COMMUNIQUÉ DE PRESSE: Exposition « Les filles de Tourgueniev »
Projet littéraire et photographique de PHILIPPE HERBET

Galerie des Beaux-Arts (centre d’art, Liège)
Du 9 juillet au 28 août 2021

Du 9 juillet au 28 août 2021, l’artiste belge Philippe Herbet expose une
quarantaine d’œuvres – dont un tiers est inédit – de sa série Les filles de
Tourgueniev à l’ancien Cercle des Beaux-Arts (Liège). Ce projet
photographique, littéraire et poétique de Philippe Herbet fait voyager le visiteur et l’emmène à la rencontre de ces jeunes femmes slaves d’aujourd’hui, rebelles et romantiques, élégantes et parfois surannées, inspirées des héroïnes de l’écrivain russe Tourgueniev. Cette première exposition personnelle à Liège, consacrée à l’artiste photographe, est une initiative de la Fondation Province de Liège pour l’Art et la Culture. Une étape « évasion » idéale au détour d’un city trip en Cité Ardente.

Philippe Herbet, photographe, écrivant, voyageur (et depuis peu, voyageur dans le
temps), comme il se décrit lui-même, arpente la Russie contemporaine et ses pays
limitrophes à la recherche d’un souvenir toujours présent, toujours planant dans
l’imaginaire collectif des peuples slaves : les filles de Tourgueniev.

L’écrivain russe Ivan Sergueïvitch Tourgueniev (1818 -1883) a créé dans ses romans et
nouvelles ces personnages de jeunes femmes rebelles et romantiques qui ont fasciné leur
époque et fascinent encore aujourd’hui.

Ces héroïnes surannées font toujours partie d’une culture russe bien vivante ; elles
demeurent une forme d’idéal pour bien des jeunes filles et leur façon d’être presque
naturelles pour certaines. Ce type de jeunes femmes a certes évolué, s’est adapté à la
société moderne mais conserve un charme ancien parfois cultivé presqu’inconsciemment.

À Vladivostok, mon amie Irina m’avait parlé des Filles de Tourgueniev dont elle se sentait très proche. Nous avions dressé ensemble une liste des particularités de ces jeunes femmes d’aujourd’hui : modestes, aux manières délicates et raffinées, simples,
romantiques et rêveuses, profondément féminines mais sans fards, ni provocation,
préférant les vêtements rétro – vintage, dirait-on aujourd’hui – , s’intéressant à la
littérature, à la musique classique, jouant d’un instrument, pratiquant plusieurs langues
(souvent le Français et l’Italien), aimant danser la valse, rougissant lorsqu’elles
entendent des impolitesses… Ces filles s’appuient sur des principes moraux bien établis
et solides, elles sont toujours dévouées, appartiennent à différentes couches sociales, et
ne se fréquentent pas nécessairement ou même ignorent l’existence de l’une et l’autre…
renforçant ainsi leur caractère d’exception…

Avec discrétion, naturel et simplicité, Philippe Herbet crée l’évidence d’une rencontre, par un échange de regards, quelques paroles qui prennent le temps de la discussion et de la découverte de l’autre ; il écoute, observe, saisit la fugacité de l’instant et la permanence de l’âme… Il capture leur image et l’atmosphère qu’elles dégagent tout autour d’elles tels des halos de nostalgie d’un ancien régime romancé et sublimé. Philippe Herbet nous offre
ces images comme un présent de retour d’un long voyage…

Pour chacune d’entre elles, il écrit une anecdote, une pensée furtive, un souvenir ému…
et témoigne des liens qu’il a tissés, des rhizomes qui se sont étendus dans les quartiers
désuets de l’ancien empire soviétique ou dans ces vastes contrées sauvages. Dans
chaque photographie, on sent qu’il y a laissé une part de lui-même qui se reflète encore
tout là-bas, dans le bruissement du vent dans un saule, dans le reflet de l’eau courante,
dans l’ombre d’un regard baissé, dans la lumière des orées fleuries.

