une des sept collégiales liégeoises (Saint-PierreSainte-Croix, Saint-Paul, Saint-JeanSaint-DenisSaint-MartinSaint-Barthélemy).

En 180223, l’ancienne collégiale fut érigée en cathédrale et en 1805, on y transporte les orgues de l’ancienne collégiale Saint-Pierre et la plupart des trésors de Saint-Lambert.

Retour des reliques

Le 30 décembre 1803, l’Évêque écrivit au ministre des cultes Portalis pour demander que le gouvernement payât les frais et es indemnités dues pour les caisses rapportées de Hambourgnote 14. Ces caisses au nombre de six contenaient les reliques des Saints et les débris du trésor de Saint-Lambert restitués à la nouvelle cathédralenote 15. Un mois après, le 30 janvier 1804, Portalis répondit que le gouvernement avait décidé que le montant des objets livrés à Hambourg pour le service de la marine serait remboursé mais que ce service étant extrêmement surchargé par les circonstances présentes on ne peut prévoir le moment où il lui sera passible de payer les effets qui lui ont été cédés. Le trésor de Saint-Lambert saisi à Hambourg par les commissaires de la République qui accompagnaient les armées fut vendu en grande partie d’après les ordres du 1er Consul par le commissaire Lachevadière. La vente produisit près d’un million et demi qui fut appliqué aux besoins de la marine.

Indemnisation

Après la signature du Concordat en 1801 et le rétablissement du culte, Bonaparte fit délivrer à la Cathédrale une reconnaissance d’un million à payer sur le trésor de l’État mais cette dette ne fut pas acquittée pendant la période impérialenote 16.

Restitution

En 1805, conformément à ses promesses le gouvernement impérial par un décret du 6 mars suivant attribua aux fabriques des églises leurs biens non aliénés ni vendus. Ce décret permit à la nouvelle Cathédrale de rentrer en possession d’une partie des biens et des rentes qu’elle possédait avant la révolution et le 16 septembre la Cathédrale fut mise en possession d’une partie des biens et rentes provenant de Saint-Lambert.

Translation de Saint-Lambert

Buste-reliquaire de Saint Lambert

En exécution du mandement de l’évêque Zaepffel, la cérémonie de la translation du buste de Saint Lambert et des reliques des Saints eut lieu le 1er janvier 1804note 17. Elle avait été annoncée la veille par le son des cloches de toutes les églises. Elles avaient été entreposée à Saint-Nicolas Au-Trez.

Érection du clocher

Cathédrale Saint-Paul (milieu du xixe siècle )
Aquarelle de J. Fussell

La collégiale n’avait anciennement qu’un petit clocher dont on peut voir encore le dessin dans Les Délices du Pays de Liège; le chapitre souhaitait construire une flèche, cherchant à reproduire la forme de celle de Saint-Lambert. Le chapitre cathédral se rassembla le 28 juin 1810, pour délibérer sur l’érection d’une tournote 18. Le lendemain 29 juin, le chapitre décida de construire la tournote 19 d’acquérir à cet effet la flèche de la tour de l’abbaye de Saint-Trond. Mais ce n’est qu’en 1812, à la suite d’une demande de Napoléon Bonaparte, que la tour, avec ses fenêtres ogivales, sera élevée d’un étage et que le clocher sera installé. La face tournée du côté de l’ouest est percée d’une immense fenêtre à meneaux flamboyants. La partie qui s’élève au-dessus de celle-ci et qui contient les cloches est bâtie en pierres de sable provenant des tours carrées de l’ancienne cathédrale de Saint-Lambert. Sur chacun de ses trois côtés libres on a ménagé deux grandes fenêtres garnies d’abat-son. Sa construction fut terminée à la fin du mois d’octobre de l’année 1811, elle remplaça la charpente de la tour primitive qui jusqu’à cette époque ne s’élevait qu’à la hauteur du toit et qui fut démolie au mois de mai de la même année. La flèche en charpente qui termine la tour s’élève à une hauteur de 90 mètres elle a été commencée aussitôt après l’achèvement de la partie précédente et finie vers la fin du mois d’août 1812. La croix qui la domine fut placée le 1er octobre suivant.

Le carillon

On y place le carillon de l’ancienne cathédrale Saint-Lambert dont le gouvernement impérial avait fait don à la nouvelle cathédrale en 1804note 20.

Restaurations

xixe siècle

La cathédrale au début du xxe siècle.

Dans les années 1850, la cathédrale subit une profonde rénovation effectuée par l’architecte Jean-Charles Delsaux avec l’ajout d’un décor néo-gothique au style roman d’origine24,25.

xxie siècle

La restauration de l’aile ouest du cloître, occupée par le trésor de la cathédrale et visible depuis la place Saint-Paul, s’est terminée en décembre 2012 pour un coût d’environ 2,6 millions d’euros25.

En préparation depuis 2011, une restauration est entamée fin 2016 pour une durée de 5 ans, avec une fin prévue au plus tôt en 2021 et un coût de 8 millions d’euros26,27,28. Principale partie concernée, l’extérieur (toiture, façade et charpentes) devrait s’approcher de son aspect originel du xiiie siècle (tuffeau et gris du calcaire). La restauration permettra de réinstaller le vitrail de Léon d’Oultres, datant de 1530 et démonté vers 1990 pour le préserver19. Une restauration des orgues, des peintures des voûtes et des vitraux modernes est également prévue19.

Description

Les trois nefs

Plafond d’une chapelle, Cathédrale Saint-Paul

La collégiale Saint-Paul a la forme d’une croix latine de 84,50 mètres de longueur sur 33,60 mètres de largeur et 24 mètres de hauteur sous clef Le transept a une longueur de 33 mètres sur 11,60 mètres de largeur. Le vaisseau est partagé en 3 nefs, 2 bas côtés et un chœur sans collatéraux. Son architecte est inconnu.

L’abside construite au xive siècle en style rayonnant est de forme pentagonale. Le chœur, le transept, la grande nef et les nefs latérales datent du xiiie siècle et présentent tous les caractères du gothique primaire. Le gothique secondaire se retrouve dans les fenestrages du transept, les hautes fenêtres du vaisseau, les chapelles latérales et la tour. La galerie supérieure, surchargée de pinacles à crochets, est moderne, comme l’étage à fenêtres ogivales et la flèche du clocher, accostée de quatre clochetons. Le linteau du portail porte une inscription qui figurait jadis sur le sceau de la ville : Sancta Legia Ecclesiae Romanae Filia (Liège sainte, fille de l’Église romaine). Tous les marbres rouges qui se trouvent à Saint-Paul viennent de l’abbaye Notre-Dame de Saint-Rémy de Rochefort, les marbres noirs de Dinant et les blancs d’Italie provenant de Carrare.

Le cloître

Cloître (aile est) de la cathédrale Saint-Paul de Liège

L’ancien cloître chapitral de la collégiale se compose de trois galeries communiquant librement entre elles et s’ouvrant dans l’église par deux portes, l’une placée au fond du bâtiment l’autre contiguë au bras gauche du transept. Avant la construction des chapelles des bas côtés pour ajouter à la solidité au bâtiment et pour son embellissement le cloître était carré, on peut en voir les vestiges dans les greniers au-dessus de ces chapelles. Ces galeries construites à des époques différentes datent de la fin du xve siècle et du commencement du xvie siècle29. La première partie du cloître fut posée le 6 juin 1445 par Daniel de Blochem. Elles forment les trois côtés d’un carré long orientés à l’est au midi et à l’ouest la quatrième galerie est remplacée parle bas côté gauche de la collégiale. Elles circonscrivent un préau et diffèrent l’une de l’autre. La galerie ouest est plus ancienne que les autres et son ornementation est aussi plus soignée. Longue de 17,50 sur 4,75 mètres de largeur, elle communique avec la collégiale par une porte surmontée d’un grand Christ en bois fort ancien30.

Entrée du cloître

À côté de la porte qui donne entrée dans l’église à l’extrémité nord de cette galerie une seconde porte s’ouvre sur un beau portail situé au pied de la tour donnant sur la place Saint-Paul. Ce porche charmant est remarquable par ses profondes voussures chargées d’ornements et sa curieuse décoration en partie ogivale est de la Renaissance. Ce portail fermé par une grille de fer et orné d’un médaillon central en pierre encadrant un haut relief représentant la Conversion de Paul placé entre deux bas reliefs et les arabesques des panneaux inférieurs encadrent deux petits bas reliefs, l’un à droite figurant la Nativité, l’autre à gauche figurant la Résurrection du Sauveur. Une série de douze bas-reliefs représentent huit têtes encadrées et des ornements fantastiques. Sept niches sont restées veuves de leurs statues. Le pignon qui le surmonte porte les armes de Corneille de Berghesprince-évêque de Liège de 1538 à 1544.

Salle du chapitre

On entre par les cloîtres du côté de l’est dans la chapelle de la salle du chapitre. La porte extérieure provient de l’église de l’ancien couvent des Récollets situé dans le quartier d’Outremeuse, elle fermait l’entrée du chœur où elle était placée entre deux autels. Cette porte en bois de chêne richement sculpté est à deux vantaux la côte représente le perron liégeois sur les panneaux supérieurs sculptés à jour et élégamment ouvragés figurent les deux lettrés LG.

Cente culturel communautaire de Roccourt

Numéro d’entreprise: 0820.019.588

Photo de Centre Antoine Vitez
Centre Antoine Vitez

Le château de Sclessin est situé à Sclessin, une entité de la ville de Liège. Le Château est occupé par deux ASBL : Le théâtre de l’Aléna et Le Centre Antoine Vitez

Historique

Les seigneurs de Berlo

Depuis le milieu du xiiie siècle et pendant près de six siècles, les propriétaires du château de Sclessin furent les seigneurs de Berlo, seigneurs de Sclessin et avoués héréditaires d’Ougrée. C’est Gérard de Berloz, grand maréchal et général de Henri de Gueldre, qui acquit la charge d’avoué de Sclessin vers 1250.

L’avoué est le seigneur chargé de défendre les intérêts du prince, en l’occurrence, le prince-abbé de Stavelot-Malmédy à Sclessin et Ougnée. Il fait exécuter les sentences de la Cour de Justice, dont le perron (ou pierre de Justice) se dressait en « Lairesse ». Il percevait aussi les redevances et protégeait le domaine contre toute incursion, pillage ou autres dommages. En retour, il percevait le tiers des amendes.

Les avoueries de Sclessin et d’Ougnée étaient un fief du comté de Looz.

En 1253, Gérard de Berloz, harcela maintes fois les Liégeois qui, sous la conduite du tribun Henri de Dinant, s’étaient révoltés contre leur prince-évêque. Ils en tirèrent vengeance « en prenant prise sur ses terres » et, après avoir « ravagé et jardins et tous les dehors, ils pillèrent et démolirent sa tour, son château de Sclessin ».

Gérard de Berloz fils se met du parti des Waroux. Avec ceux de Sclessin, il se distingue à la bataille de Loncin. Le plus jeune des frères de Flémalle, du clan des Awans, fut tué en 1298 par Warnier du lignage de Sclessin…

Raes de Berlo fit le relief de l’avouerie et du château en 1371.

Guillaume et Libert sont tués au siège de Gand en 1381.

Le 27 novembre 1400, l’abbé de Stavelot céda en accense perpétuelle la seigneurie de Sclessin et d’Ougnée à Jean de Berlo dit de Brust qui en était déjà l’avoué, moyennant une rente annuelle de 47 muids (115 d’épeautre). Il ajoutait ce titre à ceux qu’il possédait déjà : seigneur de Brus (lez Glons), de Saive et de Julémont. Cette seigneurie resta dans cette famille jusqu’à la Révolution.

