• Les résultats ont été filtrés avec la lettre: O
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W Y
Photo de Observatoire de Liège – Société Astronomique de Liège
Observatoire de Liège – Société Astronomique de Liège

Observatoire de Cointe

L’observatoire astronomique de Cointe est un observatoire astronomique construit en 18811 par l’université de Liège selon les plans de l’architecte liégeois Lambert Noppius2.

Description

D’inspiration néo-médiévale, il est situé à l’écart de la ville sur la colline de Cointe dans un parc privé, créé à cette époque, sur un domaine de la famille Vanderheyden de Hauzeur, riches industriels de la région.

Historique

C’est le premier des huit Instituts Trasenster construit3. Il hébergea l’Institut d’Astrophysique (renommé plus tard Institut d’Astrophysique et de Géophysique) jusqu’à son déménagement vers le campus du Sart-Tilman en 2002.

En 2008, il est en cours de rénovation en vue de l’installation future du Service Régional des Fouilles Archéologiques. Il abrite actuellement la Société astronomique de Liège.

Instrumentation

Dès la construction de l’observatoire, le pouvoir subsidiant mit en doute l’utilité de faire des observations au milieu des fumées de l’industrie locale (sidérurgie). Il ne fut donc jamais vraiment bien équipé. En 1884, on l’équipa d’un cercle méridien de 18 centimètres d’ouverture et d’une lunette astronomique de 10 pouces sur monture équatoriale. On pouvait y adjoindre un petit spectroscope. En 1931, un nouveau cercle méridien, commandé à la société Gautier-Prin de Paris, fut installé4. Fin des années 1930, il fut décidé de l’installer dans un abri plus adapté et, en 1942, elle fut démontée et entreposée dans des caisses au Val-Benoît5.

On effectua également des mesures du champ magnétique terrestre dès le début. L’électrification des tramways rendirent ces mesures impossibles et un observatoire magnétique fut donc créé à Manhay à l’occasion de l’année polaire internationale de 1932 (et un autre observatoire fut créé au Katanga). L’observatoire de Manhay fut détruit pendant l’offensive des Ardennes et reconstruit après les hostilités.

La lunette fut réquisitionnée par l’occupant durant la Seconde Guerre mondiale et ne fut jamais retrouvée. La lunette méridienne, ne connut pas le même sort. Prétextant qu’elle avait été rendue inutilisable lors d’un bombardement, elle fut cachée dans une mine de la région. Le nouvel abri fut achevé en 1946, c’est le bâtiment actuel. La méridienne y prit place.

La coupole principale (Nord) ne retrouva un instrument qu’en 1957 (le 23 avril). Longtemps attendu, ce télescope de Schmidt conçu par Pol Swings (en 1952) fut baptisé Désiré. Il comporte un miroir sphérique de 62 cm et une lentille correctrice de 43 cm (sa focale de 1,20 mètre lui donne un champ large de 5° 40′). Il présente la particularité d’être ‘convertible’. En ajoutant deux miroirs, il devient un télescope de Schmidt-Newton qui permet les observations visuelles. Avec quatre miroirs, il permet de faire de la spectroscopie. Sur ce télescope est montée une lunette de 150 mm appelée Célestine (compagne céleste de Désiré), elle a 2,40 mètres de focale. Il y avait également un ‘chercheur’ de 62 mm de diamètre et de 800 mm de focale (~3° de champ).

Dans la seconde moitié des années 1960, la lunette méridienne ne fut démontée et envoyée à Font-Romeu, dans les Pyrénées-Orientales dans le cadre d’une collaboration avec l’observatoire de Bordeaux. À son retour, l’intérêt pour la mesure des positions avec ce genre d’instrument avait disparu et elle resta dans des caisses jusqu’en 1997. Son intérêt patrimonial ayant été reconnu, elle fut remontée par le technicien qui l’avait mis en caisse fin des années 1960 et qui allait partir à la retraite6. Son objectif a un diamètre de 19 cm, sa focale est de 2,35 mètres, l’optique est signée Couder, les cercles méridien ont un diamètre de l’ordre du mètre.

La tour sud comporte une table équatoriale sur laquelle on plaçait des instruments de spectroscopie1,7,8.

