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"O Belgique, ô mère chérie,
A toi nos coeurs, à toi nos bras,
A toi notre sang, ô Patrie !
Nous le jurons tous, tu vivras !
Tu vivras toujours grande et belle
Et ton invincible unité
Aura pour devise immortelle :
Le Roi, la Loi, la Liberté !
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Le temps file… Ouvrons une parenthèse…

Le temps file… Ouvrons une parenthèse…

Pour le Mag Liège, le peintre Philippe Waxweiler et le directeur du Théâtre Arlequin José Brouwers se sont arrêtés quelques instants pour évoquer leurs passions, leurs rencontres, leurs collaborations… Un moment intime entre deux amis inséparables, tant dans le monde du théâtre, dans celui de la peinture…


« Cher Philippe Waxweiler, je sais que lorsque tu donnes une conférence, au moment des questions réponses, tu dis volontiers : Adressez-vous à José Brouwers, c’est mon biographe, et tu ajoutes : il sait tout de moi. Mais ce que je ne sais plus, c’est quand nous nous sommes rencontrés. Ma mémoire s’égare un peu quand elle zigzague dans le siècle dernier.

Cher José Brouwers, j’ai exposé pour la première fois en 1962. C’était au Bateau-ivre, un théâtre amateur liégeois, rue Lambert-le-Bègue. Je ne savais pas que trente-cinq ans plus tard, je créerais un décor pour Le Théâtre Arlequin, une compagnie professionnelle située à quelques pas de là. Dès la fin des années septante, tu as commencé à suivre toutes mes expositions. Et nombre de fois, tu m’as dit que je devrais créer un décor pour ton théâtre.

Tu racontes volontiers que tu as découvert sans que je ne t’en parle que tu étais désigné comme scénographe pour la comédie d’Assous Le Portefeuille ministériel, et cela en dépliant le folder de la saison 1997-1998.

C’est à la Galerie Valère Gustin, rue Bonne Fortune, que tu m’as orienté pour la première fois vers cette idée d’ajouter à cette diversité que j’ai toujours cherchée la scénographie. Je me souviens par ailleurs, qu’exposant à l’Hippodrome de Waterloo, mon confrère Roger Sommeville m’avait dit à propos d’un de mes tableaux qu’il était composé comme un décor de théâtre.

Depuis cette époque, j’ai eu le plaisir d’écrire, sur ton art et toi, deux monographies « Le plaisir d’étonner » et « Le chevalet en bataille ».

Et lors de nombreux vernissages, il t’est arrivé de me présenter, renouvelant à chaque fois, et à la surprise des visiteurs, le discours que tu tenais sur mes créations.

Que t’a apporté le théâtre dans ton parcours créatif ?

Il m’a donné d’abord donné le plaisir de travailler avec une équipe, un metteur en scène, des comédiens, des techniciens, alors qu’un peintre est voué à la solitude devant son chevalet. Grâce au théâtre, j’ai renouvelé mes thèmes, j’ai assumé des portraits. Je citerai Picasso omniprésent dans la pièce d’Henrard De Pablo à Picasso, Wagner lors de la production du Ring par Grinda à l’Opéra et la création de ta pièce L’Impromptu de Bayreuth, enfin Simenon lors de l’année qui fut consacrée à l’écrivain. L’immense portrait figurant en scène au Forum fut acquis dès la première
et trône monumental dans la cage d’escalier de la belle demeure d’Henri Lemaître.

Hormis les vingt décors que tu as réalisés pour le théâtre et une solide amitié, nous lient aussi le titre commun d’ambassadeur de la Province de Liège et l’attribution, à toi comme à moi, du Prix Tchantchès. »

 

Philippe Waxweiler – José Brouwers