Parmi les aînés, la lignée des de Berlo compta plusieurs bourgmestres de Liège, deux évêques de Namur et de grands généraux tels Gérard, Grand Maréchal de Henri de Gueldre (déjà cité) et Guillaume, à qui fut confié l’étendard de Saint-Lambert en 1467, lors de la bataille de Brustem.

En 1568, le château est incendié par les troupes du Taciturne.

Plus tard, sous l’Espagne et l’Empire d’Autriche, plusieurs de Berlo trouvèrent encore la mort sur les champs de bataille : Melchior devant Mons, Arnould à Brisach et Hubert, en 1646, au siège de Dunkerque.

Au xviie siècle : Incendie du château et modifications

Gravure de Remacle Le Loup

Le château et ses dépendances furent ravagés par un incendie en 1681 et il subit des modifications successives réalisées par ses différents propriétaires.

Ce château fut réédifié par François-Ferdinand de Berlo, comte de Berlo, seigneur de Sclessingrand-mayeur de Liège, mort en 1713 « sans l’avoir conduit à la perfection ».

En 1717, le comte de Berlo, seigneur de Sclessin, voulut obliger la Cour de Justice de l’endroit à tenir ses réunions en son château. Les échevins refusèrent de se soumettre à ces exigences. Alors le comte résolut d’employer la force. Le 12 janvier, il fit cerner le local ordinaire de la Cour par des paysans armés. Quand le greffier, appelé Montfort, sortit, on le saisit par le collet et on l’emmena prisonnier au château. Le conseil privé du prince-évêque ayant été informé de cette arrestation arbitraire envoya à Sclessin un détachement de troupes avec ordre d’assiéger le château, si le comte de Berlo refusait de remettre immédiatement son prisonnier en liberté.

Le 14 janvier, le sieur Richard qui commandait le détachement, arriva à Sclessin et fit entourer le château. Il se rendit ensuite auprès du comte et lui exposa l’objet de sa mission. Le comte voyant bien qu’il ne pouvait résister se soumit et rendit la liberté au greffier Montfort.

En 1731, un Gérard de Berloz périt à la bataille de Basse-Wilve (Wassweiler) près de Justiers.

Une gravure de Remacle Le Loup dans « Les Délices du Pays de Liège » de 1735 nous montre l’aspect du château à cette époque. Dans cet ouvrage, Saumery en donne une description :

« Situé au bord de la Rivière qui baigne les murs de son enceinte, et dont il a les agréments sans être exposé à ses incommodités, il offre à la vue deux gros pavillons flanqués de deux Tours quarrées, qui malgré leur structure rustique ne laissent pas d’être de bon goût. Un superbe Donjon surmonté de plusieurs lanternes placées par étages, s’élève à l’entrée de la Cour, entre deux corps de logis très bien bâtis, qui faisant face aux deux Pavillons dont je viens de parler, forment un coup d’oeil qui plait par sa régularité.

On y voit avec plaisir une large Terrasse soutenue d’un mur de pierre, qui entoure un beau Jardin. Les agréables Charmilles dont elle est ornée dans toute son étendue, sont des mieux entretenues. De ce lieu charmant on découvre de près tout ce qui se passe sur la Rivière, & sur ses deux rives, & la vue après s’être arrêtée sur différents objets, à des distances proportionnées, se perd dans des lointains très variés. Le Village du même nom, l’Eglise qui est assez belle, & plusieurs Maisons de plaisance paraissent être placés pour la perspective de ce château, qui considéré dans toutes ses parties peut être mis au rang des belles Maisons de campagne. »

Pendant la Révolution française

En 1789, la Révolution bouleverse la France. On instaure le nouveau régime fin 1795 en Belgique. Tous les droits seigneuriaux séculaires ont vécu. La souveraineté de la noblesse disparaît. Les de Berloz ne sont plus rien. Le dernier seigneur de Sclessin fut Marie-Léopold-Joseph de Berlo de Suys.

Il fut exclu de l’État Noble en janvier 1791 par le prince-évêque Hoensbroeck pour avoir soutenu le mouvement patriotique pendant la révolution liégeoise.

« Cour, château, maison, étang, jardin, prés, bois, terres hérules, tenure et assise… Chaque génération ajoutait quelque chose…

Écuries, étables (stâ), bergerie (bièdj’rèye), un fenil (sina), une porcherie (ran d’poûrcès), un chartil (tchèrî), une grange (heûre), un four (forni), une brasserie (brèssène), une chambre pour domestiques…

… Ce qui forma un ensemble plutôt disparate et vieillissant, en partie vétuste, ce qui amène Arnould de Berlo et son épouse Marie de Cottereau, à construire un nouveau château en 1813. »

Pendant le xixe siècle : château dit hanté

Les de Sauvage sont cités comme propriétaires du château dès 18081. Les de Sauvage achètent le manoir mais non la seigneurie. Le temps est révolu des souverainetés locales. Les droits seigneuriaux, avec tout ce qui avait rapport au système féodal, ont été abolis sans indemnité quelconque dans la nuit du 4 août 1789. Le nouveau régime a été rendu applicable en Belgique en novembre 1795.

Quelques acquéreurs de châteaux s’y sont trompés. Et ils ont réclamé le bénéfice des revenus de certains droits supprimés. Mais les pouvoirs nouveaux, émanés de la nation, qui ne s’y méprenaient pas, eux, étaient prompts à rappeler la déchéance de la souveraineté nobiliaire.

En 1846, un conflit ayant éclaté entre la commune d’Ougrée et de Loets de Trixhe et sa femme née de Sauvage au sujet de la propriété du chemin de l’Espinette, l’administration communale termine l’exposé de ses moyens de défense par cette phrase : « Comment les de Sauvage se réclameraient-ils des titres des comtes de Berloz, les droits seigneuriaux ayant été abolis ».

À la fin du siècle, des revers de fortune accablent la famille de Sauvage. Et c’est l’abandon du château qui se délabre. On doit cependant à la famille de Sauvage l’aménagement de la partie centrale, joignant les deux pavillons.

Bientôt, on le dit hanté et on l’appelle le « château du diable » : « … Et l’homme courageux qui y pénètre seul, la nuit de la Saint-Sylvestre, et qui y inscrit, à minuit, son nom avec son sang verra sa fortune assurée!… »

Le 18 mai 1889, le Conseil communal charge le collège de demander à Madame de Sauvage-Vercour, l’autorisation d’ériger provisoirement en « succursale » la chapelle du château de Sclessin, à laquelle serait attaché en permanence un prêtre desservant.

C’est à Sclessin, dans l’enceinte du château, que le Football Club Liégeois a décidé de s’installer dès les premiers mois de sa création en 1893.

Au xxe siècle[

L’administration communale achète le château en 1913 (pour 100 000 francs). Elle se proposait d’y aménager des classes, le groupe scolaire du Perron ayant été exproprié par le département des chemins de fer de l’État (ligne KinkempoisFexhe-le-Haut-Clocher), moyennant une indemnité de 294 400 francs. Ce qui fut fait dès 1914.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, le château est réquisitionné par les Allemands et servira de bureau au IIIème Reich. Il ne subira aucune dégradation durant la guerre. Toutefois, l’école et la bibliothèque conserveront des salles.

Des années 1950 aux années 1970, il fut encore utilisé par l’administration communale et comme annexe d’école.

Dans les années 1970 et 1980, d’importantes rénovations ont lieu. Tout ce qui était précieux – escalier monumental, poutres, moulures, portes, volets, parquets de chêne, cheminées – ont disparu au profit d’une décoration « cité administrative » (lambris, néons et lino). Arrivée de la police dans une aile ainsi qu’un groupement associatif local. Le bâtiment nécessitant des travaux de restauration et une réactualisation par rapport aux nouvelles normes incendie, la ville de Liège, propriétaire depuis la fusion de communes, décida, sous la pression de son échevin des Finances, de désaffecter le château et de le démolir.

Au xxie siècle

En 1995, le Centre Antoine Vitez, avec l’accord de la ville de Liège, prenait ses quartiers au château de Sclessin, le sauvant alors d’une démolition certaine. Chaque année, ce sont 200 élèves qui viennent suivre les cours (théâtre, chant, danse, photo, etc.) que le Centre dispense.

En 2000, le Théâtre de l’Aléna prend place dans l’ancienne salle de bal du château de Sclessin. Il est reconnu Théâtre Professionnel par la fédération Wallonie-Bruxelles. Le Théâtre de l’Aléna a dirigé la création de plus de 70 spectacles.

Le pigeonnier, datant de 1646, devient un lieu où l’imaginaire du metteur en scène peut prendre sa place.

Une vente de briques du château est organisé par les ASBL afin de restaurer le château.

Photo de Centre culturel arabe en pays de Liège asbl (CCAPL)
Centre culturel arabe en pays de Liège asbl (CCAPL)
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Centre culturel d’Amay

L’association a pour objet, en dehors de tout esprit de lucre, de promouvoir le développement culturel de la commune d’Amay et de ses environs ainsi que de soutenir les associations et comités de l’entité.

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Centre culturel d’Ans – Alleur
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Centre culturel d’Engis
Bienvenu(e)s au Centre culturel d’Engis!
Chaque saison, nous sommes heureux de vous proposer un florilège de spectacles et concerts.
Sans oublier des ateliers et animations de qualité tant pour les enfants que les adultes.
Bienvenu(e)s au Centre culturel d’Engis!
Chaque saison, nous sommes heureux de vous proposer un florilège de spectacles et concerts.
Sans oublier des ateliers et animations de qualité tant pour les enfants que les adultes.

Histoire

Vue de l'entrée vitrée, en décrochage par rapport à la façade de briques jaunes.

Entrée du Centre culturel d’Engis

Un Centre culturel est fondé à Hermalle-sous-Huy en 1972 ; il occupe les locaux des anciennes écoles ; il deviendra celui de l’entité engissoise lors de la fusion des communes le 1er janvier 1977. Le 29 mars 1980, on inaugure de nouveaux locaux.
Le bâtiment bénéficie d’une importante rénovation en 2001 et dispose enfin d’une salle de spectacle de 150 places.
Le Centre culturel axe son action vers les milieux défavorisés, tant économiques que culturels : la formation pour personnes sans emploi, le travail avec les associations, l’animation de quartier, la participation citoyenne avec les enfants sont d’importants secteurs d’activités.
Il diffuse des spectacles et organise régulièrement des ateliers et stages.
(Source de l’Historique : http://www.hermalle-sous-huy.be/fr/culture.html)

Photo de Centre culturel de Braives-burdinne
Centre culturel de Braives-burdinne
Photo de Centre culturel de Chênée
Centre culturel de Chênée
Photo de Centre culturel de Dison
Centre culturel de Dison
Photo de Centre culturel de Eupen Ancien abattoir (Kulturzentrum Alter Schlachthof Eupen
Centre culturel de Eupen Ancien abattoir (Kulturzentrum Alter Schlachthof Eupen
Photo de Centre culturel de Flémalle
Centre culturel de Flémalle
Photo de Centre culturel de Hanut
Centre culturel de Hanut

PRÉSENTATION

Bienvenue sur le site du Centre culturel de Hannut, lieu d’actions culturelles.

 

Le Centre Culturel de Hannut est une association sans but lucratif.

Il comprend donc une Assemblée générale, un Conseil d’Administration conformes à cette législation et un Conseil d’Orientation.

 

Le fonctionnement journalier du Centre culturel est confié à Alain Bronckart, animateur-directeur, entouré d’Adrienne QuairiatIsabelle Simon, animatrices culturelles et Sylviane Van Eldom, secrétaire. Damien Dupont, ingénieur du son, intervient lors de certains concerts ou spectacles.

 

Le Centre culturel soutient les initiatives émergentes et les pratiques culturelles actuelles.