Parc et bâtiments

Le terrain de 144 ares fut acquis par l’État belge (représenté par François Folie) lors d’une vente aux enchères le 3 mai 1880 pour 6 780,90 francs. La construction débuta la 14 février 1881 et s’acheva le 14 novembre 1882. La construction initiale ne contenait que les bâtiments en briques rouges : trois tours dont deux avec coupoles, la troisième étant destinée aux observations météorologiques; la maison directoriale, celle de l’assistant (ce qui n’était pas courant à l’époque) et la conciergerie, plus deux constructions en bois : la salle méridienne (entre la tour du télescope et la conciergerie) et la dalle dite du ‘grand vertical’ (entre la tour octogonale et la tout équatoriale). Dans le fond du parc, un abri en bois sert aux mesures magnétiques.

Au fil du temps, les constructions subirent des modifications et des extensions. En 1927, la maison directoriale subit quelques transformations et l’on entoura le parc d’une grille.

En 1937, la construction en bois de la salle du grand vertical fut remplacée par une construction en brique de deux étages plus sous-sol. Les étages abritèrent des bureaux et un laboratoire de spectroscopie. Le sous-sol fut spécialement aménagé pour la spectrométrie infrarouge. La pièce, isolée par des murs épais composés de plusieurs couches (90cm-6cm air-12cm-5cm d’ardennite) et un plancher ventilé, pouvait être maintenue à 20 °C avec une précision d’un dixième de degré. On y pénétrait par un sas et les instruments étaient posés sur des blocs en béton indépendant de la structure du bâtiment. Les rayons du Soleil dont on étudiait le spectre étaient captés par un héliostat, placé initialement sur une terrasse du second étage, il fut transféré au sommet de la tour équatoriale afin d’augmenter la durée des observations.

La construction en bois de la salle méridienne fut remplacée par une construction en dur l’année suivante (1938).

Autour de 1960, trois nouveaux bâtiments furent construits pour accueillir le personnel (et les étudiants) de plus en plus nombreux (150 personnes) : le grand bâtiment jaune avec son grand auditoire Marcel Dehalu ainsi que deux bâtiments légers : le Stockhem (pour un département astronautique où l’on trouve un hangar à ballon-sonde) et le RTG9.

Astronomie à Liège

Avant Cointe

L’intérêt des Liégeois pour l’astronomie est ancien. Ainsi, en 1560Joannes Stadius compose au palais les Tabulae Bergenses en l’honneur du prince-évêque Robert de Berghes. Plus tard, Ernest de Bavière y disposa d’un observatoire bien équipé. En 1610, lors d’un voyage à Prague, il prêtera même à Johannes Kepler une des deux lunettes de Galilée qu’il avait acquises 10.

Des cours d’astronomie furent donnés à l’université de Liège dès la première année académique (1817), mais il fallut attendre 1838 pour y trouver un premier observatoire astronomique. À l’époque, l’université était toujours concentrée du côté de la place du Vingt-Août. L’observatoire comporte notamment une lunette méridienne établie pour régler la marche du temps, réguler les départs des convois de chemin de fer et favoriser l’art de l’horlogerie. En 1860, les quelques instruments (prisme, microscope solaire, deux télescopes (Newton et Gregory), une grande lunette achromatique sont repris dans l’inventaire des instruments du cabinet de physique et sont probablement plus destinés à l’enseignement de l’optique que de l’astronomie. À cette époque, une grande partie de la charge de l’université revient à la ville et il n’y a pas lieu d’avoir plusieurs observatoires astronomiques en Belgique9.

Cointe

C’est François Folie, inspecteur-administrateur à l’Université qui obtient les fonds et crée l’observatoire. Il en sera directeur jusqu’en 1891, mais il cumula cette fonction avec celle de directeur de l’Observatoire royal de Belgique dès 1883. Si bien que l’observatoire connu une période difficile. Son successeur, Constantin Le Paige entreprit de redynamiser l’activité (1893) et y poursuivit des travaux en mathématique. Cependant, l’année suivante, il devient recteur. Il se fait seconder par Marcel Dehalu. (participation à l’expédition de Bigourdan, le 30 août 1905 à Sfax en Tunisie pour observer une éclipse totale de Soleil). En 1922, Dehalu succède à le Paige comme directeur11,12,13.

Au début, l’activité principale de l’observatoire se concentre sur l’astronomie de position et les observations magnétiques, mais en 1938, Pol Swings de retour de l’observatoire de Meudon va jeter les bases d’un laboratoire de spectroscopie. C’est le début d’une nouvelle ère pour Cointe. Pol Swings est rejoint par Boris Rosen puis Marcel Migeotte. Ils feront de Cointe un des laboratoires de spectroscopie moléculaire les mieux équipés d’Europe. Ils s’intéressent aux spectres solaires et stellaires, on cherche à expliquer le fonctionnement des étoiles et la Nucléosynthèse stellaire. On s’intéresse aussi à la composition des comètes et aux molécules interstellaires. Paul Ledoux s’intéresse à la stabilité dynamique des étoiles.

