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Willy Demeyer et la culture liégeoise : une véritable histoire d’amour !

En dépit des difficultés et des contraintes auxquelles il doit faire face, la détermination de M. Willy Demeyer à faire rayonner la culture liégeoise, tant en Belgique qu’à l’étranger, est toujours aussi grande.

Issu du foyer culturel de Jupille et membre de nombreux groupements actifs dans le domaine culturel, M. le Bourgmestre affirme s’être engagé dans la chose publique pour la culture. « Je crois en la fonction émancipatrice de la culture », nous confie-t-il. « Quelle que soit la personne, la culture peut lui permettre de s’émanciper par la réflexion, l’émotion positive et l’ouverture au monde ».

Vecteur d’épanouissement et de cohésion sociale, la culture a toujours été au cœur des priorités de M. Demeyer. « Ce que j’ai voulu faire », explique-t-il, « c’est rénover toutes les infrastructures culturelles et subventionner toutes les formes de culture à Liège ». C’est un objectif ambitieux qui se heurte à bon nombre d’embûches dont M. le Bourgmestre est bien conscient.

Outre les contraintes d’ordre budgétaire, l’évolution même de la culture, bien que vitale et salutaire, fait surgir une difficulté qui doit être approchée avec beaucoup de clairvoyance et d’adaptabilité. Il s’agit de l’obligation de préserver le patrimoine culturel existant tout en étant ouvert aux formes nouvelles de culture, telles que le Street Art, les arts numériques, etc., mais aussi à la culture issue des Liégeois d’origines étrangères.

«Faire coexister toutes ces formes de culture, dans un cadre budgétaire qui est souvent limité, est un véritable défi», souligne M. Demeyer. «Mais, au-delà du défi», ajoute-t-il, « œuvrer pour une coexistence harmonieuse de toutes les expressions culturelles est surtout une nécessité afin de nous prémunir contre des lendemains difficiles. Sans cette coexistence, nous risquerions, en effet, de voir émerger une société où les gens vivent dans un malaise social qui peut déboucher sur des replis identitaires et communautaristes ».

Qui dit culture, dit ouverture, non seulement au niveau régional, mais aussi national et international. Quoi de mieux que le numérique pour garantir cette ouverture ? Arts numériques, musées en ligne, visites virtuelles de monuments historiques, le numérique s’impose comme une réalité incontournable.

Les réseaux sociaux, qui constituent un puissant outil de communication et de promotion, permettent de faire rayonner Liège et sa culture au-delà de nos frontières. M. le Bourgmestre nous cite un exemple positif et plein d’humour qui illustre les retombées, parfois imprévues, des réseaux sociaux. Il s’agit de la campagne de notoriété « LiègeTogether » qui vise à promouvoir une image attrayante de notre métropole. Dans le cadre de cette campagne, des messages humoristiques et décalés ont été diffusés dans les grands aéroports et gares du pays ainsi que sur les réseaux sociaux. « Plus glamour que Cannes – Bienvenue à Liège » est l’un des messages qui n’est pas passé inaperçu. Le maire de Cannes, David Lisnard, répond dans un tweet : « Quand Liège en son aéroport pousse le bouchon. Attention, la réplique de Cannes est programmée ». Quelques semaines plus tard, des affiches de riposte apparaissent dans l’aéroport de Liège sur lesquelles on peut lire « Cannes, la véritable cité ardente » et « Quand Liège pousse le bouchon, c’est Cannes qui pétille ! ».

« Les possibilités qu’offre le numérique pour le rayonnement de la culture sont illimitées », affirme M. Demeyer. « C’est un formidable produit d’appel qui permet de capter l’attention du public et de l’attirer vers les manifestations et les lieux culturels ». Il reconnaît, cependant, l’existence d’une face sombre qui ternit l’image positive du numérique. Internet peut, en effet, être exploité à des fins de radicalisation politique ou religieuse. Il peut également nuire à la production artistique à cause du téléchargement illégal. « Cela dit », ajoute-t-il, « nous ne devons pas bouder le numérique, car qui ne s’adapte pas disparaît. Nous devons tirer le meilleur parti de cette technologie tout en restant vigilants à ses dérives ».

« La culture est essentielle au bien-vivre ensemble et à la prospérité de notre métropole », conclut M. le Bourgmestre. « Le fait de la maintenir, la promouvoir et la faire évoluer d’une façon positive et constructive exige beaucoup de travail et d’engagement. Toutefois, moi et la culture liégeoise, malgré les difficultés, c’est bien sûr une véritable histoire d’amour ».

Houda Joubail