Il développe la majorité de ses actions sur le territoire hannutois. Ouvert sur sa ville et ses villages, le Centre culturel s’adresse à tous les habitants en favorisant les énergies locales et les initiatives interculturelles, artistiques et citoyennes.

Il accorde une grande importance à l’implication et à la participation de ses habitants dans son projet d’action culturelle.

Le Centre culturel assure un rôle dans l’accès aux productions et créations.

Le Centre culturel de Hannut c’est aussi …

Des projets citoyens, une programmation culturelle riche et variée, des moments de rencontres et d’échanges, une invitation à créer, imaginer, réaliser…

Photo de Centre culturel de Herstal
Centre culturel de Herstal
Photo de Centre culturel de l’Arrondissement de Huy
Centre culturel de l’Arrondissement de Huy
Le Centre culturel de Huy est un opérateur culturel important sur le territoire communal et sur l’arrondissement de Huy-Waremme. Il n’est ni un théâtre ni un centre dramatique, mais bien un Centre culturel régional.
Les actions du Centre culturel rayonnent sur Huy et sur 18 communes affiliées, ce qui nécessite une équipe importante et se traduit par des missions très larges, inscrites dans un décret.
L’équipe du Centre culturel intervient régulièrement pour des constructions de projets et des collaborations avec d’autres opérateurs culturels, services communaux et associations de Huy et de sa région.
La programmation du Centre culturel propose un abonnement annuel rassemblant plus de 50 spectacles dont 20 en décentralisation dans les salles des Centres culturels locaux de la région.
À cela s’ajoutent une programmation « jeune public » en scolaire et extrascolaire, des concerts de musique classique (les Concerts apéritifs), des ateliers, un ciné-club, des soirées Exploration du monde, des expositions, des conférences, des stages… Le Centre culturel est aussi à la disposition de la vie associative qui peut y organiser des activités. Autant dire que la salle modulable de 900 places et les locaux du Centre culturel sont souvent occupés.
Photo de Centre culturel de Liège – Les Chiroux
Centre culturel de Liège – Les Chiroux

Le Centre culturel de Liège « Les Chiroux » est un centre culturel faisant partie du complexe des Chiroux situé dans le centre de Liège. Le Centre fait partie des centres culturels reconnus par la Communauté française de Belgique.

Étymologie

Le nom de Chiroux est d’origine wallonne. C’est une francisation de tchirou « bergeronnette grise »1 ou hirondelle des fenêtres »2. Son usage politique remonte au xviie siècle. Il désignait de jeunes volontaires issus de la bourgeoisie qui maintenaient l’ordre dans la ville de Liège. Leur habillement spécifique — habit noir et bas de chausse blancs — leur a valu ce sobriquet d’« petit oiseau noir au derrière blanc ».
Ils eurent de nombreux démêlés avec la faction populaire des Grignoux (changement de suffixe de grigneus « grincheux » en wallon, par imitation du suffixe de tchirou)3.

« Les Chiroux », comme « Les Grignoux », sont devenus des sites culturels de la vie liégeoise.

Historique

L’ASBL « Les Chiroux » est créée en 1976 et est reconnue comme Centre culturel agréé par la Communauté française en 19861.

Complexe

Le complexe vue depuis la rue André Dumont

Le complexe des Chiroux, selon les plans des architectes Jean Poskin et Henri Bonhomme, est érigé entre 1967 et 1970 sur un terrain vague situé entre la rue André Dumont et la rue des Croisiers à la suite de la construction du pont Kennedy. Les autorités communales avaient accepté de céder et accepter le projet du promoteur à condition que l’ensemble immobilier comprenne des bureaux, une nouvelle bibliothèque et un centre culturel avec salles de spectacles et d’expositions.

Depuis 1970, le complexe des Chiroux accueille donc une grande bibliothèque dont les ouvrages proviennent du rassemblement de fonds divers en provenance de bibliothèques jadis dispersées dans la province de Liège ; il offre également un espace théâtral polyvalent pour une audience sélectionnée.

Sous un aspect urbanistique, le complexe des Chiroux est un socle adapté aux fluides des circulations urbaines qui est surmonté par une grande tour de logements (Tour Kennedy) et par un ensemble de bureaux.

Rue des Chiroux

La construction du pont Kennedy et du complexe a entrainé la disparition de la rue des Chiroux dans les années 19601970. Cette rue reliait la rue du Méry à la rue des Croisiers.

 

Photo de Centre culturel de Marchin – Modave – Clavier
Centre culturel de Marchin – Modave – Clavier

Le Centre culturel de Marchin, c’est une petite équipe attentive aux bruissements, aux tressaillements, au rythme des cœurs et des envies.

Présentation

À Marchin, le centre culturel existe depuis 1981, situé dans l’environnement champêtre de l’ancienne école du village. Le centre culturel de Marchin décline les missions décrétales en les colorant comme suit.
Articulant le soutien à la création artistique contemporaine et la complicité avec la dynamique citoyenne, les « petits feux » y brûlent tantôt dans les salles d’exposition, tantôt hors les murs (chez l’habitant, à l’Athénée, au Bistro des associations).
À l’occasion de la biennale de photographie en Condroz, les plasticiens travaillent le plus souvent au départ des réalités vécues par les Marchinois qui les accueillent.
La diversité des sensibilités culturelles est exprimée à travers des projets portés directement par la société civile : Marchin Blues Night, Afriquement dingue,…
Convaincu que l’expression de la jeunesse est à prendre en compte en urgence pour une transformation future de l’organisation de la vie sociale, le centre culturel de Marchin développe des pratiques d’animation visant à permettre aux jeunes d’occuper l’espace publique.
À travers les projets « Culture-enseignement » et « Infana Tempo », les pédagogues, les animateurs et les artistes font converger leur énergie pour la culture de l’imaginaire dès l’enfance.
La pratique artistique amateure rythme le quotidien : accordéon, conversation anglaise, percussion, gravure, chant du monde, danse, éveil musical permettent aux gens d’ici et d’ailleurs de trouver des espaces collectifs de création, de rencontre.

Le lieu

La place et son kiosque

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Le Chapiteau-théâtre de la Famille Decrollier

Marc Decrollier et Bruno Renson se sont inspirés des structures auto-portantes du début du 20e siècle pour réaliser un chapiteau-théâtre contemporain et mobile. Un rapport direct entre le public et les artistes a été la ligne directrice de leur travail. Ils ont bâti un lieu avec ambiance intimiste et cossue.

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Les salles d’exposition

Depuis 1995, date de son installation au site de Grand-Marchin, le centre culturel s’est engagé dans un travail de promotion de l’art d’aujourd’hui. Il dispose à cet effet d’un espace d’exposition de bonne dimension (deux classes d’une ancienne école), sobre, à très belle lumière, fort apprécié des artistes.

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Le Bistro

Puces et brocantes sillonnées par des chineurs du coin, et voilà le Bistro : objets insolites, désuets, kitchs retrouvent une nouvelle vie pour cet espace d’accueil chatoyant de décontracté.

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La cure

Ancien presbytère, la cure sera prochainement réaménagée et comptera une salle de réunion, une salle d’ateliers et un espace de résidence pour accueillir en hébergement des participants aux projets culturels et associatifs, des plasticiens, des musiciens, des écrivains,… en travail de création.

L’Aube

Petit kiosque de dialogue qui peut être monté n’importe où et n’importe quand, l’Aube va à la rencontre des gens en se déplaçant au gré des événements : cours de récré, places publiques… Conçue pour la récolte de « vos essentiels », la conversation s’échange entre un animateur du centre culturel et vous.

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Chez l’habitant

Un habitant ouvre la porte de sa maison à la culture, aux autres. Il accueille pour une soirée un artiste qui s’adapte au lieu, à la proximité du public et le centre culturel qui débarque avec son bar. C’est une ambiance, une atmosphère à chaque fois particulière et une intimité qui fait que l’on vit au plus fort ce moment de poésie, d’échange.

Centre culturel de Montegnée – Saint-Nicolas
Photo de Centre culturel de Remicourt
Centre culturel de Remicourt

Centre culturel local agréé par la Fédération Wallonie Bruxelles, situé à Remicourt, en Hesbaye liégeoise, entre Liège et Waremme. « Il faut opposer à la démocratisation de la culture, la démocratie culturelle. Il s’agit non pas seulement d’avoir accès à un patrimoine tout fait ou en train de se faire par d’autres mais de participer à la création de ce patrimoine » Marcel Hicter

Photo de Centre culturel de Saint-Georges-sur-Meuse
Centre culturel de Saint-Georges-sur-Meuse

Histoire de la commune de Saint Georges sur Meuse

Paléolithique moyen (~ – 50.000)

Campement installé au lieu-dit « La Vallée » Saint-Georges.

Mésolithique (- 5.500 – 5.200)

Sites importants à Stockay et La Mallieue. ===Néolithique (- 4.000===) Gros villages omaliens vivant de l’agriculture à Dommartin.

Age du Bronze et du Fer (- 1.500 à – 50)

Habitations à Dommartin, Warfée et Saint-Georges.

Période Romaine (I au IVe siècle)

Nombreuses habitations, villas et tombes gallo-romaines à St.Georges, Stockay, Yernawe, Dommartin et Warfée.

Époque Mérovingienne (IV au VIIe siècle)

Habitations et tombes à St.Georges et Warfée. Au milieu du VIIe siècle, Sainte Ode, princesse mérovingienne érige le premier oratoire chrétien dédié à Saint-Georges – origine du nom du village actuel et de la future commune.

Moyen Age et Ancien Régime

À la fin du XIe siècle, l’alleu de Yernawe possède une superficie d’environ 100 bonniers. Il est une dépendance de l’église Saint-Lambert de Liège. Entre 1145 et 1248 l’Abbaye de Saint-Jacques construit à Yernawe une chapelle citée par le pape Innocent IV.

En 1651, les troupes lorraines pillent l’alleu de Yernawe. La restauration est faite par Gilles de Geer en 1663.

En 1691, le village Saint-Georges est dévasté à son tour. En 1693-1694 le duc de luxembourg ravage le village de Dommartin.

En 1703, une armée de Hollandais et d’Anglais commandée par le duc de Marlborough campe à nouveau à Saint-Georges. Les autrichiens puis les troupes françaises laissent également de bien mauvais souvenirs lors de leur passage en 1746, 1748, 1749 et 1792.

En 1797, les révolutionnaires confisquent les biens de l’Abbaye de Yernawe. Ils sont vendus en grande partie à Arnold de Lexhy.

Au cours des XVII et XVIIIe siècles, la commune de Saint-Georges a souffert du passage des différentes armées dans la région réquisitions, meurtres, incendies, vols et viols ont durement frappé les populations et plus spécialement les villages d’Yernawe et de Sur-les-Bois qui furent saccagés par les troupes lorraines en 1651.

La légende de Saint Georges

Un jour, Georges arriva dans une ville de la Libye nommée Silène(Silcha). Or, dans un étang voisin de la ville vivait un dragon redoutable qui, maintes fois, avait mis en déroute les armées envoyées contre lui. Parfois, il s’approchait des murs de la ville et empoisonnait de son souffle tous ceux qui se trouvaient à sa portée.

Afin d’apaiser la fureur du monstre et l’empêcher d’anéantir la ville entière, les habitants convinrent de lui offrir chaque jour deux brebis. Bientôt, les brebis vinrent à manquer et les habitants durent se contraindre à les remplacer par des jeunes gens tirés au sort. Aucune famille ne fut exemptée du tirage et le jour de l’arrivée de saint Georges, le sort désigna pour victime, la fille unique du roi.