En 1950, Marcel Migeotte installa un spectrographe conçu à Liège à l’observatoire du Jungfraujoch. Ils réaliseront un atlas du spectre solaire à haute résolution.

Après Cointe

En 2002, l’Institut d’Astrophysique et de Géophysique déménagea sur le campus du Sart-Tilman, dans le bâtiment B5c14.

Spatiopôle

L’histoire du Spatiopôle remonte à la participation de Pol Swings à la création du Conseil européen de recherches spatiales. En juillet 1962, H.E. Butler, astronome à l’observatoire d’Édimbourg y propose la création d’un satellite d’observation astronomique. L’idée enthousiasme Pol Swings et propose de collaborer à la réalisation d’un spectrographe pour étudier le spectre ultraviolet qui, filtré par l’atmosphère, ne peut être étudié au sol. Le 12 mars 1972, une fusée Thor-Delta emporte de la base californienne de Vandenberg le satellite TD-115, testé à Liège et comprenant l’expérience Liège-Edimbourg (S2/68). Bien que l’enregistreur à bande magnétique faillit après quelques semaines, l’expérience fut un succès total et 50 000 spectres d’étoiles furent obtenus durant les deux ans que durèrent les observations (à la suite d’une prolongation du programme initial de six mois). On obtient aussi des spectres planétaires16.

Les Liégeois tirèrent aussi des fusées sondes en Sardaigne (1964, 1967, 1969). Le but était de répandre des gaz (ammoniaque et propylène) dans la haute atmosphère pour créer une comète artificielle. Des fusées équipées de spectrographe furent aussi lancée de la base européenne de Kiruna dans les années 1970 pour étudier les aurores polaires.

Société astronomique de Liège

La Société astronomique de Liège (SAL) fut créée en février 1938 par cinq étudiants dans le but de promouvoir l’astronomie auprès d’un large public. Elle s’inspire du modèle de la Société astronomique de France où le président fondateur Armand Delsemme (encore étudiant à l’époque) venait de donner une importante série de conférences (630 !) à l’occasion de l’Exposition spécialisée de 1937. En 2008, la SAL compte environ 600 membres, ce qui en fait un des plus grands clubs d’astronomes amateurs de Belgique. Elle organise chaque mois une conférence, un cours d’astronomie, une réunion informelle ainsi que plusieurs séances d’observation et des séances de planétarium. Elle dispose également d’un observatoire à l’extérieur de la ville (à Nandrin), diffuse une revue mensuelle (Le Ciel) ainsi que plusieurs publications à l’usage du grand public. Plusieurs fois par an, elle organise des manifestations autour de l’astronomie et de l’observatoire. C’est une des associations actives du quartier de Cointe 17,18.

Côté « science populaire », on trouve également à Liège, des cercles historiques et l’Association des Géologues Amateurs de Belgique19.

Astronomes / Géophysiciens

Photos

Photo de Observatoire du monde des Plantes
Observatoire du monde des Plantes
Photo de Office du Tourisme d’Hamoir
Office du Tourisme d’Hamoir
Carnaval/ Pâques/ Toussaint/ Noël de 9h00 à 14h
Mai : week-end et jours fériés de 9h00 à 14h
Juin& Sept. : week-end et jours fériés de 9h00 à 16h00
1e…

Afficher la suite
L’Office du Tourisme de Hamoir s’est créé en vue de répondre aux nouvelles exigences conférées par le Décret de la Région Wallonne relatif aux Maisons et Offices du Tourisme.
Avec les deux syndicats d’initiative de son entité, la Commune de Hamoir a décidé de créer une nouvelle structure. L’Office du Tourisme et son personnel sont entrés en fonction en juillet 1999.
Les principales missions de l’Office du Tourisme sont d’assurer l’accueil et l’information des touristes, mais aussi de concevoir et de promouvoir de nombreuses manifestations de tous genres…
Photo de Office du Tourisme de Flémalle
Office du Tourisme de Flémalle

Ce service a pour missions :

L’accueil des visiteurs et la mise à disposition d’informations culturelles et touristiques sur Flémalle, la Province de Liège et la Belgique.

La mise en valeur et la promotion des sites touristiques de la commune.

