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Restauration du buste de César Thomson au boulevard Piercot

En mars 2017, d’importants dégâts avaient été occasionnés au buste de César Thomson, sévèrement endommagé lors des festivités de la Saint-Toré.
L’Echevin Michel Firket a donc interpellé l’Université de Liège et l’Association Générale des Etudiants liégeois (AGEL) afin qu’ils puissent envisager les pistes de financement pour la réparation des dommages causés par les étudiants.

De mai à juillet 2017, la restauration du buste a été, de façon tout à fait remarquable, assurée par le Service des tailleurs de tierre de la Ville de Liège. A cette occasion, un nettoyage complet du monument (socle et statue) a également été entrepris. La remise en place boulevard Piercot a eu lieu au mois de juillet 2017.
Aujourd’hui, la Ville de Liège tient également à saluer l’AGEL qui a assumé pleinement ses responsabilités en supportant les coûts de cette réparation.

Buste César Thomson, réalisé par Louis Dupont

Historique

Situé dans les jardins de la partie centrale du boulevard Piercot, au cœur de Liège, un buste en pierre calcaire rend hommage à l’illustre violoniste César Thomson (Liège 1855 – Bissone, Suisse, 1930). Il fut l’un des maillons importants de l’École wallonne du violon dont François Prume, Henri Vieuxtemps et Eugène Ysaÿe sont les figures les plus connues.

Enfant prodige, César Thomson cultive le don que la nature lui a offert. Médaille de vermeil du Conservatoire de Liège (1869), il est plébiscité sur les scènes suisses, italiennes et allemandes, après avoir été acclamé partout où il se produisait en pays wallon. Quand César Thompson, Martin Marsick, Eugène Ysaÿe et Rodolphe Massart – génération dorée – se produisent ensemble sur une scène liégeoise, la quintessence de la musique est alors rassemblée pour le plus grand bonheur d’un public wallon composé de mélomanes avertis.

Professeur au Conservatoire de Liège de 1882 à 1897, César Thomson quitte la cité ardente pour Bruxelles où il remplace Eugène Ysaÿe comme professeur au Conservatoire, avant de gagner les États-Unis après la Première Guerre mondiale. Soliste à Berlin (1879-1881), premier violon de son propre quatuor à cordes (1898), compositeur, Thomson s’est fait l’interprète d’œuvres méconnues de Paganini et a contribué à la revalorisation d’œuvres de l’école italienne.

Le statuaire Louis Dupont (1896-1967), élève d’Adrien de Witte, a travaillé sur quelques bustes et bas-reliefs comme le bas-relief Hubert Stiernet (1925), le buste Jean Varin (1927), le médaillon Georges Antoine (1929) et surtout le buste Ysaÿe. Ceux qui l’ont choisi sont sûrs de son talent. N’a-t-il pas été associé à Adelin Salle et à Robert Massart sur l’important chantier des bas-reliefs du Lycée de Waha (1937)? Alors que l’on inaugure le buste de César Thompson, Dupont était d’ailleurs en train d’achever la réalisation du Métallurgiste du monument Albert Ier à l’île Monsin!

De nombreuses autres commandes parviendront à l’artiste après la Seconde Guerre mondiale, principalement des bas-reliefs, avant que ne lui soient confiés le monument national de la Résistance (1955), puis les reliefs sur les bâtiments de la faculté de Philosophie et Lettres de l’Université de Liège (1958). Dessinateur, médailliste et statuaire, professeur de sculpture à l’Académie de Liège (1949-1967), Louis Dupont recevra en 1954 le Prix de Sculpture décerné par la province de Liège pour l’ensemble de son œuvre.

Le buste de César Thomson figure parmi ses réussites. Il est posé sobrement sur un socle en pierre très simple où est gravé le seul nom César Thomson.