Historique du Centre culturel

En 1993, les autorités communales de la commune de Saint Georges sur Meuse décident de la création de l’asbl « Foyer culturel de Saint Georges-s/Meuse » qui est alors un centre culturel communal. Dès 1998, l’asbl sera reconnue par la Communauté française de Belgique et la Province de Liège comme centre culturel local de catégorie 4. En 2001, elle obtient la reconnaissance comme centre culturel local de catégorie 3. En 2003, le nom de l’asbl « Foyer Culturel de Saint Georgs-s/Meuse » est modifié en « Centre culturel de Saint Georges-s/Meuse » pour finalement obtenir en 2010 la reconnaissance comme centre culturel local de catégorie 2.

Présidents

  • 1993-1994 Jules Servais
  • 1994-2001 Robert Engelman
  • 2001-2010 Jules Gonda
  • 2010-2013 Robert Van de Winjgaert

Directrice/eurs

  • 1994-2004 Kathy Masciarelli
  • 2004-2010 Michel Schoonbroodt
  • Depuis 2010 Thierry Guerin

Activités

Le Centre culturel de Saint-Georges-sur-Meuse a développé depuis plusieurs années 3 festivals qui permettent de mettre en valeurs des artistes belges et étrangers et ce pour des publics variés :

  • Guitar Event (festival de guitares en collaboration avec GHA Records et Homerecords. Les éditions précédentes ont accueillis Jacques Stotzem, Peter Finger, Odaïr Assad, Alki Guitare Trio, Roland Dyens, Résonances, Roberto Aussel, Thibault Cauvin, Roman, Karim Baggili, Michel Haumont, Les Doigts de l’Homme, Fabien Degryse, An evening about Neil, Fabian Brognia, Intermezzi…
  • Dragon’s Rock Festival (il s’agit avant tout d’un festival rock tremplin à destination des groupés émergents)
  • Lézard Rock Festival (festival de rock en chanson française pour enfants à partir de 6 ans… parents admis)

Le Centre culturel de Saint Georges sur Meuse a par ailleurs des activités de diffusion et d’éducation permanente :

  • cinéma enfants
  • chanson.s (chanson française)
  • classique-opérettes
  • conférence-exposition
  • dimanche en famille
  • musique du monde
  • jazz
  • noël au théâtre
  • scolaire
  • théâtre

Missions

Le secteur a été institué par arrêté royal en 1970 et les missions des Centres culturels telles que définies par décret du Gouvernement de la Communauté française en 1992 :

  • création et créativité : offrir des possibilités de création, d’expression et de communication.
  • éducation permanente : fournir des informations, formations, documentations qui concourent à une démarche d’éducation permanente.
  • diffusion artistique et mise en valeur du patrimoine : organiser des manifestations mettant en valeur les œuvres du patrimoine culturel local, régional, communautaire, européen, international et francophone.
  • soutien à la vie associative : organiser des services destinés aux personnes et aux associations qui favorisent la réalisation des objectifs du Centre.
Photo de Centre culturel de Seraing asbl
Centre culturel de Seraing asbl
Photo de Centre culturel de Soumagne-Bas
Centre culturel de Soumagne-Bas
Photo de Centre Culturel de Spa-Jalhay-Stoumont
Centre Culturel de Spa-Jalhay-Stoumont
Photo de Centre culturel de Stavelot Trois-Ponts
Centre culturel de Stavelot Trois-Ponts
Photo de Centre culturel de Theux
Centre culturel de Theux
Photo de Centre Culturel de Trooz (Trasenster – La Casbah Trasenster)
Centre Culturel de Trooz (Trasenster – La Casbah Trasenster)
Centre Culturel Trasenster
« Le centre culturel de Trasenster a pour but de maintenir un lien socio-culturel au sein de Trasenster, village situé dans la commune de Trooz à Liège, via l’organisation de diverses activités et événements. Le centre culturel s’inscrit d’ailleurs dans la continuité de l’ancien comité des fêtes, qui poursuivait les mêmes objectifs. Tous les événements et activités se déroulent au sein de la salle des fêtes du village, la Casbah, adjacente à l’ancienne école de Trasenster. »
Photo de Centre culturel de Verviers
Centre culturel de Verviers

LE CENTRE CULTUREL DE VERVIERS

Opérationnel depuis septembre 2004, l’ « Espace Duesberg » dont le Centre culturel de Verviers assure la gestion peut recevoir 264 spectateurs. Cet espace dispose également d’un foyer et d’une petite salle annexe de 60 places pour réunions, répétitions, petits spectacles et ateliers créatifs.

Dans le respect des objectifs fondamentaux comme la démocratisation culturelle ou citoyenneté active, le Centre culturel de Verviers se prête particulièrement bien aux initiatives associatives, de par son architecture, sa convivialité et son équipement.

Initialement orienté vers les arts de la scène, le Centre culturel a également vu se développer avec bonheur d’autres facettes de l’activité culturelle, avec notamment une dynamique très importante au niveau des arts plastiques et du septième art.

Photo de Centre culturel de Wanze
Centre culturel de Wanze

Présentation

L’ASBL Centre culturel de Wanze est un des 118 Centres culturels agréé par la Communauté française de Belgique. Reconnu depuis 1988, le Centre culturel de Wanze répond ainsi depuis près de 30 ans aux missions déterminées par le décret fixant les conditions de reconnaissance et de subventionnement des Centres culturels en Communauté française.

Quatre principes de base sont à respecter dans le cadre de cette reconnaissance et déterminent le fonctionnement de l’association sans but lucratif Centre culturel de Wanze :

  • La parité puisque l’association doit être composée paritairement d’associations de droit privé et de droit public;
  • Le pluralisme grâce au respect du Pacte culturel garantissant le respect de toutes les tendances idéologiques et philosophiques;
  • La participation des gens au projet de l’association, via, notamment, le Conseil culturel;
  • La polyvalence.

Le Centre culturel de Wanze doit assurer le développement socio-culturel du territoire communal. Les activités doivent, notamment, tendre à :

  • offrir des possibilités de création, d’expression et de communication;
  • fournir des informations, formations et documentations qui concourent à une démarche d’éducation permanente;
  • organiser des manifestations mettant en valeur les oeuvres du patrimoine culturel local, régional, communautaire, européen, international et francophone;
  • organiser des services destinés aux personnes et aux associations et qui favorisent la réalisation des objectifs du centre.

Depuis quelques années, avec la rénovation de la salle polyvalente (rebaptisée Jacques Brel) et de la salle Jean-Pierre Catoul, le Centre culturel de Wanze dispose d’une infrastructure qui a permis, ces dernières années, d’étoffer l’offre culturelle wanzoise. Un plus pour les amateurs de théâtre et de concerts de tous âges, puisque le Centre culturel s’attache à satisfaire aussi bien les aînés que le jeune public. Outre le soutien à la vie associative de la localité, les animateurs du Centre culturel oeuvrent au développement du Théâtre à l’Ecole et à celui des ateliers créatifs, sans oublier l’ouverture sur l’art contemporain, l’aide à la création et la formation.

Les évènements

  • Spectacles Jeune public
  • Concerts chanson française, rock, pop, jazz
  • Théâtre
  • Rencontres-débats en partenariat avec diverses associations locales
  • Expositions : Biennale d’art contemporain, Parcours d’artistes et d’artisans, l’art est dans la place …
  • Mais aussi : des petits déjeuners philo, des tables de conversation, des ateliers d’écriture, CordialCité, un jardin collectif, un Repair Café, des tables de conversation …

Les ateliers du CEC Le Grain d’art

Un Centre d’Expression et de Créativité est un lieu où se croisent des enjeux sociaux, culturels et artistiques. Le principe est d’offrir à des publics très diversifiés (âge, origine, contexte social…), un cadre où s’exprimer, se révéler à soi-même en se confrontant aux processus de création. Aucun bagage artistique préalable n’est requis puisque le but est de procurer des moyens d’expression nouveaux en priorité aux personnes qui n’y ont pas accès. Cela implique des apprentissages techniques mais aussi une sensibilisation à l’art d’aujourd’hui, un éveil des sens, l’élaboration de points de vue individuels et collectifs. Le souci est d’inciter les participants, par leurs réalisations, à produire du sens, à construire un propos, à renouveler le regard porté sur les choses et sur le monde.

Le Grain d’art propose :

  • des ateliers hebdomadaires
  • des stages pendant les vacances scolaires
  • des évènements
  • une Fête des Ateliers

pour les enfants, les ados, les adultes.

Photo de Centre culturel de Waremme – Passage 9 Waremme
Centre culturel de Waremme – Passage 9 Waremme
Nous proposons une programmation de spectacles (danse, musique, théâtre, humour), d’expositions, de conférences, et de l’animation socioculturelle.
Le Centre culturel est une ASBL créée en 2001. C’est une association reconnue et subsidiée par la Communauté française, la Province de Liège et la Ville de Waremme.
Ses nombreuses missions se concrétisent dans le développement d’actions et de programmations diverses à l’intention de tous les publics de l’entité : spectacles, concerts, festivals, expositions, animations scolaires, conférences, rencontres, ateliers, stages, aides et services aux associations, partenariats…
Photo de Centre culturel de Welkenraedt (Forum des Pyramides)
Centre culturel de Welkenraedt (Forum des Pyramides)
Photo de Centre culturel Ourthe & Meuse
Centre culturel Ourthe & Meuse
Entreprise : 0 453 997 909
N° bancaire : BE23 0682 1428 9191
RPM – ARRONDISSEMENT JUDICIAIRE DE LIEGE
Photo de Centre culturel visétois ASBL (Stages culturels)
Centre culturel visétois ASBL (Stages culturels)
Centre Cuturel d’Angleur – Local Gérinot
Photo de Centre d’action laique de la province de Liège
Centre d’action laique de la province de Liège
Photo de Centre d’information de la Défense
Centre d’information de la Défense
Photo de Centre d’interprétation de la chauve-souris
Centre d’interprétation de la chauve-souris
Centre qui accueille des groupes d’enfants, des familles, des adultes désireux de mieux connaître cet étonnant animal qu’est la chauve-souris.
Depuis la nuit des temps, la chauve-souris suscite peur et répulsion. En fonction des mythes et légendes, elle est considérée comme l’animal du diable qui s’accroche à nos chevelures, comme un signe annonciateur d’évènements dramatiques ou comme un symbole de la paix ou de longue vie.
La visite du Centre d’Interprétation lève le voile sur ces idées préconçues et permet de découvrir le monde fascinant de ce petit mammifère volant. Est-elle aveugle ?, Boit-elle réellement notre sang frais ?, … Toutes ses questions et bien d’autres trouverons leur réponse dans ce bâtiment à l’architecture étrange, situé sur le site des anciennes carrières souterraines de Géromont (Zone Nature 2000).
Une occasion unique de découvrir, en famille, les mystères de la vie de ce petit animal volant.
Photo de Centre des Musiques Actuelles – Atelier Rock
Centre des Musiques Actuelles – Atelier Rock

Depuis 1988, nous proposons aux jeunes et moins jeunes des cours d’instrument individuels ou collectifs dans diverses disciplines telles que guitare, batterie, basse, chant, clavier,violon, des stages et des concerts d’élèves.