Le développement de partenariats avec la Fédération du Tourisme de la Province de Liège et la Maison du Tourisme du Pays de Liège, dont l’Office du Tourisme fait partie.

Le développement des atouts culturels et touristiques au service de l’activité locale.

Investir dans des projets spécifiques susceptibles d’éveiller l’intérêt des visiteurs potentiels.

Le soutien aux associations locales flémalloises pour l’organisation de manifestations touristiques.

Photo de Office du Tourisme de Fléron
Office du Tourisme de Fléron

Fléron vous présente son nouvel Office du Tourisme où vous pourrez retrouver toutes les infos concernant les activités, les balades et les événements culturels se déroulant à Fléron.

Il se trouve actuellement au bureau d’accueil de la bibliothèque, rue de Romsée 18 – 4620 Fléron (rez-de-chaussée).

 

Photo de Office du Tourisme de Huy
Office du Tourisme de Huy
Photo de Office du Tourisme de la commune de Plombières
Office du Tourisme de la commune de Plombières

Bénéficiant d’une situation géographique exceptionnelle, au coeur du triangle Aachen-Liège-Maastricht et non loin de Spa-Francorchamps, des Hautes-Fagnes et des Fourons, Plombières est le point de départ idéal pour partir à la découverte de notre belle contrée.

Que vous soyez promeneurs, cyclistes, passionnés de nature, amoureux de calme et de tranquilité, friands de contes et légendes, amateurs de villes d’Histoire, amoureux de patrimoine et de sites remarquables, fanatiques de Formule 1 ou de golf, à la recherche d’un hébergement, amateurs de produits du terroir, fins gourmets,… tout est possible depuis Plombières.

Photo de Office du Tourisme de Thimister-Clermont
Office du Tourisme de Thimister-Clermont
Photo de Office du Tourisme du Pays d’Aubel
Office du Tourisme du Pays d’Aubel

Au coeur du Pays de Herve, l’Office du Tourisme du Pays d’Aubel propose une documentation locale et régionale.

Des ouvrages, brochures et autres produits y sont également en vente.

Situé au coeur du village d’Aubel, l’Office du Tourisme du Pays d’Aubel vous propose une documentation régionale et un accueil de qualité.
Au coeur du Pays de Herve, Aubel présente au touriste un paysage de vergers et de promenades autant qu’un patrimoine particulièrement digne d’être mentionné.
Au centre du bourg, quelques demeures remarquables attestent de la richesse passée de cette petite ville dont le marché fut le principal centre commercial du Pays de Herve de nombreux siècles durant. Ce marché existe toujours et est devenu bihebdomadaire : le mardi et le dimanche. Ce dernier attire chaque semaine la grande foule. La double tradition aubeloise – agricole et entrepreneuriale – a donné lieu à l’étonnante prospérité agro-alimentaire qui caractérise aujourd’hui Aubel.
Sitôt que l’on s’éloigne vers les campagnes, ce sont les fermes solides et cossues qui émaillent un paysage de bocages. Et si on s’éloigne vers l’ouest, on découvre l’abbaye du Val-Dieu, fondée au XIIIème siècle, située au confluent de la Bel et la Berwinne. Pour faire découvrir ces richesses (et bien d’autres), l’Office du Tourisme vous accueille au cœur d’Aubel.
Une documentation locale et régionale est mise à la disposition des touristes par l’intermédiaire de présentoirs. Des ouvrages, brochures et autres produits sont également en vente.
Photo de Office du Tourisme Jalhay-Sart
Office du Tourisme Jalhay-Sart

Venez découvrir nos petits villages pittoresques et ruraux ancrés dans un paysage campagnard! Amateurs de balades et de grands espaces? Bienvenue chez nous

Photo de OH Espace Convivial
OH Espace Convivial

Espaces agréables et conviviaux à louer pour TRAVAILLER (bureaux et salle de réunion), FETER (sal

Photo de Opéra Royal de Wallonie-Liège
Opéra Royal de Wallonie-Liège

L’Opéra royal de Wallonie, ou l’Opéra royala, est une maison d’opéra située place de l’Opéra, en plein centre de Liège en Belgique. Elle est, avec La Monnaie et le Vlaamse Opera, l’une des trois grandes maisons d’opéra du royaume. Depuis l’origine, l’institution occupe le Théâtre royal à Liège, bâtiment prêté par la ville (inauguré le 4 novembre 1820).