Une puissance sourde, une émotion débordante mais qui perle lentement sur notre
regard embué par la force des émotions, de ce monde sensible qu’il a emporté avec lui et
qu’il nous offre comme une madeleine au goût beurré…

Quatre triptyques souvenir collector de l’exposition, en édition limitée, sont à découvrir et à collectionner !

Infos pratiques
Du 9 juillet au 28 août 2021, du mercredi au samedi de 13h à 18h.
Entrée gratuite

Point presse : jeudi 8 juillet à 11h30
Vernissage : jeudi 8 juillet à 18h00

Galerie des Beaux-Arts (ancien Cercle des Beaux-Arts)
Rue Sœurs-de-Hasque 1, 4000 Liège
04 223 43 91

Une organisation de la Fondation Province de Liège pour l’Art et la Culture en
collaboration avec la Province de Liège

La Fondation en quelques mots…

La Fondation Province de Liège pour l’Art et la Culture a été créée en 2018 par la
Province de Liège et d’un couple d’artistes, Guy Vandeloise et Juliette Rousseff. Ceux-ci
étaient désireux de léguer leurs œuvres et l’entièreté de leurs biens à la Fondation, afin
qu’elle puisse se développer et œuvrer à la sauvegarde, à la conservation et à la
valorisation de l’art liégeois du 20e et 21e siècles. Outre le fonds Vandeloise-Rousseff, la
Fondation développe, au rythme des donations qu’elle recueille depuis lors, d’autres
fonds distincts afin de mettre en valeur des philosophies et des esthétiques de l’art
différentes.

Si la Fondation reçoit des donations d’artistes disparus comme Paul Franck, Émile
Alexandre ou Roland Castro, certains créateurs toujours en activité et menant une vie
professionnelle artistique intense, marquent leur volonté de rejoindre la Fondation. Ceuxci lui font don de quelques œuvres qui participent déjà à la pertinence et à la cohérence
de ses collections. C’est le cas de Sophie Legros, récemment exposée à la NEW SPACE,
de Michel Leonardi qui vient de faire un premier don autour d’une thématique originale
ou de Philippe Herbet que nous présentons aujourd’hui à la galerie des Beaux-Arts.
L’occasion aussi pour ces artistes de présenter un choix de travaux qui n’appartiennent
pas forcément à la Fondation.

N’hésitez pas à consulter notre site internet ou à prendre rendez-vous !
www.fondationartprovincedeliege.be

Contact
mottardpaulemile@gmail.com – 04 341 46 86
isabelle.neuray@provincedeliege.be – 04 279 53 69

La galerie des Beaux-Arts, ancien Cercle des Beaux-Arts, un centre
d’art actif…

Fondé en 1892, le Cercle Royal des Beaux-Arts de Liège aujourd’hui rebaptisé galerie des Beaux-Arts, fut à la fois un club et un espace d’exposition visant à faire entendre la voix de ses artistes fondateurs face aux grandes triennales belges de Gand, Bruxelles et
Anvers. L’association a uni tous les artistes plasticiens qui ont marqué Liège, tels
qu’Adrien de Witte et Richard Heintz (deux des fondateurs), Albert Lemaître et Fernand
Steven. Le lieu a fait la part belle à toutes les écoles et courants artistiques : réalistes,
post-classiques, symbolistes, futuristes, expressionnistes, post-impressionnistes ou
encore abstraits y furent ainsi exposés.

Ce lieu d’exposition, entièrement rénové depuis 2013 et géré par la Ville de Liège, met
en valeur des artistes contemporains et est régulièrement investie par l’Académie royale
des Beaux-Arts de Liège qui met en avant son dynamisme.

La Ville de Liège a donné carte blanche cet été à la Fondation Province de Liège pour l’Art et la Culture.

 

 

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