1. Apprentissage de la musique
Si l’Atelier Rock a voulu se dissocier des structures traditionnelles de l’apprentissage et du perfectionnement de la musique, c’est tout d’abord pour permettre aux musiciens de garder leur identité et leur spontanéité. Les enseignements classiques ou jazz tels qu’ils sont en place en Belgique, sont de grande qualité, mais parfois jugés trop rigides.
En partant du constat que les musiciens des tendances actuelles sont en général autodidactes, il nous fallait trouver la juste solution pour combler le vide laissé par les institutions en place en développant étape par étape la création collective et favorisant la rencontre des élèves par des espaces d’expression.
Nous avons en effet pris la décision, dès la création de l’Atelier, d’aller à la rencontre des envies et des besoins musicaux spécifiques au moyen de programmes adaptés. C’est l’opportunité de pratiquer et d’explorer la musique sous différentes facettes, aussi bien théoriques que pratiques.
L’Atelier Rock, c’est une philosophie d’ouverture la plus large, au monde des nouvelles technologies et des musiques actuelles, chacun ayant la possibilité de travailler à son rythme le sujet musical qu’il a choisi par un apprentissage sérieux.
Une autre part importante de l’expérience que souhaite vous apporter l’Atelier Rock réside dans le fait de pouvoir travailler avec des musiciens qui viennent de tous les styles musicaux, du rock à la variété en passant par le jazz. Cette diversité permettra de poser un regard différent sur la manière de pratiquer la musique.
2. Prestations scéniques
Chaque groupe des cours d’ensemble, rejoints par des élèves des cours individuels et par les animateurs, ont l’opportunité de se produire sur scène deux fois par an lors de concerts qui leur sont spécialement dévolus, de vivre les frissons avec de vraies conditions de concert telles que light, sonorisation, public….
En effet, chaque année, la Nuit du Rock au mois de décembre et le concert de fin d’année au mois de juin, forment la vitrine principale de nos animations.
Nous pouvons à ces occasions, présenter au public devenu familial, le résultat de tout le travail effectué durant l’année écoulée.
Cela permet de favoriser la reconnaissance de l’élève et de son savoir-faire en matière d’expression artistique.
Les élèves peuvent à cette occasion, non seulement s’exprimer en présentant des reprises, mais aussi créer de nouvelles compositions à partir de leurs acquis personnels.Il en découle des formations de groupes de jeunes et moins jeunes composant leur musique.
L’Evergreen Festival leur est dédié afin de les promouvoir, les aider à prendre leur envol, leur indépendance ou lors d’autres concerts en les faisant passer en première partie d’une bonne tête d’affiche.
3. Promotion des artistes et soutien aux jeunes musiciens
Un des buts premier de l’Atelier Rock est de promouvoir les groupes de tous styles issus de l’Atelier Rock, les groupes régionaux et nationaux grâce à l’intervention du Programme Rock des tournées Art et Vie de la Fédération Wallonie Bruxelles et du Service Culture Jeunesse de la Province de Liège, mais également les groupes internationaux.
C’est l’occasion d’offrir la possibilité à un public jeune de découvrir des groupes en pleine évolution pour un prix démocratique. Les jeunes formations ont l’opportunité de présenter leur set en première partie d’une tête d’affiche de renommée nationale ou lors de concerts qui leur sont destinés dans notre salle d’une capacité maximum de 350 personnes.
4. Métissage culturel
La philosophie de l’Atelier Rock est de développer la créativité musicale collective, de favoriser la rencontre par des espaces d’expression libre pour, en finalité, provoquer le contact culturel de ces musiciens de tous âges regroupant des nationalités et des couches sociales diverses.
L’Atelier Rock permet ainsi à de nombreuses personnes de se côtoyer. La frontière des générations s’estompe, les barrières sociales s’effacent, le métissage des cultures s’installe à tous moments.
5. Ouverture aux musiques actuelles
Depuis 1988, l’Asbl Atelier Rock ne se limite pas au rock, blues et autres styles musicaux plus « anciens » comme pourrait le faire croire la dénomination. En effet, l’Asbl se nomme: Centre des Musiques Actuelles, communément appelé « Atelier Rock ».
Mais peut-on parler d’ancienneté? Le monde musical est en perpétuel mouvement. De nouvelles influences naissent, d’autres reviennent au goût du jour. Techno, metal, jazz, pop rock, reggae…sont programmés sans restriction dans le souci d’éclectisme.
Photo de Centre Hervien d’Animation Culturelle (CHAC)
Centre Hervien d’Animation Culturelle (CHAC)
Animations culturelles à Herve
Le CHAC est une association reconnue dans le cadre du décret de l’éducation Permanente. Il est composé de citoyens désireux d’évoluer ensemble dans un projet culturel local global défini collectivement.
Parmi ces citoyens actifs, on retrouve :
Des passionnés de théâtre, de musique, de cinéma,
Des artistes plasticiens, comédiens, chanteurs, musiciens,
Des historiens,
Des amoureux de la nature, du patrimoine,
Des défenseurs de la famille, de l’environnement, des pays en voie de développement,
Des gourmets,
Des voyageurs,
Des jeunes en projets,
Des conteurs,
Des hommes et des femmes solidaires…
«Le CHAC existe parce que nous désirons que le public soit acteur de la vie culturelle locale ; parce que nous sommes convaincus que l’on ne subit pas la culture : il faut la vivre ; parce que nous désirons une réelle participation du plus grand nombre ; parce que nous désirons une culture de qualité, riche de nos diversités.»
Le CHAC compte actuellement une cinquantaine d’entités culturelles actives à Herve. Il collabore avec des entités sociales (Maison de jeunes, asbl Télé-Entraide, asbl Le Toit, PCS…) ainsi qu’avec les écoles afin de toucher le plus grand nombre.
Il représente pas moins de 800 bénévoles.
Photo de Centre liégeois d’activités subaquatiques-clas asbl
Centre liégeois d’activités subaquatiques-clas asbl
Photo de Centre liégeois du Beau Mur
Centre liégeois du Beau Mur
Photo de Centre Nature de Botrange – Parc Naturel Hautes Fagnes Eifel
Centre Nature de Botrange – Parc Naturel Hautes Fagnes Eifel

Centre nature de Botrange

La Maison du Parc – Botrange (en allemand : Naturparkzentrum Botrange) est un centre d’accueil, un musée (exposition permanente Fania) et le siège du Parc naturel Hautes-Fagnes – Eifel. Il se situe au sud du signal de Botrange dans la commune de Waimes en province de Liège (Belgique).

Historique, situation et description

Autrefois appelée « Centre nature », la Maison du parc – Botrange a été construite en 1984 sur le plateau des Hautes Fagnes à environ 1 km au sud du signal de Botrange, le point culminant de Belgique (altitude 694 m) et à quelques dizaines de mètres à l’ouest de la route nationale 676 Mont RigiSourbrodt. La maison du Parc se trouve à l’altitude 655 m. Cet imposant bâtiment se compose de deux pavillons principaux bâtis en moellons de grès et recouverts d’une toiture en ardoises.

La partie allemande, le parc naturel Nordeifel, est gérée par une équipe allemande basée à Nettersheim.

Fonctions

Le Centre nature de Botrange qui est la maison du parc naturel Hautes-Fagnes – Eifel promeut un tourisme doux, conciliant la protection du milieu (déboisement de résineux, nettoyage de berges1) et l’aménagement d’une infrastructure adaptée au tourisme :

  • L’exposition Fania montre d’une manière originale, informative, interactive, ludique et esthétique les différents visages du plateau des Hautes Fagnes par des panneaux explicatifs et des photographies ; elle comprend aussi un tunnel sensoriel faisant appel à tous les sens du visiteur.
  • Le centre est le départ de nombreuses randonnées à ski ou à pied comme le parcours didactique vers la Fagne de Neûr Lowé.
  • Des promenades guidées avec guide agréé permettent aux randonneurs de pénétrer en zone C des Hautes Fagnes.
  • Des locations de skis et de vélos électriques sont possibles suivant la saison.
  • Une randonnée de 18 km est possible en char à bancs tiré par un tracteur de la fin mars au début novembre.
  • Des activités éco-pédagogiques sont organisées pour des groupes scolaires.
  • Le bâtiment dispose de plusieurs salles pouvant servir à plusieurs usages.
  • Un grand parking, une plaine de jeux, une boutique verte et une cafétéria accueillent les visiteurs.
Photo de Centre Touristique Laine et Mode – Aqualaine
Centre Touristique Laine et Mode – Aqualaine
Photo de Centre Wallon d’Art Contemporain « La Chataigneraie »
Centre Wallon d’Art Contemporain « La Chataigneraie »

Heures d’ouverture:

Durant les expositions, le Centre est accessible de 14h à 18h, sauf le mardi de 14h à 17h.

Il est fermé le lundi, jeudi et jours fériés.

 

Contact:

Marie-Hélène JOIRET

0476/324 614

marie-helene@cwac.be

Photo de Chapelle des Filles de la Croix
Chapelle des Filles de la Croix
Photo de Chapelle Saint-Augustin(dite chapelle de Bavière)
Chapelle Saint-Augustin(dite chapelle de Bavière)
Photo de Chapelle Saint-Roch
Chapelle Saint-Roch
Photo de Château d’Ice
Château d’Ice

Dans l’axe dynamique de Liège, se trouve votre plaine de jeux où les plus petits Chevaliers et Princesses sont particulièrement gâtés par un vaste espace de psychomotricité. Mais les plus grands sont mis aux défis par les Chevaliers animateurs : courses, épreuves de force et de courage…tout y est pour devenir un valeureux Chevalier !

Photo de Château de Harzé / Séminaire – Hébergement – Mariage
Château de Harzé / Séminaire – Hébergement – Mariage

Château de Harzé

Le château de Harzé est un château de style Renaissance mosane situé à Harzé dans la commune d’Aywaille en Belgique.

Histoire

Si les origines d’un château remontent probablement au ixe ou xe siècle, l’édifice actuel est l’œuvre du comte Ernest de Suys de Lynden qui fit aménager, dans les années 1632 à 1645, l’ancien fenil transformé en une vaste salle des comtes. Ses armoiries ainsi que celles de son épouse surmontent le porche d’entrée donnant accès à la grande cour du château. Elles sont datées de 16471.

La façade du château, restaurée entre 1909 et 1924 sous la direction de l’architecte Camille Bourgault2, constitue un exemple remarquable du style Renaissance mosane, avec ses arcades en plein cintre sur colonnes toscanes et ses fenêtres à triples meneaux.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, lors de la bataille des Ardennes, le château fut réquisitionné par l’armée américaine qui y installa un état major dirigé par le général Matthew Ridgway. Ce dernier y reçut le Field Marshall Bernard Montgomery le 24 décembre 1944 et le général Dwight Eisenhower le 28 décembre 1944. Une plaque commémorative placée dans le porche d’entrée relate ces événements.

Activités actuelles

Propriété de la province de Liège depuis 1973, le château est devenu un centre de séminaires résidentiels, de réception de mariage et d’hébergement pour groupes et individuels ainsi qu’une auberge. Ses anciennes dépendances abritent le musée de la Meunerie et de la Boulangerie.

Le dernier week-end d’août, le site du château accueille la fête du fromage dont la 39e édition a eu lieu en 2018

Photo de Château de Jehay asbl – Domain,e Provincial
Château de Jehay asbl – Domain,e Provincial

Le château de Jehay, classé patrimoine exceptionnel de Wallonie, est un site emblématique et l’un des hauts lieux touristiques de la Province de Liège. Il se situe sur le territoire de la commune d’Amay.

Le château de Jehay, dans son état actuel, date, pour sa partie la plus ancienne, du milieu du xvie siècle. Il a été modifié au fil du temps et des différentes familles qui en furent propriétaires. Aujourd’hui, il appartient à la Province de Liège. Le bâtiment bénéficie d’une vaste campagne de restauration qui s’étend sur plusieurs années. Sa célèbre architecture dite « en damier » n’est actuellement pas visible et son intérieur n’est pas accessible.

Cependant, le domaine reste ouvert et de nombreuses animations y sont organisées

Histoire

Entrée du château de Jehay (janvier 2009).

Vue du château de Jehay depuis le cimetière de la chapelle castrale (janvier 2009).

Jardin Château de Jehay 2016

L’origine de la seigneurie de Jehay semble remonter au xiie siècle, mais c’est à partir du xve siècle que la destinée de ce territoire est la mieux connue. Bien que certains documents antérieurs au xvie siècle signalent la présence d’une forteresse implantée dans la seigneurie de Jehay, son emplacement exact n’a pu jusqu’à présent être déterminé avec certitude2.