Sa situation géographique, au cœur de l’Euregio, au carrefour entre l’Allemagne, les Pays-Bas, le Grand-Duché de Luxembourg et la France, attire un large public tant belge qu’international.

Le terme Opéra national de Wallonie peut aussi désigner l’institution qui est domiciliée dans le bâtiment en questionb.

Histoire

En 1816, le roi Guillaume d’Orange cède gracieusement à la ville de Liège le terrain et les matériaux de l’ancien couvent des dominicains, à condition d’y élever une salle de théâtre.

La première pierre est posée le 1er juillet 1818 par Mademoiselle Mars1. Construit selon le plan de l’architecte Auguste Dukers, le théâtre de style néoclassique est de forme parallélépipédique massive. Sa façade principale est décorée d’une colonnade de marbrec, limitée par une balustrade et surmontant les arcades du rez-de-chaussée.

Le théâtre royal de Liège est inauguré le 4 novembre 1820.

Théâtre de Liège en 1827.

La ville en devient propriétaire en 1854. La statue située devant le bâtiment représente le compositeur liégeois André Grétry et est l’œuvre du sculpteur Guillaume Geefs. Le cœur du musicien a été déposé dans le socle de la statue en 1842. En 1861, l’architecte Julien-Étienne Rémont transforme profondément la salle et le bâtiment qui est allongé de plusieurs mètres à l’arrière et sur les côtés. La nouvelle salle, de style Second Empire, peut alors accueillir plus de 1 500 spectateurs.

La Première Guerre mondiale sera une période difficile : dès août 1914, le bâtiment est réquisitionné par l’armée allemande pour servir d’écurie et de dortoir, et il faudra attendre octobre 1919 pour sa réouverture. L’Exposition internationale de Liège, en 1930, est l’occasion de l’installation définitive d’un vaste fronton, sculpté en façade par Oscar Berchmans – décor de figures allégoriques. La même année, la ville procède au dérochage des façades qui perdent leur enduit blanc. L’édifice sera épargné lors de la Seconde Guerre mondiale.

C’est en 1967 que la troupe de l’Opéra royal de Wallonie est créée, sur la base de l’ancienne troupe lyrique du théâtre royal de Liège et de celle de Verviers. Il est constitué en association sans but lucratif regroupant, au début, les villes de Liège et de Verviers. Le Ministère de l’Éducation nationale et de la Culture française de l’époque est impliqué financièrement peu de temps après. Lors de la communautarisation, l’Opéra royal de Wallonie passe dans le giron de la Communauté française de Belgique qui compense, dès 1990, l’impécuniosité de la ville, et en est, depuis, le principal bailleur de fonds. Quelques années plus tard[Quand ?], la Ville, la Région wallonne et la Province de Liège reprennent part progressivement à son financement.

Le bâtiment est classé comme monument par la Wallonie par arrêté du 18 mars 1999.

Rénovation

Le bâtiment après la rénovation de 2012.

L’édifice subit une importante rénovation de mars 2009 à septembre 2012, tant extérieure qu’intérieure. Les parties historiques ont été restaurées à l’identique (grand foyer, escaliers d’honneur et salle). Sa salle de spectacle (capacité 1 041 places), à l’italienne et sa machinerie de scène en font un des théâtres les plus modernes au monded.

Le bâtiment se voit aussi agrandi. Une structure ultramoderne a été installée en hauteur dans le but d’augmenter la hauteur de la cage de scène, et est dotée d’une salle dite polyvalente (salle Raymond Rossius) pouvant accueillir tant des spectacles de plus petite forme, que des répétitions ou encore des colloques, des conférences, des stages…

Dès novembre 2009 et jusqu’à la fin des travaux, les représentations se donnèrent au « Palais Opéra » : un chapiteau dressé de manière provisoire sur l’espace Bavière2.

L’Opéra royal de Wallonie rénové est inauguré le 19 septembre 2012, avec une représentation de l’opéra Stradella (1841) de César Franck, monté ici pour la première fois, dans une mise en scène de Jaco Van Dormael, en présence du couple héritier de BelgiquePhilippe et Mathilde3.

Structure

Gestion[modifier | modifier le code]

En 2006, la subvention de la Communauté française à l’Opéra est de 12 672 000 eurose, dont près des deux tiers passent en salaires, puisqu’il emploie plus de trois cents personnesf.

L’opéra royal de Wallonie en 2013.

La capacité de la salle est de 1 044 places.