Confisquée à Wathieu Datin en 14333, la terre de Jehay passe entre les mains des familles Goessuin de Beyne4, de Thuin5 et de Sart6 par successions.

En 1537, Jehan Helman de Sart, époux de Marguerite de la Falloise, hérite du domaine et entreprend assez rapidement la reconstruction d’un nouveau château. Mais c’est surtout le mariage de sa fille, Jeanne, avec Arnould de Merode qui stabilisera la seigneurie dans cette dernière famille durant près de deux siècles.

En 1720, la seigneurie est achetée par Lambert van den Steen7, seigneur de Saive en Hesbaye et conseiller du Prince-évêque. La famille van den Steen restera propriétaire du domaine durant 280 ans.

Le dernier propriétaire privé des lieux, le comte Guy van den Steen de Jehay, vend en 1978, en viager, le château, le domaine et une partie de la collection d’œuvres d’art à la Province de Liège.

xvie siècle – Famille de Sart

Ide de Thuin épouse en secondes noces Helman de Sart. Celui-ci relève la seigneurie de Jehay en 1498, et une deuxième fois le 19 septembre 15068. Ide de Thuin meurt le 17 septembre 1512, sans avoir eu d’enfants. Helman de Sart se remarie alors avec Jenne d’Alsterenne de Hamale. De cette union naquirent Guillaume, Jean Helman et Jenne Helman de Sart9.

Jean Helman de Sart hérite finalement de la seigneurie de Jehay. Il en fait le relief le 17 mars 1537 et le 13 octobre 15389. C’est à Jean Helman de Sart et son épouse Marguerite del Falloise que nous devons la construction du château, vers 1550.

xvie et xviie siècles – Famille de Merode

Jeanne de Sart (fille de Jean Helman de Sart et de Marguerite del Falloise) épouse Arnould de Merode. Le domaine de Jehay restera dans cette famille jusqu’en 1720.

La maison princière de Merode est une ancienne famille faisant partie de la haute noblesse belge10.

xviiiexixe et xxe siècles – Famille van den Steen

En décembre 1720, Joachim Joseph de Merode11 décide de vendre le domaine, les titres, prérogatives, cens et rentes de Jehay à Lambert van den Steen, seigneur de Saive, échevin de Liège et conseiller du prince-évêque, Joseph Clément de Bavière. Cette acquisition ouvre à nouveau les portes à plus de deux siècles et demi de possession ininterrompue du domaine par une seule et même famille. Très active dans l’entourage des derniers princes-évêques de Liège, elle prendra également une place de choix dans l’aristocratie de la toute jeune Belgique12. De la charge d’échevin de Liège tenu par Pierre Lambert et Lambert au xviiie siècle, à celle de Gouverneur de la Province de Liège tenue par Charles Amand, premier comte van den Steen de Jehay à titre posthume, en passant par les missions d’envoyé extraordinaire auprès du Saint-Siège ou d’ambassadeur de Belgique, la famille a traversé toutes les époques en conservant une influence considérable.

Au début du xxe siècle, le château est loué à la famille de Liedekerke – dont Pierre de Liedekerke de Pailhe fut bourgmestre de Jehay-Bodegnée de 1903 à 1926 et représentant politique de la région jusqu’en 1936.

Durant la Seconde Guerre mondiale, de 1942 à 1950, la société nationale des chemins de fer belges occupe le domaine et transforme le château en home pour les enfants de cheminots flamands.

Le comte Guy van den Steen de Jehay hérite du domaine et décide de s’y installer, en 1950, avec son épouse née Lady Moyra Butler13. Le comte prend la décision de vendre le château, le domaine et une partie de la collection d’œuvres d’art, en 1978, à la Province de liège.

La Province de Liège est pleinement propriétaire des lieux depuis le 1er janvier 2000.

Description

Le château

Si l’histoire du château et du domaine de Jehay est, grâce aux sources historiques et archéologiques, relativement claire entre la première moitié du xvie siècle et le XXe siècle, il n’en est malheureusement pas de même pour les périodes antérieures. Si quelques auteurs légendaires, quelques textes, chartes ou échanges font mention des seigneurs et « de la forteresse » de Jehay, il est très compliqué d’en retracer une évolution correcte et complète par manque de preuves aujourd’hui connues. À ce jour, cette première forteresse n’a pas été identifiée ni localisée. Tout au plus, la toponymie actuelle et ancienne peut nous indiquer qu’il devait exister une « motte » plusieurs fois mentionnée dans les documents anciens14.

Le bâtiment originel semble avoir été construit au milieu du xvie siècle et il est en tout cas clairement décrit comme un « beau neuff chasteau » [sic] dans un document d’archive daté de 158015. Le château est alors composé d’un corps de logis accompagné de deux tours circulaires. C’est déjà à cette époque qu’est mise en œuvre la stylistique générale du bâtiment qui dominera les siècles à venir. Le mode constructif donnant au château de Jehay son esthétique si particulière se développe sur les façades extérieures, vers les douves. Composé d’un damier alternant des pierres brunes (les grès) et des pierres blanches (les calcaires), il possède plusieurs éléments caractéristiques hérités de la période médiévale. Le second style du château se présente, quant à lui, uniquement sur la façade intérieure. Caractéristique de l’ouverture au monde développée à la Renaissance, celle-ci est exclusivement réalisée en pierres calcaires de grandes dimensions, bien équarries et disposées en lignes horizontales. Cette façade, contemporaine du « damier », est dotée de grandes ouvertures et s’ouvre complètement vers l’extérieur en permettant un apport maximum de lumière dans le bâtiment16.

Rapidement, de nombreux ajouts sont faits à ce château originel qui voit sa superficie s’agrandir considérablement, atteignant son apogée dans la seconde moitié du xviiie siècle.

À la suite de grands travaux réalisés sous la direction d’Alphonse Balat, architecte au service du roi Léopold II, le château prend sa forme actuelle. Le XIXe siècle est ainsi marqué par la destruction de nombreuses annexes ainsi que par la création de la cage d’escalier d’honneur et de la galerie d’entrée.

Malgré l’évolution des goûts et des styles, il conservera cet aspect original qui en fait aujourd’hui un des plus beaux châteaux de Wallonie.

Les dépendances

Le bâtiment des dépendances tel que nous pouvons l’admirer aujourd’hui doit sa forme aux grands travaux effectués au XIXe siècle. C’est en effet sous l’impulsion d’Amand François Charles van den Steen de Jehay17 que leur aspect, vers la cour, est totalement modifié.

Stylistiquement, elle fait la part belle à la brique, utilisée comme matériau majoritaire agrémenté de chaînages et encadrement de calcaire18.

Autrefois utilisées comme étables, écuries, grange, etc., les dépendances abritent aujourd’hui la boutique/billetterie, les zones d’expositions ainsi que les bureaux du personnel.

Le bâtiment des dépendances a été restauré par la Province de Liège en 2006.

Le porche

Aujourd’hui détachée des autres bâtiments composant les dépendances, la tour-porche a conservé, en partie, son état du XVIIe siècle.

Elle est marquée par une toiture en bulbe surmontée d’un soleil dardant ses rayons et d’une girouette prévenant de l’arrivée du vent par la mention « Le voilà ». Elle montre encore, sur sa façade extérieure, les vestiges des glissières servant à manipuler le pont-levis19.

Les jardins et le potager

Le domaine s’étend sur 22 hectares, dont 7 environ sont actuellement accessibles aux visiteurs, répartis entre les jardins d’agrément, le jardin potager, les zones boisées et les prairies.

Les plus anciennes illustrations connues de ce parc sont des œuvres du XVIIIe siècle réalisées par Remacle Leloup, un artiste liégeois célèbre pour ses dessins et gravures de monuments et sites de la région liégeoise. De cette époque subsistent quelques charmilles et drèves de châtaigniers. Les jardins furent entièrement redessinés par le dernier résident du château, le comte Guy van den Steen de Jehay, au milieu du XXe siècle20.

Le jardin potager, dont l’emplacement actuel remonte au XIXe siècle, s’étend sur une superficie d’un hectare. Son enceinte a pour but de protéger les cultures des nuisibles, des pillards et du vent. Les murs réfléchissent les rayons du soleil et permettent ainsi de conserver une température plus clémente qu’alentour21. Le jardin potager a été réhabilité il y a quelques années par la Province de liège. On y trouve un verger de variétés anciennes, des petits fruits, des plantes médicinales, de nombreux légumes et fleurs comestibles. La production est utilisée principalement par la Conserverie Solidaire de la Province de Liège [archive] à des fins de formation ou d’animation.

La collection d’œuvres d’art

La glacière

Photo de Château de Modave asbl
Château de Modave asbl

Château de Modave

Le château de Modave appelé aussi château des Comtes de Marchin est un château de la commune belge de Modave situé au sud de Huy et de la vallée de la Meuse en province de Liège.

Histoire

C’est en surplomb du Hoyoux, un affluent de la Meuse, que s’élève le château de Modave, un des rares exemples dans la région liégeoise d’un style qui évoque parfaitement l’architecture française du xviie siècle.

La famille de Modave, originaire de la terre dont elle porte le nom, a possédé la terre et la forteresse du xiiie siècle au milieu du xvie siècle. Par héritage, la seigneurie passa dans les mains de la famille de Saint-Fontaine qui, le 20 janvier 1642, la vendit au comte Jean de Marchin pour son fils Jean-Gaspard.

À l’époque, le château, dont la première construction remonte au xiiie siècle, avait déjà perdu un peu l’aspect féodal que lui donnait un vaste donjon protégé par des fossés, des murs d’enceinte et des tours. À partir de 1655 mais surtout de 1657, Jean-Gaspard le restaura et entreprit une reconstruction qui s’inspirait de la grande architecture française du début du règne de Louis XIV.

Plus tard, le château devint propriété du prince-évêque Maximilien-Henri de Bavière, qui le céda au cardinal Guillaume-Egon de Furstenberg.

Ensuite Arnold de Ville en prit possession. Par sa fille le château fut transmis à Anne Léon Ier de Montmorency-Fosseux, chef de nom et d’armes de l’illustre famille française des Montmorency.

Après la noblesse d’épée et de goupillon, ce sont les capitaines d’industrie liégeois (les Lamarche et les Braconier) qui ont occupé Modave. Aujourd’hui, le château appartient à la Compagnie Intercommunale Bruxelloise des Eaux (C.I.B.E.) qui exploite en sous-sol des captages d’eau mais valorise parfaitement ce patrimoine exceptionnel et en permet l’accès au public.

Description

Lorsqu’on arrive à Modave, on se trouve devant une muraille qui évoque bien l’enceinte d’une ancienne place forte. Mais des fenêtres ont été percées, les deux ponts-levis et le donjon ont disparu. Au-dessus du portail, on peut voir, entourant le barbeau que l’on retrouve sur toutes les armes des de Marchin, la devise bien britannique « Honni soit qui mal y pense » : Jean-Gaspard Ferdinand de Marchin avait été fait chevalier de l’Ordre de la Jarretière par le roi Charles II.

Mur d’enceinte du château de Modave

Une fois franchi le portail, on découvre un superbe château du xviie siècle précédé d’une cour d’honneur avec bassin et jets d’eau. Par un petit pont qui enjambe les fossés, on entre dans une demeure toujours parfaitement décorée et bien meublée. La grande salle des gardes est stupéfiante. Au plafond, tout l’arbre généalogique du comte Jean-Gaspard de Marchin est établi en relief sur cinq générations. Le comte et trois autres chevaliers sont représentés à cheval, avec armure, bouclier, armes, heaume et panache grandeur quasi nature, en ronde-bosse, vus de profil. La visite est passionnante. On découvre les traces du grand siècle, qui fut celui du comte Jean-Gaspard de Marchin et celles de la Révolution industrielle des xviiie et xixe siècles. On passe du salon d’Hercule dans la grande salle à manger avec le magnifique service en porcelaine de Gien qui compte plus de 1 130 pièces, le salon des gobelins, le fumoir qui témoigne du mode de vie des grands bourgeois liégeois, les chambres dont celle du baron de Montmorency qui, faisant fi de toute modestie, avait voulu lui donner une allure royale avec le lit dans une alcôve surélevée et séparée du reste de la chambre par une balustrade. Et puis la petite salle de bain dont la baignoire baptisée « le trou » a été percée à même le rocher sur lequel le château est bâti. Dans la chapelle reconstruite après la Révolution, on célèbre aujourd’hui, assez régulièrement, le mariage de couples d’étrangers (en particulier des Japonais) qui veulent s’offrir des souvenirs à la manière occidentale. Et dans les sous-sols, des caves à vin ont été aménagées dans les anciens cachots.

Machine de Modave

Une première machine destinée à remonter l’eau du Hoyoux pour les besoins du château et les fontaines du jardin fut construite vers 1668 lors de la restauration du château par Jean Gaspard de Marchin après l’incendie de 1651. Elle est attribuée au charpentier liégeois Rennequin Sualem et a inspiré la Machine de Marly à Versailles. Elle élevait les eaux du Hoyoux sur une cinquantaine de mètres, ce qui était une performance à l’époque. Elle comprenait une seule roue, deux manivelles et deux fois quatre pompes. L’unique conduite étant vraisemblablement en bois, elle avait déjà disparu lorsqu’elle fut reconstruite entre 1706 et 1720 par le baron Arnold de Ville. Il existe encore aujourd’hui une machine datant du xixe siècle, dont le piston est mu par un roue à aubes de près de 6 mètres de diamètre et 1,80 mètre de large. Cette installation fonctionnait encore en 1935 et propulsait 2 litres d’eau par seconde 70 mètres plus haut en consommant plus de 6 mètres cubes par seconde pour faire tourner le moulin. On y installa également une petite centrale électrique. Actuellement, ce sont des pompes électriques qui amènent l’eau du Hoyoux pour les besoins du château (potager, etc.)1,2.

Bibliographie

Photo de Château de Péralta
Château de Péralta
Photo de Château de Waroux
Château de Waroux

Château de Waroux

Le château de Waroux est un château situé rue de Waroux à Alleur (commune d’Ans, dans la province de LiègeBelgique).

Histoire

Le nom de Waroux évoque la terrible guerre des Awans et des Waroux qui divisa la noblesse hesbignone de 1298 à 1335.

L’édifice actuel est d’origine médiévale comme en attestent le donjon à base carrée et la muraille circulaire de silex. L’entrée est à l’opposé du donjon et la cour intérieure de forme polygonale marie la brique et la pierre de taille. Waroux est un des rares châteaux belges de forme circulaire.

La terre de Waroux, seigneurie dépendante du comté de Looz au xiiie siècle, appartint à la famille de Waroux avant de passer par mariage en 1525 à Richard de Merode (+ 1539) qui épousa Agnès de Warfusée, dame de Waroux. Leur fils Guillaume, puis son fils Jean — devenu comte de Waroux en 1623 —, et un autre Jean (fils du premier) se succédèrent. Le dernier Jean étant décédé sans descendance, la propriété passa à Itel ou Eitel-Frédéric de Merode — comte de Merode de Waroux, vicomte de Villers-sur-Lesse & Icherenne, etc. — puis à son fils Alexandre qui n’eut que trois filles. D’après des briques datées de 1696 et décorées des armoiries Clercx, on suppose que les trois sœurs Merode vendirent Waroux à Michel Clercx durant la dernière décennie du xviie siècle.

La famille de Clercx de Waroux, qui occupa le château jusqu’en 1925 vendit le bien à Francis Everard de Harzir qui décéda en 1940 ; les héritiers de la veuve de Francis Everard de Harzir (Adèle de Harenne décédée en 1982) se défirent du château qui fut acquis en 1986 par le docteur Léon Janssis. Ce dernier le revendit en janvier 2005 à la commune d’Ans. Parmi les enfants du couple citons Alain Everard de Harzir, Lieutenant au 1er Régiment de Guides mort durant les combats de Passendale le 27 mai 1940 et Philippe Everard de Harzir, officier de l’Armée Secrète et abattu par l’occupant à Alleur le 4 septembre 1944.

Le château est actuellement occupé par des bureaux et des salles de réunions; on y organise aussi des événements culturels : exposition d’artistes (exposition Folon en avril et mai 2006, exposition Félicien Rops en 2008) ou sur des faits de société exposition sur la franc-maçonnerie en 2008). En avril, mai et juin 2007, une exposition a rendu hommage au sculpteur Auguste Rodin dont on célébrait le 90e anniversaire de la mort : sculptures, bronzes, moulages et dessins originaux de l’artiste émaillaient la visite. En l’an 2009, à l’automne, une exposition y fut consacrée au peintre

Les 8 et 9 septembre 2007, à l’occasion des journées du Patrimoine militaire, le parc du château a accueilli un bivouac napoléonien : de l’infanterie, de l’artillerie et de la cavalerie ont permis au public de remonter 200 ans en arrière lorsque nos contrées vivaient sous le régime français.

Le château et sa ferme attenante ont été classés le 25 octobre 1977.

Photo de Château féodal de Moha
Château féodal de Moha
EN PRATIQUE
Ouvert en saison : Lu-Ve : 9-16h
Animations pour les enfants, visites scolaires
Gouters d’anniversaire au château
Escape Game
Draisines
Balades contées
Photo de Chey Events asbl
Chey Events asbl
Photo de CJLG Service jeunesse
CJLG Service jeunesse
Photo de Collégiale Saint-Barthélemy
Collégiale Saint-Barthélemy
Photo de Collégiale Saint-Denis
Collégiale Saint-Denis
Photo de Collégiale Saint-Jean l’Évangéliste
Collégiale Saint-Jean l’Évangéliste
Photo de Collégiale Sainte-Croix
Collégiale Sainte-Croix
Photo de Comédie centrale de Liège
Comédie centrale de Liège
Photo de Comédie de Liège/Théâtre du Gai-Savoir
Comédie de Liège/Théâtre du Gai-Savoir

Théâtre

Personne de contact:

Serge Swysen

0486/320 269

Photo de Comédie en île
Comédie en île
Photo de Commune de Fléron
Commune de Fléron

Page officielle de l’Administration communale de Fléron. Vous trouverez ici les dernières actualités et activités de la commune.

Photo de Commune de Fléron – Service Culture et Loisirs
Commune de Fléron – Service Culture et Loisirs
Photo de Commune de Plombières
Commune de Plombières

Page officielle de l’Administration communale de Plombières.

Photo de Compagnie des 4 saisons – Arts de la rue (Organisation à but non lucratif)
Compagnie des 4 saisons – Arts de la rue (Organisation à but non lucratif)
Photo de Concerts de Midi de la Ville de Liège
Concerts de Midi de la Ville de Liège
Photo de Corniaud and co Productions
Corniaud and co Productions
Photo de Country Hall de Liège
Country Hall de Liège
Photo de Creanim
Creanim
Photo de Culture À Chaudfontaine (Foyer culturel de Chaudfontaine)
Culture À Chaudfontaine (Foyer culturel de Chaudfontaine)
Photo de Culture Liège asbl
Culture Liège asbl
Photo de De la Terre à l’Assiette
De la Terre à l’Assiette
Photo de Domaine provincial de Wégimont
Domaine provincial de Wégimont

PARC, PISCINE et BBQ accessible uniquement sur réservation (règles COVID) via le site https://www.provincedeliege.be/wegimont/ .

Photo de Dynamic Event
Dynamic Event
Photo de Echevinat de la santé et de la jeunesse
Echevinat de la santé et de la jeunesse
Photo de Ecomusée de Ben-Ahin
Ecomusée de Ben-Ahin

Projet

L’Ecomusée de Ben-Ahin- se situe au pied des ruines du château de Beaufort à Ben-Ahin (Huy – Belgique). Il a pour objectifs principaux ceux du musée traditionnel à savoir conserver, étudier, diffuser et animer autour des thèmes liés à l’histoire de l’homme et de son environnement.

Ce centre comporte trois parties distinctes : une exposition permanente, un lieu destiné à accueillir des activités didactiques et/ou artisanales pour tous les publics et prochainement, un espace dédié à des expositions temporaires. -L’exposition permanente est disposée sous forme d’un parcours chronologique. Elle présente l’évolution de l’homme dans son milieu, depuis la préhistoire jusqu’à nos jours, en prenant comme exemple illustratif la terre de Beaufort. Pour chaque époque, les mêmes grands thèmes sont abordés (ressources, habitat, techniques, organisation sociale,…) et illustrés de pièces archéologiques et de reconstitutions.

L’espace extérieur a été mis à profit pour créer un jardin historique. Y sont cultivées des plantes illustrant les espèces présentes à chaque époque dans nos régions, les conséquences de la sélection de celles-ci par l’homme et l’arrivée de plantes exotiques à divers moments de notre histoire. De l’espace d’accueil partent des activités praticables en extérieur comme des balades en milieu naturel et des visites guidées à thèmes mais ce lieu accueille également des animations et ateliers pédagogiques divers (stages, cours, conférences,…). Durant les horaires d’ouverture du musée, cet espace accueille également une cafétéria.

Dans l’espace dédié aux événements temporaires, groupes scolaires et visiteurs individuels pourront découvrir les thèmes proposés par des expositions ponctuelles.
Compte tenu des enjeux environnementaux actuels, les travaux d’aménagement des bâtiments ont été réalisés – dans la mesure où cela était possible – en écoconstruction. Les lieux sont gérés au quotidien dans une optique de développement durable (matériaux recyclés, sensibilisation au tri des déchets, produits du commerce équitable pour la cafétéria, etc.).

Informations pratiques

  • L’entrée de l’Ecomusée ainsi que la plupart des activités programmées sont gratuites.
  • Des boissons chaudes et froides sont en vente sur place et une salle intérieure (30 places) peut vous accueillir pour vos pique-niques. En saison, il est également possible de s’installer dans le jardin.
  • Nous ne disposons pas de lecteur Bancontact, les activités payantes seront donc réglées à l’avance par virement (nous contacter) ou en liquide sur place le jour même.

Horaires

D’avril à octobre : tous les dimanches de 14.00 à 18.00
En juillet et en août : du mardi au dimanche de 14.00 à 18.00
Toute l’année (même pour les individuels) sur simple demande au 085/21.13.78

Contact

Coordinatrice : Virginie Karikese Hougardy

avenue de Beaufort, 65 4500 Huy (Ben-Ahin) +32-(0)85-21.13.78

adresse courriel :info.ecomusee@Skynet.be

Photo de Education Environnement asbl / CRIE de Liège
Education Environnement asbl / CRIE de Liège
Photo de Eglise du Saint-Sacrement
Eglise du Saint-Sacrement
Photo de Eglise Notre-Dame-de-l’Immaculée Conception
Eglise Notre-Dame-de-l’Immaculée Conception
Photo de Eglise Saint-André
Eglise Saint-André
Photo de Eglise Saint-Christophe
Eglise Saint-Christophe
Photo de Eglise Saint-Gilles
Eglise Saint-Gilles
Photo de Eglise Saint-Jacques
Eglise Saint-Jacques
Photo de Eglise Saint-Nicolas
Eglise Saint-Nicolas
Photo de Eglise Saint-Pholien
Eglise Saint-Pholien
Photo de Eglise Saint-Remacle
Eglise Saint-Remacle
Photo de Eglise Saint-Servais
Eglise Saint-Servais
Photo de Eglise Sainte-Catherine
Eglise Sainte-Catherine
Photo de En coulisse asbl
En coulisse asbl
Photo de Enigma Liège
Enigma Liège
Photo de Ensemble vocal Erato Singers
Ensemble vocal Erato Singers
Choeur mixte fondé en septembre 2005.
Le souhait de ses membres : réaliser des voyages musicaux variés et de qualité pour le plaisir du public.
Choeur mixte fondé en septembre 2005.
Le souhait de ses membres : réaliser des voyages musicaux variés et de qualité pour le plaisir du public.
Photo de Espace 7 – Espace événementiel – Liège
Espace 7 – Espace événementiel – Liège
Espace ARVÔ

L’Arvô – Art et Histoire

Ancienne justice de paix et bâtiment classé, l’Arvo est le centre névralgique de nos activités touristiques et culturelles à Limbourg.