La troupe de l’Opéra royal de Wallonie a eu pour directeurs successifs :

Depuis 2007, le directeur général de l’institution est Stefano Mazzonis di Pralafera. Il occupe également le poste de directeur artistique. C’est lui qui a nommé le directeur musical actuel, Speranza Scappucci4.

Au fil des années, l’Opéra royal de Wallonie a acquis une solide renommée5Ruggero RaimondiJuan Diego FlorezDeborah VoigtJosé CuraJosé van Dam, autant de grands artistes que l’on retrouve, régulièrement, à l’affiche. Mais la vocation de l’Opéra est aussi de faire découvrir des artistes locaux et/ou en devenir.

L’Opéra royal de Wallonie est membre de RESEO (Réseau européen pour la sensibilisation à l’opéra et à la danse) et d’Opera Europa.

Orchestre et Chœurs de l’Opéra royal de Wallonie

L’orchestre et les chœurs s’illustrent dans de nombreux répertoires. Ils se produisent d’ailleurs à l’étranger, comme au Festival international de Balbeeck ou encore au Festival de Santander.

Ballet de l’Opéra royal de Wallonie

Fondé en même temps que la troupe d’opéra, le ballet de l’Opéra royal de Wallonie voit le jour en 1967. Interprétant essentiellement les divertissements dans le répertoire lyrique classique, le ballet s’oriente progressivement vers plus d’autonomie et vers un style néoclassique. Des restrictions budgétaires drastiques obligent le conseil d’administration à dissoudre le ballet en 1997.

Le ballet a eu comme chorégraphes notamment André Leclair, Gigi Caciuleanu et Jacques Dombrowski. Parmi les danseuses étoiles, on peut citer Ambra Vallo, aujourd’hui Principal au Royal Ballet.

Ateliers

Depuis sa création en 1967, une des grandes forces de l’Opéra royal de Wallonie est la particularité de vouloir fonctionner en entité indépendante. C’est pourquoi, les années 1970 voient ainsi la maison se doter de ses propres ateliers de confection de décors et costumes. Les bâtiments qui abritent les différents corps de métiers sont, à cette époque, répartis à divers endroits de la ville.

C’est au cours de la saison 1996/97, lors de la réalisation des décors colossaux et des costumes de La Traviata que de nouveaux besoins se font sentir. Si les ateliers veulent rester à la hauteur de leur réputation, il faut trouver au plus vite une solution au manque de place et de fonctionnalité des locaux existants.

C’est ainsi que l’Opéra royal de Wallonie décide de centraliser ses départements de production en un seul site, à Ans, en juin 2002. Ce nouvel ensemble architectural s’étend sur 2 660 m2 et groupe alors en un seul lieu les ateliers : décors (menuiserieferronneriepeinture et accessoires), costumes (couturechaussure, décoration de costumes) et maquillage-perruquerie.

Studio Marcel Désiron

Jusqu’en 2003, l’orchestre répétait dans la sous-salle du Théâtre royal, un local inconfortable et exigu.

En 2002, le transfert des ateliers de fabrications de décors vers leurs nouvelles installations à Ans a libéré les bâtiments de la rue des Tawes à Liège. L’ancien hall de montage des décors présentait un espace idéal par son volume et par sa dissymétrie (murs non parallèles, toiture à pans multiples) caractéristique intéressante du point de vue acoustique.

Une étude acoustique fut commandée et démontra la faisabilité du projet. Après une répétition de l’orchestre organisée afin de « tester » le hall, l’Opéra royal de Wallonie décida d’y aménager une salle de répétition de 240 m2, d’une hauteur de 8 m. L’objectif était de réaliser les travaux afin que les musiciens puissent y répéter dès 2003.

C’est ainsi que depuis la saison 2003-2004, toutes les répétitions d’orchestre se déroulent dans cet espace pouvant accueillir près de cent vingt musiciens. Si ce lieu est prioritairement réservé à la musique, il peut être aussi transformé en studio de mise en scène, si nécessaire.

Foyer de l’Opéra

Depuis le début de la saison 2013-2014, le foyer Grétry accueille le Foyer de l’Opéra, un restaurant avant chaque représentation.

Productions

Saison 2013-2014

Saison 2014-2015

Saison 2015-2016

Saison 2016-2017

Saison 2017-2018

Saison 2018-2019

Saison 2019-2020

Anecdotes

Photo de OPRL – Orchestree Philarmonique Royal de Liège
OPRL – Orchestree Philarmonique Royal de Liège
Photo de OYOU
OYOU

 

Vues totales 156,200 , Vues aujourd'hui 76