Vous y trouverez toutes les informations touristiques souhaitées, vous pourrez y acquérir la documentation recherchée. C’est également dans ce superbe bâtiment, que nous accueillons, tout au long de l’année, différentes expositions artistiques. Cet espace est aussi un lieu de rencontre ouvert aux jeunes talents qui souhaitent se lancer dans l’aventure d’une première exposition.

Dans l’ancien hôtel de ville construit en 1681, vous trouverez :

• au rez-de-chaussée, une salle historique avec une grande maquette de Limbourg en 1632. Vous pourrez également voir une documentation sur l’histoire du Duché, sur les « wasserburg » (châteaux fortifiés de la région) et quelques pièces de musée.

• au premier étage, un espace galerie qui vous permettra de découvrir des expositions d’art plastique durant tout l’été.

L’Espace Arvô est ouvert de mai à octobre, du mercredi au dimanche inclus ainsi que les jours fériés de 14h00 à 18h00.

L’entrée est gratuite

Photo de Espace Prémontrés (Evéché de Liège)
Espace Prémontrés (Evéché de Liège)
Photo de Espace Sport Fléron
Espace Sport Fléron
Le Centre Sportif reprend les infrastructures suivantes :
*Le hall omnisports *La piscine *Le Centre de Loisirs *2 terrains de tennis *1 skatepark *4 terrains de foot dont un synthétique *2 agoras space *1 terrain de street basket
Photo de Espaces Botaniques de l’Université de Liège (Observatoire du Monde des Plantes)
Espaces Botaniques de l’Université de Liège (Observatoire du Monde des Plantes)
Photo de Europa Expo Liège
Europa Expo Liège
Europa Expo est spécialisée dans la conception, la production et l’organisation d’expositions de grande envergure depuis plus de 25 ans.
A partir du 22 septembre 2018 : Génération 80 Expérience à la gare de Liège Guillemins.

Voir moins
« J’aurai 20 ans en 2030 »
Le fil conducteur de l’exposition est l’Homme du futur. Tout au long d’un parcours immersif, le visiteur traverse de grands décors ainsi que des mises en situations agrémentées de vitrines, de textes explicatifs et de films. Quels sont les effets majeurs de la science au quotidien ?
Quel est l’impact de la science sur sa naissance, ses études, son travail, ses loisirs, son environnement, ses maladies, sa mort… ?
L’exposition s’articule autour de quatre grands thèmes transversaux : l’Homme assisté, l’Homme connecté, l’Homme responsable et l’Homme modifié.
Une exposition dans le cadre du bicentenaire de l’Université de Liège.
DES LE 23 SEPTEMBRE A LA GARE DES GUILLEMINS.
TARIFS :
Lundi/Vendredi
• Individuel 14.00€
• Senior (+60ans) 12.00€
• Groupe scolaire 8.00€
• Groupes (15pers. min.) 10.00€
• Etudiant 10.00€
• Enfant 0-7 FREE
• Article 27 3.00€
• Famille (2 enf. + 2 Indiv.) 45.00€
Weenk-end/fériés
• Individuel 16.00€
• Senior (+60 ans) 14.00€
• Groupe scolaire 8.00
• Groupes (15pers. min.) 11.00€
• Etudiant 11.00€
• Enfant 0-7 FREE
• Article 27 3.00€
• Famille (2 enf. + 2 Indiv.) 50.00€
Photo de Evasion Room
Evasion Room
Le premier live escape game à Liège. Votre équipe a 60 minutes pour sortir! Pensez-vous être à la hauteur ?
Evasion Room est jeu d’évasion grandeur nature situé à Liège. c’est un nouveau concept de divertissement ! Enfermés dans une pièce avec votre équipe (3 à 6 personnes), vous avez 60 minutes pour résoudre une série d’énigmes et retrouver la liberté. Vous vivrez une aventure unique où rapidité, logique et esprit d’équipe seront vos meilleurs alliés
Photo de Experience Factory Eupen
Experience Factory Eupen
Karting Eupen is the #1 indoor karting location:
– Extreme long indoor circuit
– New karts every year
– Everybody can race at his own level!
– Panorama view Bistro
– Multipple event rooms (15-500p)
– Shop for racing equipment and racewear
Photo de Feel Good Festival
Feel Good Festival
Photo de Ferme castrale d’Hermalle
Ferme castrale d’Hermalle

La ferme castrale de Hermalle-sous-Huy, située en Belgique dans le village de Hermalle-sous-Huy ([ʔɛʁmalsuɥi]), section de la commune d’Engis, dans la vallée de la Meuse en province de Liège, est l’ancienne ferme du château de Hermalle dont l’origine remonte au xiie siècle.

Naissance et évolution des bâtiments

Plan sommaire

Au xviie siècle, le comte du Saint-Empire romain Conrard d’Ursel, propriétaire du château de Hermalle, fait rénover et agrandir son bien.

Il le dote notamment d’une tour-porche d’entrée, avec un portail cintré que surmonte une bretèche en tuffeau ornée d’un cartouche daté 1642 ; on y accède en passant sur un pont à trois arches surplombant les douves, puis en franchissant un pont-levis.

L’entrée débouche sur un vaste espace clôturé d’un mur d’enceinte marqué de tours cornières à trois niveaux.

À l’intérieur de cette enceinte, côté est, le comte fait édifier un corps de bâtiment comprenant une habitation pour le fermier et son personnel ainsi que des locaux à vocation d’établesporcheries, etc., surmontés d’un vaste fenil.

Toujours dans l’enceinte, à l’angle sud-est, une porte charretière cintrée s’ouvre sur une vaste grange « en large ». Dans son prolongement sud, deux écuries sont bâties, avec voutes sur croisées d’ogives et doubleaux retombant sur des piliers monolithes carrés à chapiteaux creusés en cavet.

Grotte de Lourdes de Hermalle-sous-Huy

Au xviiie siècle, par la construction d’une aile supplémentaire qui sépare la basse-cour de l’avant-cour du château, les bâtiments agricoles deviennent une « ferme en carré » — structure traditionnelle des fermes de Hesbaye et du Condroz —.

Au milieu du xixe siècle, vers 1856, la ferme, malgré son importante superficie, se révèle trop petite et nécessite un agrandissement qu’entreprend son nouveau propriétaire, le baron Charles Marie Louis de Potesta d’Engismont, un espace est récupéré dans la grange par la construction d’un étage pour constituer au rez-de-chaussée une étable supplémentaire.

D’autre part, l’aile est est doublée en largeur, au-delà du mur d’enceinte, sur toute sa longueur, sauf à l’emplacement d’une petite parcelle cadastrée cimetière où se trouve le tombeau de Charles Eugène Joseph de Warzée d’Hermalle et où l’on édifie plus tard une grotte de Lourdes. La façade de l’agrandissement met particulièrement ce tombeau en valeur ; dans les années 1960, elle est amputée de presque un tiers de sa hauteur1.

La ferme est définitivement isolée de l’avant-cour du château par la construction d’une demi-tourelle et d’un muret au bout de l’aile Ouest.

Caractéristiques architecturales

Façade Sud de la Ferme castrale, l’entrée des visiteurs

Les murs extérieurs sont en briques sur un soubassement biseauté de moellons de grès et calcaire.

Les encadrements des baies, en pierre de taille, diffèrent selon les époques de construction ; en outre, certains linteaux de porte ont été modifiés au xixe siècle par souci d’esthétisme.

La toiture en ardoise, à croupe et bâtières est plantée, sur les versants du côté cour, de lucarnes à pennes.

Les façades visibles depuis la voie publique sont toutes différentes :

La façade extérieure du xviiie siècle de l’aile Ouest, donnant sur l’avant-cour du château (privé) n’est pas accessible ; elle a été masquée au xixe siècle par l’édification d’un mur en trompe-l’œil.

Nouvelle affectation

Dans le dernier quart du xxe siècle, à la suite de l’arrêt de l’activité agricole, la ferme est laissée à l’abandon et finalement vendue par ses propriétaires de l’époque, la famille de Potesta qui a peu à peu démembré le domaine seigneurial.

Achetée fin 1990 par une coopérative de particuliers, elle connait le début d’une rénovation non encore achevée.

En septembre 1991, la grange qui possède l’une des plus belles charpentes de la province, est ouverte pour la première fois au public lors des Journées du Patrimoine. Le lieu ainsi que l’exposition qui y est présentée, « Patrimoine culinaire ancien dans les collections privées », reçoivent un tel accueil du public que cela va influencer sur le devenir du bâtiment. Ainsi une association sans but lucratif est créée deux ans plus tard et y développe au fil des ans, tout en aidant à la restauration architecturale, un projet culturel et touristique.

Dans la Ferme castrale se trouvent aujourd’hui les bibliothèque et musée de la Gourmandise, le musée Postes restantes, le syndicat d’initiative local et une bouquinerie. L’ancien corps de logis constitue une habitation privée et la vieille fumière est devenue un petit jardin d’agrément.

Patrimoine naturel

La Ferme castrale est située en zone d’intérêt paysager.

Deux arbres sont répertoriés par la région wallonne sur le site :

  • un séquoia géant (Sequoiadendron giganteum), dans la drève de la ferme (anciennes douves comblées) qui s’étend le long du mur de l’ancien cimetière de Hermalle ;
  • un érable sycomore (Acer pseudoplatanus), dit « arbre du pendu-noyé », au bord des douves, entre la ferme et le château.

Classement comme monument historique

Le classement du bâtiment par le Gouvernement wallon a été refusé en 2006 mais une nouvelle demande a été faite au début de l’été 2008 accompagnée d’une pétition de soutien ouverte le 31 juillet 2008.

La pétition a réuni 1 118 signatures, dont 146 par internet émanant de la région wallonne mais aussi de la région de Bruxelles-Capitale, de la région flamande, de France, d’Allemagne, du Canada, des Pays-Bas, des États-Unis. D’autres signataires se sont rendus sur place car la presse avait relayé l’information.

Le 7 octobre 2008, le conseil communal d’Engis a voté à l’unanimité la demande de classement à la région wallonne et la demande d’inscription du bâtiment sur la liste de sauvegarde.

La Ferme a été inscrite le 27 avril 2009 sur la liste de sauvegarde de la région wallonne. Le ministre Benoît Lutgen a confirmé au conseil communal d’Engis, le 6 octobre 2010, le classement comme monument intervenu en avril 2009, mais en s’appuyant sur une formulation erronée de l’administration du patrimoine2. La Ferme n’est donc toujours pas classée au 20 octobre 2010.

Une enquête publique est annoncée le 23 février 2012 par publication légale dans les journaux ; traditionnellement d’une durée de 15 jours, elle doit se clore le 5 mars suivant3.

Photo de FERME DE LA VACHE (CPAS DE LIEGE)